Gouvernement du Québec

Premier ministre

Restaurer la taille du texteAugmenter la taille du texte

Projet Eastmain-1-A / dérivation Rupert / la Sarcelle « Le plus important investissement au Québec depuis la deuxième phase de la Baie James » - Jean Charest

Montréal, le 11 janvier 2007 – Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, et le président-directeur général d’Hydro-Québec, M. Thierry Vandal, ont procédé aujourd’hui au lancement officiel des travaux de construction des centrales hydroélectriques de l'Eastmain-1-A et de la Sarcelle, ainsi que des ouvrages nécessaires à la dérivation d'une partie des eaux de la rivière Rupert à des fins de production hydroélectrique.

À cette occasion, le premier ministre et le président-directeur général étaient accompagnés du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, M. Claude Béchard, du ministre responsable des Affaires autochtones, M. Geoffrey Kelley, du grand chef du Grand Conseil des Cris, M. Matthew Mukash, et du président de la Conférence régionale des élus de la Baie-James, M. Gérald Lemoyne.

« Dès 2003, notre gouvernement a clairement indiqué la priorité qu’il accordait à la reprise des grands travaux hydroélectriques. Ce projet, estimé à près de 5 milliards de dollars, nous permettra de renforcer la sécurité de nos approvisionnements en énergie », a déclaré le premier ministre. Il a ajouté : « Grâce à cet important projet et aux objectifs définis dans notre stratégie énergétique, nous utiliserons notre potentiel hydroélectrique comme levier de développement économique et régional pour créer de la richesse et des emplois. De plus, nous pourrons profiter d’occasions d’affaires sur les marchés extérieurs ».

De son côté, M. Vandal a expliqué : « La mise en service des différentes phases du projet débutera à la fin de 2009 pour se terminer au début de 2012. Une fois le projet complété, nous disposerons d'une puissance installée additionnelle de près de 900 MW et d'une quantité d'énergie supplémentaire de 8,5 TWh par année, soit l'équivalent de l'énergie nécessaire pour alimenter environ 425 000 clients résidentiels ».

Le ministre Corbeil a notamment fait valoir l’importance économique de ce projet pour le Québec et ses régions : « On prévoit qu’au cours des 6 prochaines années, c’est l’équivalent de 27 000 personnes qui travailleront à la réalisation de ce vaste chantier. Au plus fort des travaux, plus de 4 000 travailleurs seront présents sur le chantier. Le projet représente également des retombées économiques évaluées à 532 millions de dollars en région, dont 212 millions de dollars pour le Nord-du-Québec, 134 millions pour l’Abitibi-Témiscamingue et 186 millions pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il s’agit d’un projet d’envergure qui contribuera à la diversification économique de nos régions ».

Le projet a fait l’objet d’un processus d’évaluation environnementale rigoureux auquel ont participé les divers intervenants concernés. Les études environnementales ainsi que les préoccupations exprimées par la nation crie et par les Jamésiens ont influencé de manière importante la conception du projet et ont également permis de minimiser les impacts sur le territoire. « Les comités d’examen en matière d’environnement ont recommandé la réalisation du projet tout en proposant près d’une centaine de mesures de surveillance et de suivi, toutes acceptées par notre gouvernement. Ce projet représente un gain environnemental significatif sur le plan nord-américain par l’ajout de près de 900 MW d’énergie verte », a indiqué le ministre Béchard.

« Depuis la signature de la convention de la Baie-James et du Nord du Québec en 1975, on constate les effets positifs qu'a apportés ce traité moderne aux Cris et a l'ensemble du Québec. Ce projet démontre une fois de plus la bonne relation entre les Cris et le gouvernement du Québec. Par ailleurs, la Convention Boumhounan, une convention intervenue par la suite entre les Cris du Québec, Hydro-Québec et la Société d’énergie de la Baie-James, encadre de façon détaillée la réalisation du projet. Elle spécifie notamment les modalités en matière de contrats et d’emplois pour les Cris dans le cadre de la réalisation du projet et des travaux correcteurs », a souligné le ministre Kelley.

En ce qui concerne les Jamésiens, Hydro-Québec a conclu, le 28 janvier 2005, une entente de partenariat avec la municipalité de Baie-James. En vertu de cette entente, Hydro-Québec versera au Fonds de développement régional de la municipalité de Baie-James, sur 50 ans, près de 300 millions de dollars. La société d’État versera également 10 millions de dollars sur 5 ans pour la réalisation de travaux conçus et réalisés par la municipalité elle-même.

« Avec nos ressources hydroélectriques, nous disposons d’un levier de développement dont la valeur ne cesse de croître, dans un monde où les ressources se font rares. C’est aussi la première réponse à l’importante question de notre sécurité et de notre avenir énergétiques. Peu de pays industrialisés peuvent compter sur un potentiel de ressources propres et renouvelables aussi abondant. Nous devons en tirer pleinement parti. C’est ce que notre gouvernement fait avec les potentiels hydroélectrique et éolien que possède le Québec », a conclu le premier ministre.

-30-


Mise en ligne : 16 juillet 2015


Accessibilité   |   Politique de confidentialité   |   Droits d’auteur

Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017