Leonard Cohen a grandi à Westmount. Très tôt, il s’est passionné pour les écritures littéraire et musicale. Bien que son œuvre l’ait mené aux quatre coins de la planète, il a toujours maintenu un pied-à-terre dans le quartier portugais de Montréal. Sa poésie et ses chansons ont influencé nombre d’auteurs-compositeurs-interprètes. On compte à l'heure actuelle plus de 1200 reprises de ses chansons, dont beaucoup ont été interprétées, et parfois traduites dans d'autres langues, par des artistes connus. M. Cohen a toujours célébré ses racines juives et montréalaises, affichant un respect sans détours pour la spécificité culturelle et linguistique du Québec. En 2007, il a publié Book of Longing, recueil de poèmes repris en français sous le titre Livre du désir constant.
Dans tous les secteurs (public, privé, coopératif et universitaire) où il est passé, Alban D’Amours a mérité des éloges pour son approche humaine, inventive et performante. Il s’est toujours efforcé de mettre la personne et les collectivités au premier plan : ce fut indéniablement le cas dans l’Administration publique québécoise et chez Desjardins où, comme président et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins jusqu’en avril 2008, il a contribué à développer un modèle coopératif d’affaires capable de conjuguer avoirs et êtres. Sa croisade en faveur d’une société québécoise plus instruite, plus coopérative et plus productive ne laisse personne indifférent tant il martèle son message sur toutes les tribunes qui s’offrent à lui.
Au cours de ses 35 années de carrière à l’Université de Montréal, André Bachand a lancé en 1966 le Fonds de développement de l’UdeM dont les recettes proviennent exclusivement des dons d’entreprises et de particuliers. La chose n’était pas aisée à une époque où la culture philanthropique était à inculquer, mais il aura réussi malgré l’ampleur du défi. Ardent défenseur de la vie universitaire de langue française, il fut l’un des fondateurs de l’AUPELF, l’Association des universités entièrement ou partiellement de langue française. Collectionneur de longue date et promoteur de la gravure québécoise, M. Bachand continue de jouer un rôle actif au sein du milieu culturel.
Gérald-A. Beaudoin est l’un des pionniers du droit constitutionnel ici et dans le reste du monde. Dans l'exercice de ses fonctions, tant comme sénateur que comme juriste ou professeur de droit, il s’est appliqué à promouvoir l’identité francophone. Sa carrière, longue de près d’un demi-siècle, a fait de lui le promoteur d'une véritable culture citoyenne des droits et libertés au sein des nombreuses instances nationales et internationales auxquelles il a participé. Ses interventions ont eu un impact considérable sur l’évolution constitutionnelle du Canada et la collaboration du pouvoir fédéral avec les provinces, plus particulièrement le Québec. Plusieurs États le consultent régulièrement sur des questions de gouvernance et de démocratie.
Infectiologue réputé, Michel G. Bergeron est professeur-chercheur de microbiologie. On lui doit la création du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval où il dirige une équipe de quelque 250 personnes. Bien des travaux qui y ont été menés ont acquis une renommée internationale. Des tests de diagnostic ultrarapide, à base d’ADN, y ont notamment été développés et mis au point pour la détection des microbes responsables des maladies infectieuses. Pour commercialiser ces innovations, M. Bergeron a créé en 1995 l'entreprise Infectio Diagnostic inc. (IDI), fusionnée en 2004 avec GeneOhm Sciences, société elle-même acquise en 2006 par Becton, Dickinson & Co., qui en a fait une division sous le nom de BD Diagnostic GeneOhm. Aujourd'hui, l’entreprise fournit plus de 260 emplois à du personnel hautement qualifié de la région de Québec, et une usine pour la production mondiale des tests ouvrira ses portes dans la capitale au cours de juin 2008.
Le 19 octobre 1976, Pierre Bruneau présentait son premier bulletin de nouvelles à Télé-Métropole. Quelque 30 ans plus tard, il est sans doute le chef d'antenne le plus respecté et le plus apprécié du Québec. Rassurant et proche des gens, il privilégie le traitement humain de l'information en cherchant toujours à mesurer l'impact d'une nouvelle sur la vie des gens. Il se démarque aussi par sa grande ouverture d’esprit envers les communautés culturelles, son appui à la relève journalistique et son soutien indéfectible, depuis 30 ans, à la cause des enfants atteints de cancer. Il est d’ailleurs l’un des principaux artisans de la construction du Centre de cancérologie Charles-Bruneau du CHU Sainte-Justine.
Dans le secteur énergétique, André Caillé a grandement fait rayonner le savoir-faire du Québec au Canada et à l’étranger. Il a surtout contribué à l’essor d’Hydro-Québec et à sa bonne gestion. Il a été président-directeur général d’Hydro-Québec (1996-2004) et de Gaz Métropolitain (1987-1996); il a aussi été président du Conseil mondial de l’énergie (2004-2007). Au fil des ans, il a réussi, toujours dans le domaine de l’énergie, à faire naître des liens entre des organismes et des entreprises répartis dans plus de 90 pays, notamment entre Gaz Métropolitain et Hydro-Québec.
