Gouvernement du Québec

Premier ministre

Restaurer la taille du texteAugmenter la taille du texte

Québec annonce un investissement de près d'un milliard de dollars dans le cadre du Pacte pour l'emploi

Québec, le 18 mars 2008 – Le premier ministre du Québec, Jean Charest a annoncé aujourd’hui en compagnie du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, un investissement de près d’un milliard de dollars sur trois ans dont 548 M $ provenant du gouvernement du Québec et 439,4 M $ du secteur privé pour améliorer la participation au marché du travail et la productivité. Des partenaires patronaux et syndicaux de même que plusieurs intervenants socioéconomiques, tous signataires du Pacte pour l’emploi, étaient aussi présents à cette annonce.

« Le Québec de demain ne manquera pas de travail, mais de travailleurs. Le Pacte pour l’emploi permettra aux entreprises québécoises de combler leur besoin grandissant de main-d’œuvre. Il aura pour effet d’améliorer la formation de nos travailleurs et la productivité de nos entreprises, d’élargir les bassins de main-d’œuvre et de rendre le travail plus payant, ce qui aura un impact direct sur la productivité des entreprises et sur la compétitivité de notre économie », a déclaré le premier ministre.

En matière de main-d'œuvre, le Québec devra relever d’importants défis au cours des prochaines années alors que 700 000 postes seront à combler entre 2007 et 2011 et que des entreprises éprouvent des difficultés de recrutement. « Paradoxalement, 400 000 personnes sont disponibles au travail, qu’il s’agisse de chômeurs ou de personnes inactives qui souhaitent travailler. Nous leur disons : Le Québec a besoin de vous ! Avec le Pacte pour l’emploi, nous accompagnerons nos concitoyens comme jamais un gouvernement ne l’a fait auparavant du point de vue des ressources, des moyens et de la mobilisation. Jamais un gouvernement n’est allé aussi loin pour élargir l’accès au marché du travail, valoriser l’emploi et accroître le niveau de compétence et de performance de la main-d’œuvre », a mentionné pour sa part le ministre Hamad.

D’ici trois ans, le Pacte pour l’emploi permettra de :

  • diminuer de 50 000 le nombre de prestataires de l’assistance sociale;
  • soutenir 52 000 personnes de plus dans leur démarche d’insertion au marché du travail ou de formation;
  • former 250 000 travailleurs de plus;
  • desservir 4 800 entreprises additionnelles qui veulent accroître leur productivité par le développement des compétences de leur main-d’œuvre.

Le Pacte pour l’emploi comporte plusieurs nouveautés et l’ensemble de la démarche repose sur une mobilisation de tous les partenaires du marché du travail. Il s’articule autour de quatre piliers et comporte une série de moyens et de mesures :

Investir dans le potentiel des personnes (260,6 M$)

  • Les Démarcheurs d’emploi, un incitatif financier et un accompagnement vers l’emploi pour les nouveaux arrivants aux programmes d’assistance sociale et ceux qui font des entrées et sorties répétitives à ces programmes.
  • Le crédit d’impôt remboursable pour stage en milieu de travail sera porté à 40 % pour les employeurs qui embauchent des personnes immigrantes et des personnes handicapées (au lieu de 30 % actuellement).
  • Un Passeport-emploi offrira, à ceux qui participent aux mesures et services d’Emploi-Québec de disposer, lors de démarches de travail auprès d’employeurs, d’un porte-folio décrivant leurs compétences particulières, leurs expériences de travail, ainsi que l’aide qu’Emploi-Québec leur apportera dans le but de soutenir leur insertion en emploi.
  • L’allocation d’aide à l’emploi est majorée de 130 $ à près de 200 $ par mois.
  • Les budgets et les participations au programme PRIIME visant l’intégration en emploi des personnes immigrantes seront doublés.
  • Un effort budgétaire additionnel est mené pour accentuer l’intégration en emploi des personnes handicapées.

Valoriser le travail (106,1 M$)

  • Un supplément à la prime au travail d’une durée de 12 mois pour les prestataires de l’aide sociale éloignés du marché du travail quittant l’assistance sociale pour un emploi sera instauré.
  • Un simulateur en ligne de revenu disponible permettra aux prestataires des programmes d’assistance sociale de calculer l’avantage financier à travailler.
  • Une nouvelle prime au travail pour les personnes présentant des contraintes sévères à l’emploi, notamment les personnes handicapées, sera mise en place.
  • Dès juin 2009, les ménages sans enfant bénéficieront du versement anticipé de la Prime au travail;
  • Des amendements à la Loi sur les régimes complémentaires de retraite seront proposés pour qu’un travailleur de plus de 55 ans puisse continuer de travailler tout en percevant une partie de sa rente de retraite et en bonifiant cette rente.
  • Le projet Découvrir permettra à 3 000 jeunes de découvrir un métier et à 750 entreprises de découvrir une relève. Plus de 7 500 places supplémentaires seront créées dans le cadre du programme Alternative jeunesse favorisant une plus grande autonomie personnelle des jeunes de moins de 25 ans.

Une main-d’œuvre mieux formée, des entreprises plus productives (620,8 M$)

  • Le gouvernement favorisera le regroupement de PME au sein de mutuelles de formation de même que la formation en ligne; 1 425 entreprises seront ainsi rejointes d’ici 2011.
  • En trois ans, 4 800 entreprises de plus seront soutenues afin de favoriser la formation de la main-d’œuvre.
  • Des sommes additionnelles seront investies dans la formation en vue de faciliter le maintien en emploi des travailleurs par le développement des compétences.
  • Dorénavant, on pourra fournir à plus de 12 000 personnes des services d’évaluation et de reconnaissance des compétences acquises en milieu de travail.

Le premier ministre a remercié la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, qui mettra l’épaule à la roue en mobilisant le réseau de l’éducation pour que s’effectue un meilleur arrimage entre les besoins de main-d’œuvre et l’offre de formation sous-jacente. Le Québec pourra ainsi maintenir sa croissance et permettre à toutes et à tous de réaliser leur plein potentiel.

Le Pacte régional : pour une meilleure réponse aux besoins

Le Pacte constitue une réponse concertée et adaptée aux besoins spécifiques des régions et des localités. Des comités régionaux de concertation plus larges seront mis en place afin notamment d’assurer une meilleure adéquation entre l’emploi, la formation, l’apport de l’immigration, les besoins des entreprises et le développement économique des régions.

Le Pacte pour l’emploi sera déployé progressivement dans toutes les régions du Québec à compter du 1er avril 2008. Son succès repose sur une mobilisation de tous les acteurs socioéconomiques soit les entreprises, les partenaires du marché du travail, le milieu de l’éducation, les organismes en développement de l’employabilité, les travailleurs et les personnes disponibles au travail.

-30-


Mise en ligne : 16 juillet 2015


Accessibilité   |   Politique de confidentialité   |   Droits d’auteur

Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017