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Premier ministre

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Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, lors du déjeuner-causerie au CORIM

La version prononcée fait foi.

Bonjour à toutes et à tous. Quel plaisir de vous retrouver ce matin dans notre belle métropole.

Rendue plus belle encore par cette énergie, tous ces succès, la prospérité et la confiance retrouvée.

C’est de cela que je viens vous parler ce matin. Un Québec fort, confiant en lui-même et dans l’avenir.
Notre monde vit une période de changements profonds.

Une transformation de la société si rapide qu’elle a le potentiel de nous déstabiliser en faisant disparaître des repères que nous croyions immuables.

À travers ces changements, nos sociétés inquiètes se fracturent, approfondissant des polarisations anciennes ou en en créant de nouvelles.

Au milieu de ce tumulte, les hommes et les femmes de notre temps, après avoir vu être écartés les repères rassurants de la religion, constatent qu’aucun point, aucun système de référence ne les ont remplacés.

Chacun, chacune tente de définir un nouveau système : Environnement, lutte contre les inégalités, refus ou promotion de certaines activités économiques sont tous des prétendants au titre.

J’ai conservé un texte de Hakim el Karoui, paru dans l’Opinion du 22 novembre 2016.

L’auteur y décrit les 3 polarisations de notre temps, annonciatrices de grandes tensions sociales :

D’abord

  1. La polarisation socioéconomique : La révolution technologique, c’est clair, ne fera pas que des gagnants. Certains y trouveront d’immenses avantages, d’autres risquent d’être laissés pour compte.
  2. La polarisation géographique, entre les populations de grandes villes et celles des régions, ressources ou rurales. Au Québec, cet éloignement est bien connu. D’où la nécessité de faire monter les régions dans le train de l’innovation, notamment par la création et le soutien de pôles d’innovation.

Ces deux premières polarisations accentuent la crainte des peuples, alors tentés de se replier sur l’univers faussement rassurant du protectionnisme. Repli économique et crainte menant à la troisième polarisation. 

  1. C’est la polarisation identitaire, mettant face à face, comme deux scorpions dans une bouteille, ses deux expressions extrêmes qui se nourrissent l’une de l’autre : l’extrémisme religieux et ses violences totalitaires dans un coin, le racisme et l’exclusion dans l’autre. De ce combat, il ne restera qu’une grande perdante : l’humanité elle-même.

Cela signifie-t-il que la question identitaire ne peut, ou ne doit pas être soulevée? Bien sûr que non.

En cette fin de 2017, au contraire, elle prend plus de sens.

Au Québec, en Catalogne, en Écosse et ailleurs nos peuples revendiquent fortement l’expression de leurs identités nationales à l’intérieur d’États ou d’organisations de plus grande taille : Le Canada, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Union européenne.

Plutôt que la fracture irrémédiable de ces grands ensembles, menant à des conséquences en cascade que les promoteurs de cette solution préfèrent ne pas voir, je crois que la coexistence de ces deux sentiments est une des clefs menant à un monde plus pacifique.

Chez nous, l’identification au Québec et l’appartenance canadienne.

Ainsi, plusieurs enquêtes d’opinion démontrent à la fois la force de notre identification à la nation qu’est le Québec et celle de notre sentiment d’appartenance au Canada.

Cette histoire, avec cette vision, c’est ce que notre Politique d’affirmation du Québec et de relations canadiennes veut dire. Avec ses perspectives d’avenir et son beau titre : Québécois, notre façon d’être canadiens.
Avant de vous énoncer les lignes directrices de cette politique, je vous surprendrai peut-être en vous disant que le cas « Boeing-Bombardier », survenant aujourd’hui dans un contexte complètement différent, pour des raisons différentes, a évoqué en moi une autre époque, où il fut aussi question d’aéronautique et du Québec.

Je suis né en 1957. J’avais 11 ans en 1968. 13 ans en 1970. 18 ans en 1975, alors qu’éclatait ce qui a été appelé « la crise des gens de l’air ».