Auteur-compositeur, guitariste, pianiste, interprète, acteur et romancier, Robert Charlebois est à lui seul un phénomène aux multiples talents. Mais c'est d'abord et avant tout une figure incontournable de la chanson québécoise avec quelque 40 ans de carrière et plus de 25 albums. Ses triomphes successifs en France et au Québec, ses expérimentations musicales nombreuses et ses chansons devenues monuments lui ont valu une résonance extraordinaire, faisant écho à la culture québécoise et l'amplifiant. Original et unique, M. Charlebois est sans doute la première véritable pop star du Québec.
Scientifique reconnue internationalement par ses pairs et habile gestionnaire, Francine Décary est hématologue de formation. Elle est à la tête d’Héma-Québec depuis sa création en 1998. Elle a réussi, en quelques années, à placer Héma-Québec parmi les fabricants de produits sanguins les plus sécuritaires et les plus fiables au monde. À telle enseigne que l’organisme attire aujourd’hui des spécialistes du monde entier intéressés à voir de près son modèle d’affaires alliant culture scientifique et culture entrepreneuriale. Au cours des dernières années, Héma-Québec est aussi devenue fournisseur de tissus humains et de cellules souches. La participation de Mme Décary à de nombreux comités internationaux témoigne de son savoir-faire et de son engagement envers la collectivité.
Clément Duhaime est l’un des rares diplomates de carrière que compte le Québec. Aujourd’hui numéro deux de la Francophonie, il a su faire progresser cet espace multiculturel en usant au mieux de sa position stratégique, non seulement dans les coulisses, mais aussi sur le terrain. Depuis une vingtaine d'années, il est l'une des figures de proue du paysage diplomatique francophone. Il a joué, en sa qualité de délégué général du Québec à Paris, un rôle de tout premier plan dans l’élargissement et l’harmonisation des relations qu’entretient le Québec avec la France et les autres États francophones. On ne compte plus les actions structurantes qui découlent de ses initiatives : par exemple, tout dernièrement, l’ambitieuse réforme de l’Organisation internationale de la Francophonie née sous l’impulsion de S. E. Abdou Diouf.
Louis Fortier est professeur-chercheur d’océanographie au Département de biologie marine de l’Université Laval. Il est responsable scientifique du brise-glace de recherche Amundsen et directeur scientifique du Réseau de centres d’excellence ArcticNet voué à l’étude de l’Arctique canadien côtier en mutation. Il a contribué de façon colossale à la compréhension intuitive et analytique du réchauffement planétaire en décloisonnant sciences naturelles, sciences de la santé et sciences sociales. Au cours des dernières années, il s’est beaucoup investi, ici et à l’étranger, dans la sensibilisation du grand public et des politiques à l’impact des changements climatiques sur l’hémisphère Nord. En partie grâce à lui, le pays a repris son leadership dans l’Arctique.
Originaire de la République tchèque, Pavel Hamet est un chercheur médical de renommée mondiale qui a fait des percées importantes à l’échelle internationale tout particulièrement en ce qui concerne l’hypertension et le diabète. Le Dr Hamet s’est toujours appliqué à rapprocher le plus possible la recherche médicale fondamentale des malades et à accélérer le processus qui conduit de la découverte au traitement. Il a su réunir une masse critique de spécialistes, catalyser les travaux de recherche théorique et clinique, et assurer un transfert optimal des résultats scientifiques sur le terrain en créant des réseaux et en faisant naître des entreprises biopharmaceutiques, ici même, au Québec.
Homme d'affaires talentueux, Pierre Lassonde est l'un des plus estimés experts canadiens du secteur minier, notamment des métaux précieux. Il est actuellement à la tête d’une importante société d’investissements et de redevances (Franco-Nevada) spécialisée dans l’industrie extractive. Malgré une carrière internationale, il n’a jamais oublié le Québec. M. Lassonde est un philanthrope bien connu œuvrant dans les domaines de l'éducation (il a fait un don substantiel pour la construction des pavillons Pierre-Lassonde et Claudette-MacKay-Lassonde de l’École polytechnique de Montréal), de la culture, de la santé et des services sociaux. Il sait voir loin et épauler les entreprises d’ici. Il a ainsi été le premier à investir dans les Laboratoires Æterna, aujourd’hui deuxième société de biotechnologie médicale du Québec, et il leur a ouvert la voie à d’importantes sources de financement.
