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Une multitude de régions s'unissent pour orienter le monde sur la voie des technologies vertes avant l'entente sur les changements climatiques Les leaders du Climate Group montrent aux dirigeants du monde comment réduire les émissions de GES

Copenhague (Danemark), le 15 décembre 2009 – Helen Clark, administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et des dirigeants d'entreprise ont participé à la plus grande rencontre des dirigeants d'États fédérés et de régions  à l'occasion d'une Conférence des Parties ce matin. Tous se sont entendus sur la mise en œuvre d'un accord mondial sur le changement climatique.

Le Sommet des leaders sur les changements climatiques de 2009, convoqué par l'organisme international sans but lucratif The Climate Group, a fourni une tribune à S.A.S. le prince Albert II de Monaco, au fondateur et président-directeur général de Better Place, Shai Agassi, au premier ministre d'Écosse, Alex Salmon, au premier ministre d'Australie du Sud, Mike Rann, et au premier ministre du Québec, Jean Charest, entre autres. Chacun des participants a annoncé des initiatives de réduction des émissions de carbone qui lui étaient propres devant une soixantaine de dirigeants et ministres du monde.

« Il est essentiel d'intégrer les mesures environnementales et les interventions en matière de développement, a déclaré l'administratrice du PNUD, Helen Clark. Il n'y a pas de choix simple à faire entre la croissance et le développement d'une part et la protection du climat et des écosystèmes d'autre part. Les deux objectifs sont essentiels, et parfaitement compatibles. »

Le Climate Group a profité de l'occasion pour annoncer la mise sur pied d'un ensemble de groupes de travail intersectoriels qui favoriseront l'adoption des technologies à faibles émissions de carbone en levant les obstacles et en réduisant les coûts.

C'est ainsi que S.A.S. le prince Albert II de Monaco a annoncé la création, de concert avec le Climate Group, d'un groupe de travail qui encouragera l'utilisation de véhicules électriques. En effet, les dirigeants intéressés – depuis les constructeurs de véhicules automobiles et la chaîne de valeur des véhicules électriques jusqu'aux financiers, en passant par les gouvernements régionaux – se sont entretenus hier de l'initiative EV20, une initiative mondiale visant à accélérer la généralisation de l'utilisation des véhicules électriques au moyen de politiques, de diverses sources de financement et de mesures de déploiement.

Comme l'a déclaré le prince Albert II, « l'initiative EV20, mise de l'avant par le Climate Group en collaboration avec ma fondation, fera des véhicules électriques une solution de marché de masse au problème des changements climatiques en mobilisant les grands acteurs des secteurs public et privé pour qu'ils fassent preuve d'audace dans l'adoption de projets et de politiques en ce sens, qu'ils prennent des engagements à cet égard, qu'ils discernent et surmontent les obstacles et qu'ils favorisent le partage des connaissances nouvelles concernant les meilleures pratiques. Nous invitons tous les dirigeants à emboîter le pas. »

« Selon les chiffres de l'Agence internationale de l'énergie, a poursuivi Shai Agassi, fondateur et p.-d.g. de Better Place, le transport représente 23 % des émissions mondiales de CO2. De plus en plus, les pouvoirs publics comme le secteur privé reconnaissent l'adoption des moyens de transport électriques comme une solution écologique, de même qu'un levier de développement économique. Nous amorçons la transition ici, au Danemark, pour montrer au monde entier qu'il est possible de réduire les émissions de CO2 avec la technologie d'aujourd'hui. »

Par ailleurs, les participants en ont profité pour inaugurer le Planetary Skin Institute (PSI). Cet institut, fruit d'une collaboration intersectorielle exceptionnelle, vise la création d'un mécanisme de surveillance en temps quasi réel des conditions climatiques sur la planète. Le PSI fournira des données fiables qui éclaireront les décisions, permettront de rationaliser les investissements et faciliteront l'atteinte d'un consensus quant aux mesures à prendre pour s'adapter aux changements et en atténuer les répercussions.

Commentant sa participation au conseil consultatif mondial du PSI, Steve Howard a déclaré : « En tant que p.-d.g. du Climate Group, j'ai été à même de constater la force du partenariat. Le PSI repose sur une collaboration visant à résoudre les problèmes les plus épineux et les plus urgents du XXIe siècle. »

M. Howard a ensuite officiellement lancé LightSavers, un programme international chapeauté par le Climate Group qui transformera le monde de l'éclairage en généralisant l'utilisation des diodes électroluminescentes (DEL) et des commandes d'éclairage intelligentes sur toute la planète. Dans le cadre de ce programme, le Climate Group a lancé un projet d'essai mondial visant à vérifier l'efficacité et la rentabilité des DEL comme système d'éclairage extérieur dans diverses villes, en commençant par Adélaïde, Hong Kong, Kolkata, Londres, Mumbai, New York, Tianjin et Toronto.