Un groupe de professionnels du secteur aéronautique québécois (contrôleurs, pilotes) proteste alors fortement contre la tentative de bannir le français dans les cockpits et lors de communications radio.

Comme beaucoup de Québécois, j’ai vécu cette période de façon douloureuse : ma langue, celle d’une des grandes civilisations occidentales, était écartée de la modernité.

Au cours des dernières semaines, on a aussi parlé du secteur aéronautique québécois.

Outre le secteur, rien de commun bien sûr entre les 2 épisodes. Aujourd’hui, c’est d’autre chose qu’il s’agit : simplement dite, une multinationale arrogante veut écarter un concurrent talentueux, inventif... et québécois.

Disons-le avec fierté : nous avons conçu et assemblé le meilleur avion au monde dans sa catégorie.

Comme je me souviens aussi de l’échec de l’Accord du lac Meech, un événement négatif dans l’histoire de notre pays. Les années ont passé. D’autres de ma génération ayant aussi ressenti la même déception, la même colère, ont fait le choix de la rupture. Ce ne fut pas le mien.

Si aujourd’hui je demeure fermement fédéraliste, c’est en raison de mes autres repères : que nous devons plutôt travailler à rendre possible la coexistence des peuples dans de grands ensembles, avec comme corollaire la nécessité pour eux de pouvoir exprimer et vivre leur identité propre, avec les outils pour le faire.

La conviction aussi que le choix de l’idée fédérale ne peut s’appuyer sur de simples motifs financiers ou économiques.

Ce sont des arguments importants, certes, mais qui ne suffisent pas. Car alors, que deviendrait ce choix si la situation changeait du tout au tout?

Cette option, cette idée qu’est le fédéralisme, c’est d’abord la façon la plus moderne de faire coexister les peuples.

C’est aussi l’appel d’une citoyenneté reposant sur un horizon plus vaste, un espace de partage économique, oui, mais aussi (surtout) politique, social, et un ensemble de valeurs communes.

J’aime cette citoyenneté, j’y suis attaché, comme beaucoup d’autres Québécois.

Ce n’est pas qu’une question de chiffres.

La réalisation aussi que notre nation est heureuse, prospère, libre dans le sens le plus profond du terme.

Que nous sommes en nette majorité attachés à notre appartenance canadienne.... pourquoi en serait-il autrement, puisque nous avons bâti ce pays?

Ce qui ne veut pas dire que notre fédération ne soit pas perfectible. Elle l’est, bien sûr, comme toutes les entreprises humaines.

Le travail de construction d’un pays (« nation building », en anglais) n’est jamais terminé.

Avis à celles et ceux selon lesquels il ne faudrait plus jamais parler de ces questions.

Durant la course à la direction du PLQ, j’ai dit qu’il était pour moi inconcevable qu’on s’engage en politique au Québec sans une position claire sur la question de la place du Québec dans le Canada.

Sans jamais renoncer à notre identité première et québécoise, ni à la richesse et à l’espoir portés par notre citoyenneté canadienne.

Voilà donc le contexte et le sens de notre politique.
Plusieurs commentateurs ont souligné la qualité du survol historique qui en constitue l’introduction.

Le rappel, évident, mais toujours nécessaire, de la présence autochtone bien antérieure à celle de nos ancêtres européens.

C’est bien une civilisation que ceux-ci ont rencontrée au 16e siècle. Pas de monuments certes, mais une société organisée, une activité agricole bien implantée et une spiritualité au moins aussi profonde que celle des nouveaux arrivants.

Alors qu’ils auraient dû l’être, ils ne firent pas partie des pactes de 1867, 1982, 1987. La proposition de Charlottetown en 1992 leur reconnaissait une gouvernance autonome (self-government), mais comme nous le savons, celle-ci n’eut pas de suite.