De ses débuts dans le journalisme littéraire, fin des années 1940, à aujourd'hui, Gilles Marcotte a été à la fois un témoin privilégié et un acteur marquant de la vie littéraire québécoise. Comme chroniqueur, critique, romancier, nouvelliste, essayiste et professeur de littérature, il s'est distingué par une œuvre remarquable, rédigée dans un style admirable de précision et d’élégance, et il s'est imposé comme un grand interprète des littératures québécoise et française. L’Anthologie de la littérature québécoise dont il a dirigé la rédaction est une somme utilisée partout où l’on étudie la littérature et la culture québécoises. Avec ses quatre volumes qui totalisent près de 2000 pages, elle constitue un legs colossal.
Plus de 30 ans d’innovation et de leadership dans le secteur de l’édition et de l’impression jalonnent la carrière de Rémi Marcoux, cofondateur de Transcontinental. Le succès de l’entreprise, qui compte aujourd’hui plus de 15 000 salariés, se décline comme suit : premier imprimeur du Canada et sixième d’Amérique du Nord, premier éditeur au pays de magazines destinés aux consommateurs et d’ouvrages pédagogiques de langue française, deuxième éditeur de journaux locaux et régionaux du Canada, ainsi que fournisseur de numérique en pleine croissance. Transcontinental consacre 1 % de ses profits à des causes humanitaires et sociales tout en favorisant l’aide aux projets auxquels participe son personnel. M. Marcoux a occupé, jusqu’en 2004, le poste de président et chef de la direction de Transcontinental, dont il agit, depuis, à titre de président exécutif du conseil.
La cinéaste Anne Claire Poirier a été du nombre des tout premiers récipiendaires de l’Ordre national du Québec. Ses films sont si profonds et ancrés au cœur de l’humain qu’ils se répercutent encore de nos jours sur la société, tant certaines injustices et comportements mis à nu par Mme Poirier sont d’actualité. L’ONF a donc publié, dans la collection Mémoire, l’intégrale de son œuvre (1963-1996). Ses productions cinématographiques, comme ses interventions dans de multiples forums, ont acquis à la cinéaste et à la femme engagée un large auditoire.
Libanais d’origine, Mohamad Sawan consacre beaucoup de temps à assurer la cohabitation harmonieuse des communautés en œuvrant notamment au Centre islamique libanais de Montréal. C’est aussi une sommité canadienne du génie biomédical. En 1991, il a rejoint l'École polytechnique de Montréal, établissement universitaire où il est actuellement professeur titulaire de microélectronique, directeur du Regroupement stratégique en microsystèmes du Québec (ReSMiQ), directeur du Laboratoire de neurotechnologies Polystim et titulaire d’une chaire de recherche du Canada. Ses découvertes et inventions ont mené au dépôt de nombreux brevets industriels. Ses travaux, toujours féconds, portent sur la mise au point d’appareils médicaux et de prothèses miniatures visant à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’une déficience visuelle, auditive ou physique.
Grande intellectuelle mais praticienne efficace, Michèle Stanton-Jean s’est démarquée par le parcours diversifié qu’elle a accompli pour le mieux-être collectif et démocratique dans différents domaines : l’émancipation de la femme, l’éducation des adultes, la santé et l’éthique biomédicale. Si, aujourd’hui, les femmes ont leur juste place dans les manuels d’histoire, c’est en partie en raison de ses écrits et de son action. Au sein du Comité international de bioéthique de l'UNESCO, dont elle a été vice-présidente puis présidente, Mme Stanton-Jean a travaillé avec énergie et compétence à forger la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l'homme qui fut adoptée en 2005 par les 192 pays membres de l’UNESCO. En 2006, elle était élue présidente de la Commission canadienne pour l’UNESCO.
En 1987, Ashok K.Vijh était admis au titre de chevalier dans l’Ordre national du Québec. Depuis, il n’a cessé de s’afficher de plus en plus largement comme une personne de cœur et de réflexion. Très ouvert sur le monde, il est en constant rapprochement avec les autres, tant ses confrères et consœurs scientifiques que ses concitoyens de toute origine. Il aime à s’exprimer de manière citoyenne sur divers sujets de science et de société. Grâce à sa présence active, de longue date, au sein de la Société royale du Canada, M. Vijh joue un rôle incontesté à la fois de leader et d’ambassadeur en matière de diffusion des connaissances et de promotion de la recherche. Beaucoup le considèrent aujourd’hui comme un très grand scientifique de notre époque. C’est l’un des principaux artisans de l'électrochimie contemporaine, aussi bien sur le plan de la théorie que celui des applications. Encore aujourd’hui chercheur à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, il y cumule des avancées technologiques remarquables.
Silvia Araya était, dans son pays d’origine, le Chili, une artiste peintre de grande renommée. Elle a été députée et présidente de la commission de l’éducation du Congrès national du Chili sous le règne du président Salvador Allende. Après le coup d’État de 1973, elle est venue s’établir dans la région de Québec pour y vivre avec sa famille. Elle s’est vite intégrée à la collectivité, ne tardant pas à fonder l’Académie de beaux-arts Silvia Araya, où elle aura enseigné 25 ans durant. Mme Araya s’est grandement engagée dans la vie culturelle de Québec. Elle participe aujourd’hui à la vie de plusieurs organismes : le groupe Esperanza, la Société d’étude et de conférences ainsi que le Regroupement artistique des communautés culturelles et ethniques de Québec, dont il a été la présidente pendant plus de 15 ans.
