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Vers un nouvel espace économique pour le Québec

Montréal, le 3 mars 2008 – Le premier ministre du Québec, Jean Charest, accompagné du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, ministre du Tourisme et président du Comité ministériel de la prospérité économique et du développement durable, Raymond Bachand, a proposé, à l'issue d'une rencontre avec les partenaires concernés, le plan d'action du gouvernement visant à créer un nouvel espace économique du Québec.

Participaient également à l'événement la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, qui pilote la négociation de l'entente France-Québec, Monique Gagnon-Tremblay, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, Michelle Courchesne, le ministre de la Justice et ministre de la Sécurité publique, Jacques P. Dupuis, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, le ministre du Travail, David Whissell, de même que la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James.

« Nous voulons positionner le Québec pour qu'il puisse se hisser au rang des économies les plus prospères. Le gouvernement a entrepris de définir un nouvel espace économique pour le Québec. Les pénuries de main-d'œuvre constituent un frein à la croissance. Mon gouvernement propose un plan de développement qui prévoit la signature d'ententes économiques et d'ententes sur la mobilité des travailleurs qualifiés. Ce plan vise à garantir un accès à une main-d'œuvre qualifiée afin d'assurer une croissance durable dans toutes les régions du Québec », a soutenu le premier ministre.

Ce plan d'action, en signant un accord visant à consolider l'espace économique Québec-Ontario et en favorisant la signature d'une entente de partenariat économique entre le Canada et l'Union européenne, a pour but de renforcer l'économie du Québec. Le plan d'action vise également à favoriser la mobilité de la main-d'œuvre avec nos partenaires canadiens, français et européens.

Cinq grands chantiers

Le plan d'action prévoit des démarches concrètes qui touchent cinq chantiers :

  • La signature d’une entente France-Québec sur la reconnaissance mutuelle des compétences des travailleurs qualifiés permettra aux travailleurs français qualifiés de venir chez nous plus facilement pour y exercer leur métier ou leur profession, et réciproquement pour les Québécois qui veulent travailler en France.
  • La signature d’un accord Québec-Ontario sur le commerce et l’économie vise à éliminer les obstacles qui subsistent aux échanges commerciaux et à la mobilité de la main-d’œuvre entre les deux provinces et à mettre en place des mécanismes de coopération pour répondre à des enjeux communs.
  • La promotion d'une entente de partenariat économique entre le Canada et l'Union européenne. Cette entente, une fois signée, permettra de stimuler la croissance économique, la création d’emplois et l’innovation dans le cadre d'une économie mondialisée. Il s'agit, entre autres, de réduire les obstacles aux investissements et à l’accès aux marchés, de renforcer les droits de propriété intellectuelle et de favoriser la mobilité des travailleurs qualifiés.
  • La mise en œuvre complète de l'Accord sur le commerce intérieur (ACI) permettra d'établir un marché intérieur ouvert performant et stable. De façon particulière, le chapitre 7 sur la mobilité de la main-d’œuvre vise à permettre à tout travailleur ayant la compétence requise pour exercer un métier ou une profession d’avoir accès aux emplois partout au Canada.
  • L'accélération de la reconnaissance des qualifications professionnelles pour les personnes formées hors du Québec et du recrutement des travailleurs temporaires assurera aux entreprises québécoises l'accès à une main-d'œuvre qualifiée.

« Le contexte économique dans lequel le Québec évolue est en pleine transformation. Nous sommes confrontés à des défis considérables qui nécessitent des efforts équivalents. La montée rapide du dollar canadien face à la devise américaine freine nos exportations. L'économie des États-Unis, destinataire de plus de 75 % de nos exportations, fonctionne au ralenti. La concurrence de pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil s'intensifie. De plus, en raison des départs à la retraite et des nouveaux emplois créés, 700 000 postes devront être comblés de 2007 à 2011 et plus d'un million jusqu'en 2016. Créer un nouvel espace économique, ça veut dire ouvrir de nouveaux marchés à nos entreprises et créer de nouveaux partenariats. Ça veut aussi dire que nous devrons lutter contre les pénuries de main-d’œuvre. Pour y arriver, nous favoriserons la mobilité de la main-d'œuvre et attirerons des travailleurs étrangers qualifiés », a affirmé le ministre Bachand.

« Pour relever les grands défis qui nous attendent, nous devons changer nos façons de faire. Notre défi est de rassembler nos idées afin de se doter d'une nouvelle vision. Nous comptons beaucoup sur la collaboration des ordres professionnels, des représentants des travailleurs, des entreprises, des organismes à vocation économique, des représentants des métiers réglementés et des métiers de la construction, et des réseaux de la santé et de l'éducation », a conclu le premier ministre.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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