Le Québec soutient le désir des Premières Nations d’obtenir une plus grande reconnaissance collective et les outils qui en découlent.

La quête autochtone de reconnaissance de la diversité collective est aussi nécessaire que l’est pour les Québécois la reconnaissance de notre Nation.

Les deux doivent aller de pair. En fait, chacune de ces quêtes doit pouvoir s’appuyer sur l’autre.

La reconnaissance collective du Québec doit s’incarner dans celle de notre société distincte, une évidence historique, linguistique et sociologique.

Une évidence d’ailleurs reconnue dans la jurisprudence issue de la Cour Suprême.

Aussi reconnue dans les faits tout au long de notre histoire : À partir de l’Acte de Québec en 1774, tous les documents à portée constitutionnelle ont pris en compte la nécessité de maintenir la langue et la religion de la population francophone, à l’exception de l’acte d’Union de 1840, rapidement contrecarré par l’action courageuse de Lafontaine et Baldwin.

La suite de l’histoire nous mène en 1867, à un autre compromis du même type, fruit d’une alliance entre Mc Donald et Cartier.

C’est durant l’entre-deux-guerres que les conceptions du pays qu’ont le Québec, le gouvernement fédéral et les autres provinces ont commencé à diverger, à la faveur du désir de plusieurs de voir Ottawa jouer un plus grand rôle dans le domaine social.

Et bien sûr, cette divergence s’est cristallisée au cours des débats sur l’accord du Lac Meech.

On fait souvent allusion aux « demandes historiques du Québec ».

Celles-ci ont été exprimées clairement au cours de cette période de turbulence constitutionnelle. Elles restent toutes actuelles.

Je viens d’évoquer la principale, celle visant la reconnaissance formelle de notre société distincte.

J’emprunte encore une fois les mots de Gilles Duceppe : ni meilleure ni pire. Juste différente.

Passons en revue les 4 autres demandes et l’état actuel des lieux :

  1. Des pouvoirs accrus en immigration : Des ententes successives ont dans les faits accordé au Québec des pouvoirs et responsabilités uniques au Canada. Il serait simple de traduire cette réalité dans un texte constitutionnel.
  2. La participation du Gouvernement du Québec au processus de nomination des juges de la Cour Suprême issus du Québec afin d’assurer la prise en compte de notre droit civil, autre élément de notre différence. Sur cette question, les conversations doivent se poursuivre.
  3. Un droit de veto pour le Québec. Le premier ministre Jean Chrétien, en adoptant la Loi sur les vetos régionaux, a, dans les faits, acquiescé à cette demande. Elle pourrait aussi être constitutionnalisée, afin de ne pas être soumise aux aléas des élections fédérales.
  4. L’encadrement du pouvoir fédéral de dépenser dans des domaines de juridiction provinciale exclusive. Ce type d’intervention fédérale n’a pas été observé dans le passé récent. Cependant, son encadrement apparaît toujours nécessaire et devrait être offert aux provinces et territoires. Ceci tout en illustrant le caractère asymétrique de la fédération canadienne, comme on le voit bien dans le cas des transferts fédéraux en santé où le principe s’applique depuis 2004. Cette asymétrie, qui n’a pas été remise en question, est dans les faits une forme d’encadrement du pouvoir de dépenser fédéral.

Enfin, le projet d’accord prévoyait, après sa ratification, des négociations sur le sénat.

Comme on le voit, il est inexact de dire qu’aucun progrès n’a été réalisé depuis la formulation de ces demandes par Robert Bourassa et Gil Rémillard. Inexact aussi de prétendre que ces enjeux représentent des difficultés insurmontables.

Le Québec a dans les faits continué à progresser à l’intérieur de la fédération canadienne.

La destination ultime que nous souhaitons est bien sûr un rendez-vous autour de la table constitutionnelle.

Mais demander qu’une telle rencontre se tienne dès maintenant serait fort mal avisé.