Né à Alep, en Syrie, Antoine Ayoub est une sommité du domaine de l’énergie et de la gouvernance stratégique. Il a enseigné à l’Université d’Alep de 1962 à 1968, puis à l'Université Laval de 1969 à 2002. Il a conseillé les Nations Unies, les gouvernements du Québec et du Canada, ainsi que différents gouvernements et diverses sociétés de par le monde en matière d’économie pétrolière et de relations internationales. Il a créé, en 1973, le GREEN (Groupe de recherche en économie de l’énergie, des ressources naturelles et de l’environnement). Il a aussi fondé les Colloques internationaux d'économie pétrolière, qui se tiennent à Québec tous les deux ans depuis 1973. En 1999, il cofondait MONDER, réseau de centres de recherche du Nord et du Sud qui s’intéresse à la mondialisation, à l’énergie et à l’environnement, et dont il est l’actuel codirecteur. Plusieurs fois distingué à l’international, il a été nommé, en 2004, professeur émérite de l’Université Laval.
À la fin des années 1960, Georgette Beaudry fait son entrée dans la vie religieuse. De 1986 à 1992, après 25 ans passés dans le monde de l’enseignement, elle est supérieure provinciale des Filles de Jésus de la « province de Trois-Rivières »; pendant son mandat, elle aura contribué à réorienter les activités de la communauté religieuse vers la pastorale et l’intervention sociale. En 1992, elle met sur pied la maison Coup de pouce, espace de vie et de socialisation pour les enfants et les adultes, au cœur même du secteur le plus défavorisé de Trois-Rivières : le quartier Adélard-Dugré. Pendant plus d’une décennie, elle y aura réalisé un travail de pionnière, allant jusqu’à y implanter une bibliothèque et un service de pédiatrie sociale. Depuis 2005, elle est à la tête de la vaste « province du Canada » des Filles de Jésus.
Source d’inspiration pour le monde des affaires et des communications, Françoise Bertrand a passé plus 30 années dans d’importants postes de direction. Pionnière à bien des égards, elle est la première femme à avoir dirigé le CRTC, la Société de radio-télévision du Québec, (aujourd’hui Télé-Québec) ainsi que la Fédération des chambres de commerce du Québec dont elle est PDG depuis 2003. Mme Bertrand est aussi une visionnaire et une femme d’action. Sous sa gouverne, la Société de radio-télévision du Québec a vu sa mission et sa programmation réorientées en fonction des réalités de la société québécoise, le CRTC est devenu l'un des premiers organismes de réglementation au monde à préciser sa position à l’égard d’Internet, et la Fédération des chambres de commerce du Québec s’est dotée d'une vision et d’une stratégie propres à rassembler les acteurs socioéconomiques autour d’enjeux porteurs pour la prospérité du Québec.
Gilles Bissonnette est un producteur agricole réputé qui a travaillé à faire progresser l’agriculture, surtout dans sa région natale, Vaudreuil-Soulanges. Citoyen à part entière, il a toujours eu à cœur le mieux-être de sa collectivité, et ce, sur presque tous les plans. Il a participé de près à la vie politique de Saint-Polycarpe, paroisse où il fut conseiller municipal (1971-1975) et maire (1975-1987). Il demeure un acteur de première importance dans la vie socioéconomique de sa municipalité et des localités environnantes par sa présence active dans divers organismes et comités. Constamment à la recherche du bien commun, M. Bissonnette est un modèle de bénévolat tant sur le plan professionnel que communautaire.
Émile « Butch » Bouchard s’est démarqué sur le plan humain tant durant sa carrière de hockeyeur qu’après celle-ci. Il fut non seulement l’un des meilleurs défenseurs nord-américains et un capitaine exemplaire, mais aussi un vrai modèle de courage et de respect pour ses coéquipiers et ses adversaires. Toujours mesuré et digne sur la patinoire, il fut une source d’inspiration pour le Québec francophone de l’époque, alors en quête d’affirmation. Après 15 années passées (1941-1956) chez les Canadiens de Montréal, M. Bouchard a continué de se mêler activement à la vie de ses compatriotes et à leur rendre service soit en exerçant des fonctions publiques, soit en s’investissant dans des activités de quartier.
