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Le gouvernement du Québec signe une nouvelle entente avec les Cris

Québec, le 13 juillet 2015.« Aujourd’hui, nous posons un autre jalon significatif dans la relation de nation à nation entre le Québec et les Cris. » C’est dans ces mots que le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a accueilli le grand chef du Grand Conseil des Cris (Eeyou Istchee), Matthew Coon Come, lors de la cérémonie de signature d’une nouvelle entente de partenariat et de collaboration. Pour l’occasion, le premier ministre était accompagné du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, du ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, et du ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier.

« Le gouvernement du Québec est fermement résolu à maintenir des relations harmonieuses et respectueuses avec les Premières Nations et les Inuits. Sur les bases de cette entente, nous franchissons un pas de plus dans notre relation avec les Cris. J’accueille d’ailleurs le grand chef Matthew Coon Come en tant que partenaire de choix pour le développement économique du nord québécois, la protection du territoire ainsi que la collaboration avec les communautés locales et autochtones », a déclaré le premier ministre.

L’entente signée aujourd’hui vise différents objectifs précis, tels que l’harmonisation des activités forestières sur les territoires définis par le document Baril-Moses, qui concernent également les activités de chasse, de pêche et de trappage, ainsi que l’harmonisation du Régime forestier adapté.

« Je suis très heureux de cette entente qui marque la continuation d’une relation ouverte et respectueuse des valeurs ainsi que des intérêts communs des nations crie et québécoise. Cela représente un exemple concret de la façon dont le Québec souhaite associer les Premières Nations et les Inuits à une exploitation éclairée des ressources. Je profite de l’occasion pour inviter la communauté innue de Mashteuiatsh (Pekuakamiulnuatsh Takuhikan) à participer aux discussions à venir lorsque ses dirigeants nous feront part de leur volonté à cet effet, puisque l’entente prévoit leur participation au processus portant sur les modalités forestières et le caribou forestier. Nous croyons que leur participation à ces travaux est essentielle », a ajouté le ministre Geoffrey Kelley.

Termes de l’Entente

Le gouvernement du Québec s’engage à mettre en œuvre les modalités prévues par le document Baril-Moses sur l’ensemble du territoire qui y est défini, et ce, dès la date de sa signature.

Le gouvernement du Québec et la nation crie s’engagent à créer un groupe de travail commun entre les Cris, les Innus et le gouvernement du Québec en vue de proposer, le plus rapidement possible, des mesures consensuelles quant aux normes de gestion forestière sur le territoire de Baril-Moses.

Au plus tard le 1er décembre 2015, une entente portant sur l’harmonisation du Régime forestier adapté et sur la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier devra être conclue entre la nation crie et le gouvernement du Québec.

Conservation et environnement

En vertu de cette entente, le Québec prend l’engagement de désigner à titre d’aire protégée et de réserve de biodiversité, le secteur de la rivière Broadback, qui engloberait différentes zones sur une superficie totale de 9 134 km2. Il s’agit des réserves de biodiversité projetées existantes du Lac Dana et des Tourbières-boisées-du-Chiwakamu (505 km2), la réserve de parc national Assinica (3 193 km2), de même que de nouveaux territoires qui seront protégés à l’est de la réserve de parc national Assinica, au lac Waswanipi ainsi que dans le secteur du lac Evans et de la rivière Broadback (5 436 km2).

Le gouvernement du Québec s’engage à mettre en place des mesures favorisant le rétablissement du caribou forestier au Québec. À cette fin, différents experts et usagers du territoire seront rapidement sollicités.

« Les aires protégées dans le secteur de la rivière Broadback ajoutent une dimension très importante à l’entente convenue aujourd’hui, tant sur le plan environnemental que pour la protection du patrimoine naturel que nous partageons avec les Cris. D’un commun accord, nous réservons aux jeunes Cris et Québécois une partie d’un immense territoire qui restera intact pour la pratique d’activités traditionnelles. D’ailleurs, la création de cette aire protégée constitue une contribution significative à l’objectif de consacrer, d’ici 2035, 50 % du territoire du Plan Nord à des fins autres qu’industrielles, à la protection de l’environnement et à la sauvegarde de la biodiversité. Ensemble, nous pouvons développer le Québec de façon responsable et dans le respect de nos objectifs de lutte contre les changements climatiques, afin d’assurer une qualité de vie aux générations futures », a souligné le ministre David Heurtel.

Foresterie

Par la signature de cette entente, le gouvernement du Québec s’engage à mettre en place un groupe de travail commun « Cris-Innus-Québec » sur la foresterie, en vue de proposer des mesures consensuelles quant à la gestion forestière du territoire. Cela permettra, entre autres, d’apporter des améliorations, des bonifications et des ajustements aux normes et aux régimes forestiers prévus aux modalités Baril-Moses. De plus, les Cris et le Québec poursuivront des discussions afin de conclure une entente portant sur l’harmonisation du Régime forestier adapté et de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier.

« La signature de l’entente vient confirmer les valeurs communes que partagent nos deux nations, dont la saine gestion forestière. Ce régime collaboratif marque un pas de plus et confirme toute l’importance de la filière forestière dans la vie économique de nos communautés. De plus, cette entente prépare le terrain pour la mise en œuvre prochaine de la stratégie gouvernementale dans le dossier du rétablissement de l’habitat du caribou forestier », a souligné le ministre Laurent Lessard.

« La conclusion d’ententes avec nos partenaires autochtones démontre bien notre volonté de collaborer au développement du Québec. Afin d’assurer un développement nordique durable, la protection de l’environnement sur l’ensemble de notre territoire, dont la protection de la forêt et la préservation des espèces menacées, comme le caribou forestier, doivent figurer parmi nos priorités. Nous devons faire en sorte que le patrimoine constitué par nos ressources naturelles soit une source de prospérité et de richesse pour l’ensemble de la population québécoise, au nord comme au sud du 49parallèle, et cela, pour les décennies à venir », a conclu le premier ministre.

Le document complet ainsi que les cartes contenues dans l’Entente sont accessibles au Ce lien ouvrira une nouvelle fenêtre. www.autochtones.gouv.qc.ca

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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