Il ne faudra franchir cette étape qu’au moment où les chances de succès seront très élevées.

Le Canada et le Québec doivent agir avec prudence et détermination. Répétons que d’ici là, le Québec ne participera à des discussions constitutionnelles que si ses demandes sont inscrites à l’ordre du jour.

On le constate à sa lecture, notre politique déborde des aspects intergouvernementaux et constitutionnels.

En effet, nous voulons des relations canadiennes avec tous les élus, tout en assurant une présence accrue auprès de la société civile canadienne, afin de favoriser le rapprochement entre les citoyens : il faut se redécouvrir, mieux se connaître pour ensuite, sans crise et en confiance, se reconnaître.

Notre politique en est une de rapprochement. Rapprochement économique, social, environnemental et culturel entre autres.

Depuis la dernière ronde constitutionnelle, le Canada et le Québec ont changé.

Le Canada a développé sa propre conscience nationale, largement basée sur la célébration de la diversité et sur le multiculturalisme classique comme modèle d’accueil.

De son côté, le Québec est devenu financièrement et économiquement plus solide.

On peut même parler d’une véritable renaissance au cours des dernières années, et j’ose affirmer que les actions de notre gouvernement y ont joué un rôle important!

Nous sommes plus confiants, plus optimistes.

Notre jeunesse, nos entrepreneurs vont à la conquête du monde et en reviennent souvent gagnants!

Il s’agit d’un revirement historique.

Autrefois mauvais élèves en matière économique et financière, voilà que nous sommes cités en exemple!

Au Québec, nous devons aussi intégrer la diversité à l’intérieur de notre société, elle-même minoritaire au Canada et en Amérique du Nord.

Répétons-le avec fierté : après plus de 400 ans, nous sommes plus forts, plus conscients aussi de la responsabilité unique que nous confère notre statut de seul État à majorité francophone d’Amérique.

Il est essentiel que cette diversité croissante, inévitable ne soit pas perçue ou vécue comme un facteur d’affaiblissement de cette société unique.

C’est pourquoi notre modèle d’accueil doit refléter la réalité d’une majorité francophone concentrée sur le territoire du Québec.

Nous préférons donc parler d’interculturalisme.

Alors que le multiculturalisme pourrait être comparé à une forêt peuplée d’arbres distincts, l’interculturalisme quant à lui évoque l’image d’un tronc solide.

À ce tronc se greffent les branches, les racines de la diversité, qui le renforcent et l’enrichissent.

Notre gouvernement présentera, avant la fin du présent mandat, une politique sur l’interculturalisme.

Il est essentiel que toutes et tous se sentent pleinement intégrés à la trame sociale, culturelle et historique du Québec.

Nos compatriotes, les Québécoises et Québécois de langue anglaise, occupent chez nous – chez eux – une place unique, compte tenu de leur histoire, de leurs institutions et de leur grande contribution au Québec d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Au cours des dernières années, ils se sont sentis plus éloignés de la majorité francophone. Ils désirent — c’est légitime — que leur gouvernement réponde davantage à leurs besoins.

C’est pourquoi nous créons un Secrétariat aux relations avec les Québécois de langue anglaise.

J’ai nommé il y a deux jours Kathleen Weil ministre responsable des Relations avec les Québécois de langue anglaise. Not anglophone, English speaking Quebecers.

Nous proposons de maintenir et d’approfondir nos liens avec la francophonie canadienne.

Concrètement, notre gouvernement a signé plusieurs ententes en ce sens avec d’autres provinces et territoires et nous nous sommes mis d’accord pour augmenter l’immigration francophone au Canada.

Il faut donc, entre nous et avec nos compatriotes canadiens, mieux nous connaître, mieux nous reconnaître.

Ceci nécessite un effort concerté et organisé : refonte de notre organisation de relations canadiennes, visites mutuelles, missions économiques et culturelles dans le reste du pays.