Raymond Brousseau a été l’un des premiers Québécois à prendre conscience de la qualité et de l’importance de l’art inuit canadien. Dès 1956, il a manifesté pour cet art une passion dévorante qui l’a conduit à collectionner de façon ininterrompue sculptures et dessins originaux. Devenu galeriste en 1974, il fut l’un des grands promoteurs de la culture des Inuits. En présentant l’art de ce peuple ici et à l’étranger, il l’a aidé à se faire connaître dans le monde, à se valoriser et à mieux vivre. À Québec, il a créé en 1998 le Musée inuit Brousseau, qui a révélé l’art inuit à partir de la préhistoire jusqu’à notre époque. En 2005, le musée ferme ses portes, et la collection de 2635 œuvres originales est remise au Musée national des beaux-arts du Québec, où une salle d’exposition permanente lui est désormais consacrée.
Louis Caron est avant tout romancier; son dernier roman, Tête heureuse, remonte à 2005. Avec la publication de neuf romans historiques et d’un roman contemporain, il a redonné à ses compatriotes le goût de se réapproprier leurs racines. Il est, tant par son engagement social que par la profondeur de son œuvre littéraire, un modèle inspirant. C’est un ambassadeur de la québécité, notamment en Europe francophone et aux États-Unis. Il a favorisé le rayonnement du Québec à l’étranger en étant l’un des premiers auteurs québécois à voir l’une de ses œuvres (Les fils de la liberté) adaptée à la télévision française, au début des années 1980. Il a ainsi ouvert la voie à ses confrères et consœurs.
Successivement professeur de psychologie appliquée, directeur de département, doyen et recteur au Collège militaire royal de Saint-Jean, Jacques Castonguay a contribué à la renommée de cet établissement, à son statut d'université et à sa renaissance, en 2008. Auteur de 25 ouvrages, il s'est grandement distingué par ses recherches portant sur le patrimoine québécois et l'histoire militaire, en particulier celles qui concernent le Royal 22e Régiment, les Voltigeurs de Québec, le Régiment de la Chaudière, le 5e Régiment d'artillerie légère du Canada, le fort Saint-Jean et la base des Forces canadiennes de Montréal. Encore actif, il a publié en 2007 trois titres : Québec, ville militaire, 1608-2008 (en collaboration), La saga de la navigation à Québec et sur le Saint-Laurent ainsi que Seigneurs et seigneuresses à l'époque des Aubert de Gaspé.
Sommelier de métier, François Chartier est le seul Canadien à avoir remporté le célèbre Grand Prix Sopexa international, qui couronne le meilleur sommelier au monde en vins et spiritueux de France. Il a contribué à la reconnaissance de la sommellerie et à l’essor des autres professions gastronomiques au Québec de diverses manières : ses succès à l’échelle provinciale, nationale et mondiale; les conférences, les séminaires et les événements qu’il a animés aux quatre coins de la province; ses livres à succès; ainsi que ses chroniques, dans la presse écrite, à la radio, à la télévision et sur Internet. Après 20 ans de spécialisation et d’innovation dans l’harmonie des vins et des mets, il a aussi fait naître une nouvelle discipline, la « sommellerie moléculaire », qui trouve écho tant ici qu’en Europe. Bref, grâce à lui surtout, la sommellerie a gagné ses lettres de noblesse au Québec.
Artiste émérite, René Derouin œuvre en arts visuels depuis plus de 50 ans, parcourant et scrutant les territoires des Amériques, du nord au sud. En quête de ses racines, il creuse ainsi l’idée d’américanité à travers ses gravures, ses sculptures et ses installations. En 1995, il lance les symposiums internationaux d’art in situ de la Fondation Derouin. En 1998, le Conseil des arts et des lettres du Québec lui remet la Bourse de carrière, et le Glenbow Museum de Calgary lui consacre une rétrospective, présentée ensuite au Musée des beaux-arts de Montréal. En 1999, M. Derouin reçoit le prix du Québec Paul-Émile-Borduas pour l’ensemble de son œuvre, et la médaille du Palacio de Bellas Artes du Mexique pour son apport aux échanges culturels. En 2006, le gouvernement mexicain lui décerne l'Ordre de l'Aigle aztèque, la plus haute distinction octroyée à un citoyen étranger.
Jacques Duchesneau est l’une des figures de proue de la sécurité publique au Canada et à l’étranger. Il se distingue par ses idées novatrices, sa droiture, sa détermination et son acharnement à réaliser des objectifs élevés. Cofondateur du groupe d’élite Carcajou, il a combattu avec vigueur le crime organisé. Durant 30 ans, de 1968 à 1998, il a fait carrière au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, dont il a assumé la direction pendant cinq ans. Il a contribué à moderniser ce service et à le rapprocher des citoyens. De 2002 à 2008, il a été à la tête de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, société de la Couronne dont l’effectif actuel dépasse 5500 personnes. Ses initiatives partenariales ont rehaussé la qualité de la sûreté aérienne partout dans le monde.