Participant à la conférence dite « C40 », qui réunissait les maires de métropoles à Copenhague aujourd'hui, le maire de Londres, Boris Johnson, a applaudi cette annonce : « Londres est fière de contribuer au programme du Climate Group en mettant à l'essai ces dispositifs lumineux pour en accélérer la généralisation. Les réductions d'émissions et les économies que pourra réaliser la ville grâce aux nouvelles technologies sont phénoménales. En unissant leurs efforts, les villes sauront catalyser le marché des technologies vertes et réduire les coûts d'approvisionnement. Nous avons déjà entrepris un train de mesures ambitieuses mais concrètes pour réduire les émissions de carbone à Londres de 60 % d'ici 2025, notamment par l'installation de 3 000 feux de circulation à DEL d'ici 2010. »

Le premier ministre d'Écosse, Alex Salmond, en a profité pour annoncer officiellement la signature d'une entente de coopération avec le président Nasheed des Maldives.

Le premier ministre a ainsi commenté ce geste :« Les peuples de toutes les nations peuvent relever le défi des changements climatiques en s'unissant pour trouver des moyens de protéger et sauvegarder notre planète. L'Écosse, dont la législation dans ce domaine est déjà la plus ambitieuse du monde, œuvrera de concert avec les Maldives en vue de faire circuler les savoirs et les savoir-faire qui nous permettront de réagir aux énormes défis posés par le changement climatique en appliquant des mesures d'atténuation. Grâce à cette entente de partenariat, l'Écosse aidera le président Nasheed à faire des Maldives le premier pays neutre en carbone au monde pour ainsi servir de modèle à tous ceux qui veulent léguer aux prochaines générations un monde vert et durable. »

De son côté, le premier ministre d'Australie-Méridionale, Mike Rann, qui préside l'Alliance des États et des régions du Climate Group, a rappelé que « selon le PNUD, de 50 à 80 % des réductions d'émissions visées par une entente mondiale seront effectuées par des gouvernements d'États fédérés et des régions ».

M. Rann a présenté des dirigeants de partout dans le monde – dont le gouverneur de Saõ Paulo, José Serra, le président de Catalogne, José Montilla, le président d'Île-de-France, Jean-Paul Huchon, le premier ministre du pays de Galles, Carwyn Jones, le gouverneur du Wisconsin, Jim Doyle, le gouverneur de l'État de Washington, Chris Gregoire, le premier ministre de la Colombie‑Britannique, Gordon Campbell, et le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger – qui, tous, se sont engagés à appliquer un train de mesures les plaçant à l'avant-garde de la lutte contre les changements climatiques, notamment l'adoption d'objectifs ambitieux en matière d'énergie renouvelable, l'installation de compteurs intelligents, la fermeture des centrales au charbon et la réalisation d'investissements en technologie solaire.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a ainsi résumé la situation :« Les gouvernements des États fédérés et des régions ont déjà commencé à mettre en œuvre des initiatives qui transformeront leur économie et apporteront les changements qui sont réellement nécessaires. Aujourd'hui, nous avons signé une déclaration dans laquelle nous nous engageons à prendre les devants en adoptant des politiques et des programmes qui valoriseront les technologies à faibles émissions de carbone et qui viseront le développement des partenariats et des réseaux entre les pays développés et les pays en développement de façon à conjuguer nos efforts pour lutter contre les changements climatiques. »

Le Sommet des leaders sur les changements climatiques de 2009 comportera notamment des tables rondes de haut niveau sur « l'efficience radicale », l'énergie verte et la collaboration entre les pays développés et en développement sur l'adaptation aux changements climatiques et l'atténuation de ses effets. Huit ententes seront signées à cette occasion.

Comme l'a précisé Steve Howard, p.-d.g. du Climate Group : « Nous avons toujours un urgent besoin de recevoir un signal sans équivoque de la part des dirigeants du monde à la fin de la semaine, mais nous savons que les gouvernements d'États fédérés et les régions ont la capacité de faciliter la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Aujourd'hui, nous avons pris des engagements à la hauteur du défi. Mais nous ne pouvons tout faire par nous-mêmes. En définitive, ce sont ceux qui s'engageront sur cette voie qui inaugureront la prochaine décennie et le monde à venir. »

À Copenhague, le gouverneur Arnold Schwarzenegger a ajouté : « Tout comme la Californie, dont les normes d'émissions d'échappement ont fini par inspirer la norme nationale aux États‑Unis, les gouvernements d'États fédérés et de régions passent à l'action pour prouver que si eux peuvent le faire, les gouvernements nationaux peuvent le faire aussi. »

Source : Le Climate Group

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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