Seule cette démarche patiente et engagée nous permettra de revisiter les enjeux dont je viens de vous parler, de les démystifier et un jour de les résoudre.

J’aimerais terminer ces propos en parlant avec fierté du rayonnement du Québec dans le monde.

L’année 2017 marque les 50 ans du ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

Formulée avant même la création du ministère et encore appliquée aujourd’hui, la doctrine Gérin Lajoie a traversé les époques.

Elle exprime un principe simple et exigeant à la fois : ce qui est de notre compétence ici l’est aussi partout dans le monde.

Un vaste réseau de représentations internationales a été mis en place, et continue à croître.

L’utilité de ce réseau est encore plus évidente dans la période de turbulence que nous traversons, en fait on nous l’envie.

Dans la négociation menant à l’Accord économique commercial global entre le Canada et l’Union européenne, puis maintenant aux États-Unis où nous comptons 9 bureaux ou délégations particulièrement actives et utiles dans le domaine commercial.

Nos créateurs, nos entreprises, Investissement Québec dans sa prospection d’investissements s’appuient sur ce réseau grâce aux femmes et aux hommes qui y travaillent avec passion.

Je veux ici rendre un hommage particulier à mon prédécesseur Jean Charest.

C’est lui, seul au début, qui a initié le processus menant à l’AECG.

Négocié une entente de reconnaissance mutuelle des compétences avec la France.

Qui a assuré au Québec un siège à l’UNESCO, au sein de la représentation canadienne. Une importante contribution au rayonnement international du Québec.

Et notre gouvernement n’est pas en reste. Qu’on en juge :

Augmentation importante des crédits du MRI.

Prolongation des efforts de Jean Charest jusqu’à la mise en place provisoire de l’AECG. À l’occasion de la signature de l’entente, le rôle de la diplomatie québécoise a été reconnu par le premier ministre Trudeau et par l’Union européenne.

Nouvelles représentations ouvertes aux É.-U., en Chine et au Sénégal.

Première visite officielle à Cuba et ouverture d’un bureau à La Havane.

Mise en œuvre de notre Programme de coopération climatique internationale qui vise à contribuer aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques dans les pays francophones les plus vulnérables.

Un investissement de 25 M$ qui comprend 3 volets :

  • 18 M$ pour des appels à projets visant à appuyer des projets de coopération entre les milieux académiques, de la recherche et de la coopération internationale, au Québec, et avec leurs partenaires du Sud;
  • 6 M$ versés au Fonds pour les pays les moins avancés géré par le Fonds pour l’environnement mondial;
  • 1 M$ pour des projets jeunesse.

En septembre dernier a eu lieu le Colloque international sur la sécurité alimentaire et la nutrition à l’heure des changements climatiques organisé par notre gouvernement en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

À l’automne 2016, la conférence organisée par le Québec et l’UNESCO « Internet et la radicalisation des jeunes : prévenir, agir et vivre ensemble ».

Politique de relations internationales formulée et présentée par Christine St-Pierre :

  • La création de postes d’émissaires visant à renforcer l’expression des compétences du Québec et le rayonnement de son expertise en matière de diplomatie climatique et nordique (Jean Lemire), des droits de la personne (LGBT) et de mobilité des personnes;
  • Le développement de la diplomatie nordique et climatique ainsi que le positionnement de la Stratégie maritime;
  • L’approfondissement des relations du Québec en Amérique du Nord et plus spécifiquement aux États-Unis, en Europe et dans la Francophonie;
  • Un engagement accru en Asie, en Afrique et en Amérique latine;
  • La participation aux travaux de certains forums, réseaux et organisations internationales;
  • Une gouvernance renouvelée, dont la mise en place d’un mécanisme de consultation des municipalités et de la société civile.

Mesdames et Messieurs,

Assurer le rayonnement du Québec dans le Canada et dans le monde, voilà une des tâches essentielles du gouvernement et du premier ministre du Québec.