Depuis 40 ans, Marisa Ferretti Barth se voue au mieux-être de ses concitoyens, notamment les aînés de la communauté italo-québécoise et des autres communautés ethnoculturelles de l’agglomération montréalaise. En 1973-1974, elle a fondé le CRAIC à l’intention des personnes âgées italo-québécoises, afin d’améliorer leur qualité de vie et de briser leur isolement. Elle n’a jamais cessé d’œuvrer au sein de cet organisme qui, aujourd’hui, chapeaute plus de 80 clubs de l’âge d’or et offre divers services, dont certains s’adressent expressément aux plus démunis. Avec les années, Mme Ferretti Barth a participé à la mise sur pied de divers organismes pour différents groupes : Afghans, Chinois, Laotiens, Libano-Syriens, Russes... Enfin, en 1997, de par son travail social et son engagement citoyen exceptionnel, Mme Ferretti Barth a été nommée au Sénat du Canada.
Par l'ampleur de son œuvre traductionnelle, Sheila Fischman occupe une place unique au Québec. Elle fait écho à la littérature franco-québécoise par les dizaines de romans et de nouvelles qu'elle a traduits en anglais. Elle a su choisir des œuvres marquantes et développer une relation de confiance durable avec les éditeurs d'ici et de l'étranger. Elle possède à son actif les traductions de plus d'une centaine de livres, sans compter des textes pour le théâtre, le cinéma et la radio. Beaucoup ont pénétré avec succès le Canada anglais, et plusieurs ont connu une très large diffusion à l'étranger. Aujourd'hui encore, elle continue de faire connaître les auteurs franco-québécois auprès du public anglophone.
Pierre Fréchette a consacré une bonne partie de sa carrière à l’amélioration des soins destinés aux victimes de traumatismes ainsi qu’aux malades vivant dans les régions éloignées du Québec. Il a contribué à sauver des centaines de vies en permettant à des milliers de gens d’obtenir rapidement les soins appropriés à leur état. Son expertise unique en traumatologie et en transport médical aéroporté dépasse largement nos frontières. Il a en effet participé de près à l’établissement du service EVAQ (évacuation aéromédicale du Québec), à la réforme du système préhospitalier d’urgence, à la création du Programme québécois de traumatologie ainsi qu’à l’édification d’un réseau de traumatologie. Grâce au Dr Fréchette, le taux de mortalité chez les blessés les plus graves a chuté grandement.
Autodidacte érudit, mélomane passionné, communicateur émérite et comédien aux registres multiples, Edgar Fruitier a incontestablement marqué le monde québécois de la culture par ses nombreuses prestations tant au théâtre qu’à la radio et à la télévision. Son verbe et son entrain, mariés à une parfaite maîtrise de la langue française, ont contribué à donner aux Québécois le goût d’explorer et d’approfondir la richesse de l’immense répertoire de la musique classique. Tout au long de sa carrière, M. Fruitier a constitué une collection de 53 000 œuvres musicales classiques qu’il a léguée à la Phonothèque du Québec en 2002. Edgar Fruitier a fait ses premières apparitions publiques en 1953, et sa carrière s’est poursuivie depuis lors sans relâche.
Éducatrice de métier, Sheila Goldbloom a réformé l’enseignement du service social et fait progresser le secteur associatif à maints égards. Au cours des dernières décennies, elle a participé à la vie d’une multitude d’organismes à caractère pédagogique, social, philanthropique et gouvernemental, et ce, tant dans la communauté anglophone que la communauté francophone. En 1999-2000, elle a contribué à mettre sur pied la Fondation du Grand Montréal, organisme qui vient à l’appui des établissements de bienfaisance dans divers domaines (arts et culture, éducation, environnement, santé, services sociaux…). En 2007, le gouvernement du Québec l’a nommée coprésidente d’une commission d’étude portant sur les conditions de vie des aînés. Récemment, elle dénonçait publiquement l’âgisme et invitait les gens à mettre en valeur la sagesse des personnes âgées.
Gisèle Gravel pratique le judo depuis plus de 40 ans. Au cours des dix dernières années, elle a raflé de multiples médailles aux championnats mondiaux des maîtres (30 ans et plus) ainsi qu’aux championnats panaméricains et canadiens séniors (18 ans et plus). Elle a formé plus de 65 ceintures noires, dont 30 sont des femmes. Sa volonté inébranlable l'a conduite à établir plusieurs précédents au Québec : première femme entraîneur de judo, première femme directrice technique d'une école de judo et l’une des premières femmes membres de la commission des grades de Judo-Québec. Elle enseigne le judo avec la même ardeur et la même disponibilité que celles qu'elle s'applique à mettre au service de la collectivité. Plusieurs fois, elle a fait montre d’initiatives communautaires : présidente et fondatrice du tout premier symposium de peinture figurative du Québec, présidente du premier Salon industriel et commercial de Baie-Comeau, présidente de campagne de financement d’organismes tels que Centraide, etc.
