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Forum économique mondial de Davos Jean Charest et Raymond Bachand plaident en faveur d'un accord de libre-échange Canada-Union européenne

Davos, le 26 janvier 2007 – « Il y a 10 ans, l’intégration du Canada à la stratégie transatlantique de l’Union européenne apparaissait comme un objectif incontournable. L’évolution de l’environnement international depuis cette date rend aujourd’hui cet objectif encore plus pertinent. Dans la mesure où l’Union européenne travaille à renforcer ses liens avec les États-Unis et à développer de nouvelles alliances avec d’autres régions du monde, la relation avec le Canada doit aussi être renforcée », a déclaré Jean Charest.

Le premier ministre du Québec et le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Raymond Bachand, ont indiqué qu’ils souhaitent l’amorce de discussions pour la signature d’un accord de libre-échange Canada-Union européenne. « Cet accord doit en être un de nouvelle génération qui s’attaquera notamment aux freins à l’investissement et stimulera le commerce des biens et services. Il pourra également toucher au développement durable, à la mobilité des biens et des personnes, à la reconnaissance des compétences de même qu’à la coopération scientifique et technique », a souligné le ministre Bachand.

Selon des données du gouvernement fédéral, on estime à 2,4 milliards de dollars par année la hausse des exportations pour le Canada pouvant résulter d'une entente de libre-échange entre les parties (excluant le secteur agricole). En effet, bien que les exportations du Canada vers l’Union européenne soient en croissance depuis 10 ans, leur part dans le total des exportations canadiennes est passée de 6,5 % à 5,6 % pendant la même période.

Quant au Québec, il a plus que jamais intérêt à diversifier ses partenariats économiques. À cet égard, la structure économique et le modèle de développement des pays européens en font des partenaires naturels pour le Québec. C’est d’ailleurs pourquoi le Québec est présent en Europe depuis plus de 40 ans à travers son réseau de délégations qui assurent le développement et la coopération dans les secteurs économique, culturel, politique et institutionnel.

Pour le premier ministre, il est naturel que le Québec se fasse le porteur d’un dossier comme celui-ci. « Le Québec est ouvert sur le monde et c’est pourquoi les Québécois ont appuyé la mise en place d’un accord de libre-échange nord-américain. De plus, lorsqu’il s’agit de l’Europe, c’est le Québec qui est le moteur de la relation. Nous avons la responsabilité de consolider et de développer ces liens, nécessaires à notre croissance et à notre prospérité. Nous avons des niveaux de développement comparables et nous partageons les mêmes valeurs. Nos économies ont besoin de marchés développés pour prospérer, et nos chercheurs ont besoin de travailler au sein des meilleures équipes. Nous pouvons ensemble agir plus efficacement face aux grands enjeux, tels le réchauffement de la planète, la sécurité internationale, l’aide au développement ou la lutte contre la pauvreté ».

L’approche de négociation devrait être suffisamment souple et ouverte de façon à permettre l’ajout de négociations sectorielles en parallèle ou en annexe à l’accord plus large. Par ailleurs, le secteur agricole devra être exclu des discussions devant mener à un tel accord. Les gouvernements québécois et canadien ont exprimé à plusieurs reprises leur intention de continuer à défendre le système de gestion de l’offre actuellement en place. Un éventuel accord devra également accorder une attention spéciale à la protection et à la promotion de la diversité culturelle.

Au cours des derniers mois, le premier ministre a rencontré l’ambassadeur de l’Union européenne et des gens d'affaires canadiens membres du Forum sur le commerce Canada-Europe (FORCCE ou CERT) afin de discuter avec eux de la pertinence et des enjeux d'un tel accord. Il a également écrit au premier ministre du Canada et à ses collègues des autres provinces afin de les informer de l’appui du Québec pour un tel projet et de les sensibiliser à cette initiative. Il a profité de son passage à Davos pour aborder la question avec le ministre allemand de l’Économie, Michael Glos, et avec le commissaire au Commerce de la Commission européenne, Peter Mandelson.

Rappelons que le Forum économique mondial se déroule à Davos, en Suisse, du 24 au 28 janvier. Cet événement grandement médiatisé rassemble des décideurs politiques et économiques influents en matière de commerce international.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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