Ce rayonnement repose sur un mot : la confiance.

En nous-mêmes d’abord.

En celle des citoyens, des investisseurs, de nos partenaires.

Nous avons rétabli la confiance. Comment?

En combinant plusieurs exemples de succès dans divers secteurs avec le début d’une transformation profonde du Québec entreprise dès 2014.

Car, en fin de compte, que sommes-nous en droit d’attendre du gouvernement?

Équilibrer les finances et dégager des marges de manœuvre pour la santé, l’éducation et l’économie? FAIT

Diminuer la dette? FAIT, pour la première fois depuis longtemps

Diminuer le fardeau fiscal? FAIT, et ça va continuer.

Créer les conditions permettant d’accélérer la croissance et l’innovation? À Montréal, Québec et aussi dans les régions.

Celles permettant la création d’emplois de qualité temps plein, la rémunération? FAIT

Transformer la relation Québec-municipalités? FAIT

Innover dans la gestion des infrastructures? M. Sabia avec nous. Le REM, ce sera le résultat d’un modèle unique qui suscite beaucoup d’intérêt ailleurs.

Agir pour la solidarité, lutter contre la pauvreté? Plan de lutte ambitieux et imminent, rendu possible par nos moyens retrouvés.

Vision et moyens accrus pour la réussite éducative, de la petite enfance à l’université? Les premières marges de manœuvre dégagées sont allées à l’éducation et l’enseignement supérieur.

Améliorer l’accès aux médecins de famille? FAIT, près de 900 000 Québécois de plus ont déjà accès à un médecin de famille. Qui aurait cru cela possible?

Diminuer l’attente aux urgences et pour les chirurgies? Baisse du temps d’attente, 93 % des chirurgies faites < 6 mois.

Meilleurs soins en CHSLD? Plus de ressources, plus de monde, plus de services... en cours.
Transition énergétique et lutte aux changements climatiques? Leadership du Québec reconnu partout dans le monde.

Soutenir la culture québécoise? Plus de moyens, renouveau de la politique culturelle.

Promouvoir notre langue et la francisation des nouveaux arrivants? FAIT

Promouvoir notre caractère distinct?

Encore plus de rayonnement international pour le Québec?

Nous venons d’en parler. Nous sommes en action.

Voici les clefs qui permettent d’entreprendre les prochaines transformations avec confiance :

Éducation, énergie, innovation partout au Québec, entre autres.

La nouvelle révolution industrielle, déjà bien entamée, s’exprime particulièrement dans 3 domaines : l’énergie, le transport/logistique et la communication, soutenus par l’internet des objets.

Le Québec est monté dans ce train, il faut y rester, et dans un wagon de tête. Comme le dit Jeremy Rifkin : « Les internets de la communication, de l’énergie et de la logistique se réunissent sur une plateforme unique. Les jeunes créateurs et entrepreneurs de notre temps empruntent leurs principales vertus aux capitalistes et aux socialistes, tout en éliminant la nature centralisatrice commune au libre marché et à l’état bureaucratique. »

Il y a là, au-delà des mots, un changement de civilisation.
Comme le furent l’imprimerie, la vapeur, l’électricité, l’informatique.

Le Québec a tous les atouts pour profiter de ce changement profond. Le talent d’abord, les bonnes ressources, et l’habitude de la solidarité qui nous permettra, dans ce nouveau monde, de préserver notre société distincte, aussi une des plus équitables d’Amérique.
J’y reviendrai en de nombreuses occasions, mais surtout avec des exemples concrets, pour le présent et l’avenir.

Oui, beaucoup restent à faire, mais la possibilité d’aller plus loin repose sur la confiance, et la confiance en nous débute par l’illustration et la reconnaissance des succès que je viens de décrire.

Nous allons donc continuer à faire, ensemble, avancer le Québec

Car le monde, lui, n’attendra pas.

Merci


Mise en ligne : 13 octobre 2017


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