Henri Grondin poursuit toujours une carrière d’avocat qui lui a valu les plus hauts honneurs de sa profession. Il a contribué à mieux faire connaître le Québec à l’étranger. De 1977 à 1992, il a rempli plusieurs fonctions à l’Union internationale des avocats, jusqu’à occuper le poste de président. De 1989 à 1995, il a fait partie de la Commission permanente d’arbitrage de la Cour internationale de La Haye. De 2004 à 2005, il a présidé la Conférence internationale des barreaux regroupant les barreaux francophones d’Europe, d’Afrique et d’Amérique. Il aura aussi donné un très grand service à l'État québécois dans le dossier autochtone. Depuis tout près de dix ans, il joue en effet un rôle central dans ce dossier hautement sensible. Et voici une décennie qu’il tient les rênes du conseil d’administration du Musée de la civilisation de Québec, après avoir été président de l’Orchestre symphonique de Québec pendant plusieurs années.
Clinicienne et chercheuse en développement de l’enfance, Gloria Jeliu travaille au CHU Sainte-Justine depuis cinq décennies. Cette pédiatre exceptionnelle est la grande défenderesse des enfants. Très tôt, elle a fait découvrir aux professionnels de la santé, à ceux de l’enfance ainsi qu’aux décisionnaires le domaine de la protection infantile et maternelle – à partir de la prévention jusqu’à l’accompagnement mère-enfant, en passant par la guidance parentale. Par sa vision, son enseignement hors pair, ses très nombreux écrits et ses diverses actions menées auprès des autorités politiques et juridiques, elle a marqué plusieurs générations d'intervenants qui ont à cœur le mieux-être des jeunes et des tout-petits. La Dre Jeliu est aussi une conférencière mondialement réputée.
C’est en véritable Québécoise d’origine libanaise que, depuis plus de 18 ans, Aida Kamar mène une croisade au sein de la société québécoise et dans les tribunes internationales pour l’existence d’une société francophone, nourrie des apports des Québécois de toute origine. Par son discours dynamisant et constructif, Mme Kamar est un modèle inspirant pour l’idéal identitaire du Québec. Elle mise activement sur la diversité comme force de développement et levier de cohésion sociale. Le projet collectif qu’elle incarne et la vision d’avenir qu’elle édifie sont rassembleurs pour la province. Depuis 2006, elle est PDG de Vision Diversité, organisme montréalais à but non lucratif qu’elle a créé et dont elle se sert comme catalyseur et moteur d’initiatives tant économiques que culturelles pour la métropole et le reste du Québec.
Natif de Roumanie, Nicolas Mateesco Matte s’est installé au Québec en 1950. C’est un grand spécialiste du droit aérien et spatial, renommé mondialement pour l’avoir défini et fait progresser. Dans ce domaine, il a fondé plusieurs entités d’étude et de recherche et publié de nombreux traités. Ardent défenseur de la langue française, il fut membre désigné (1968-1972) de la commission Gendron, qui a recommandé le français comme langue officielle du Québec. De plus, il fut le premier à jeter les bases du droit aérospatial en français. Professeur universitaire de droit, il a participé à la formation d’illustres Québécois (les Trudeau, Lévesque, Bourassa). Gérant d’investissements majeurs, il a contribué à la fondation et au développement de la ville de Brossard, dont il est d’ailleurs le premier citoyen d’honneur; un grand boulevard y porte aussi son nom.
Paul-Arthur Mckenzie est un humaniste exceptionnel qui a consacré sa vie au mieux-être des siens : les Innous, peuple autochtone dont était issu le prolifique duo Kashtin. Grand sage et personne-ressource très estimée, cet aîné est une puissante source d’inspiration pour son peuple, s’étant toujours efforcé par son action et ses gestes de lui transmettre une solide identité culturelle et de lui insuffler ainsi une image de fierté. Pionnier de la prévention des toxicomanies et de la lutte contre le suicide chez les jeunes, il a su apprivoiser cette génération, dont il est devenu un modèle. Ancien animateur de radio, il a fondé la société de communication Atikamekw-Montagnais, qui comporte une quinzaine de radios communautaires. M. Mckenzie est également un ambassadeur et un rassembleur qui a su faire valoir les siens auprès des instances gouvernementales et des Québécois en général.
Pendant la période 1950-1975, Michel Pouliot a contribué à l'essor de la Gaspésie et des régions limitrophes par un atout de taille : une desserte aérienne de qualité pour les travailleurs et le fret (marchandises, denrées, courrier, etc.). Pionnier de l'aviation dans l'est du Canada, il a permis à nombre de collectivités du golfe du Saint-Laurent d'avoir accès aux grands centres, à des soins médicaux et paramédicaux ainsi qu’aux lieux de l’activité économique (zones de coupe forestière, gisements miniers, chantiers d’aménagement hydroélectrique, etc.) situés en zone isolée et inhabitée. Outre sa compagnie aérienne, M. Pouliot a cofondé le premier chantier naval de Gaspé, où il a construit des gaspésiennes, des cordiers et des chalutiers. Il a aussi été membre fondateur de la Société historique de la Gaspésie.
Normand Séguin est historien. Cet intellectuel de premier ordre, animé d’une grande rigueur et d’une authentique passion, a travaillé à mieux comprendre la société québécoise à travers ses adaptations et ses transformations. Les rapports qu’il a établis avec d’autres disciplines, notamment la géographie et la sociologie, ont grandement inspiré sa démarche. Homme d’équipe, il a cofondé le Centre interuniversitaire d’études québécoises. Et l’Atlas historique du Québec, dont il est aussi le cofondateur, est son œuvre majeure. L’appareil conceptuel et les méthodes d’enquête qu’il a élaborés avec l’appui de collaborateurs permettent, entre autres choses, de poser un nouveau regard sur les collectivités régionales du Québec.
Peter Simons a fait croître la maison Simons de façon impressionnante et prestigieuse, et ce, tant géographiquement que financièrement. Cette maison domine à l’heure actuelle le marché québécois de la mode, et chacun de ses établissements a reçu plusieurs distinctions internationales, notamment en raison de la qualité de la confection et du style des vêtements. Le don de la fontaine de Tourny qu’a fait M. Simons à la ville de Québec, sans compter les quatre années de travail qu’il y a consacrées au préalable, constitue un geste exemplaire qui témoigne de son attachement profond et indéfectible envers la Vieille Capitale. Sa générosité, qui touche bien d’autres domaines, se veut toutefois discrète, à son image.
Chef d’entreprise dynamique et généreux, E. Noël Spinelli joue un rôle de premier plan dans la diffusion de la culture, pour l’essentiel dans le domaine musical. Il a rendu la musique classique accessible à ses concitoyens. Grâce à lui, de nombreux jeunes musiciens ont vu s’ouvrir devant eux une carrière internationale. Il a, au fil des ans, cofondé les Concerts Lachine, le Festival de musique de Lachine et l’Atelier d’art lyrique de Lachine. Il a également fondé les Concerts Spinelli (qui remettent des bourses aux jeunes musiciens), présidé le comité pour la restauration de l’orgue de l’église des Saint-Anges de Lachine, ainsi que présidé et cofondé le Concours international d’orgue du Canada destiné à favoriser la carrière de jeunes organistes à l’échelle mondiale et à mettre en valeur la richesse de notre patrimoine bâti. M. Spinelli est encore très actif, à titre d’administrateur, au sein de divers organismes à vocation musicale.
Richard Tremblay est policier à la Sûreté du Québec. Dès le début de sa carrière, il a œuvré auprès de la collectivité. En Estrie, il a participé à la mise sur pied de divers organismes et programmes de prévention de l’alcoolisme, du suicide, du taxage et de la violence conjugale. Son action, par son ampleur et sa diversité, a contribué à la création de réseaux d’intervenants en éducation sociale dans cette région. À une plus large échelle géographique, il a fondé l’Association canadienne des dons d’organes, qui assure, sur tout le territoire québécois, le transport d’organes humains et d’équipes médicales vers les hôpitaux de la province grâce au travail bénévole de près de 2000 policiers et policières. Depuis 25 ans, il s’assigne pour mission de sensibiliser les gens au « don de vie » et à rendre hommage aux donneurs, décédés ou vivants.
Elena Venditelli Faita transmet avec générosité sa passion pour la cuisine italienne et le bien-manger. Son école de cuisine montréalaise et ses fréquentes apparitions à la télévision ont assurément contribué à enrichir l’univers culinaire québécois. Ses connaissances sont toujours en évolution et à contre-courant de la malbouffe. Son côté humaniste se dévoile lors d’activités de bénévolat : cours de cuisine chez de jeunes autistes, dîner de Noël pour les itinérants, collecte de fonds pour la Fondation Jean-Monbourquette et financement d’autres causes sociales par des recettes provenant de la vente d’objets ou de livres spéciaux à la quincaillerie familiale (sise au milieu de la Petite Italie), où elle travaille depuis toujours.
Prendre le pouls du monde de la santé, examiner à la loupe les projets de recherche, suivre à la trace les moindres méandres de la science, rendre simples les notions les plus complexes, voilà le défi que relève avec succès depuis nombre d’années Yanick Villedieu. En sa qualité de journaliste, il suit l'actualité médicale et scientifique et en rend compte à la radio et à la télévision de Radio-Canada, dans des magazines comme L’actualité ainsi qu’à travers le livre. Aujourd’hui au summum d’une carrière remarquable, il est, avec le regretté Fernand Séguin, dans le peloton de tête des grands vulgarisateurs du Québec. Communicateur scientifique et conférencier, il affiche une présence constante à la tribune des universités, des collèges et des associations professionnelles. Il fait naître des vocations scientifiques en donnant aux jeunes le goût de la découverte et de la recherche.
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