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Élection fédérale Le gouvernement du Québec demande aux partis politiques fédéraux de prendre position sur des enjeux importants pour le Québec

Québec, le 1er avril 2011 – Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Pierre Moreau, interpellent aujourd'hui les chefs des partis politiques fédéraux afin qu'ils se prononcent, dans le contexte de la campagne électorale, sur des enjeux importants pour l'avenir du Québec.

« Notre gouvernement croit que c'est en travaillant ensemble que l'on réussit. Nous croyons que c'est en faisant partie du Canada, en nous inscrivant dans des réseaux, en nous réunissant avec des partenaires sur la base d'intérêts communs, que nous allons grandir, développer notre économie et promouvoir notre culture. Nous bâtissons le Québec à travers des alliances », a affirmé le premier ministre.

D'emblée, le premier ministre a tenu à dénoncer l'engagement du Parti conservateur de soutenir financièrement les projets de développement énergétique. « Le Québec ne s'est jamais opposé à ce que Terre-Neuve développe son énergie. Par contre, nous nous opposons à ce que le gouvernement fédéral intervienne dans la production et la transmission de l'hydroélectricité. Hier, le Parti conservateur s'est engagé à donner une garantie de prêt ou un autre soutien financier au projet de Lower Churchill. Le Québec s'oppose à cette mesure. Le Québec a développé seul son réseau. Hydro-Québec a financé ses opérations, incluant les interconnexions avec nos voisins ».

Le premier ministre a tenu à rappeler que la fédération canadienne repose sur des principes importants :

  • Les gouvernements fédéral et provinciaux sont deux ordres de gouvernement qui sont chacun souverains dans leurs domaines de compétences;
  • Le gouvernement fédéral et les provinces partagent certains domaines de compétences à travers lesquels ils travaillent en partenariat;
  • Le sens de l'équité entre les régions du Canada;
  • Le respect de l'identité particulière du Québec et la reconnaissance du rôle que joue le Québec sur la scène internationale.

« À l'occasion de cette nouvelle campagne, je veux aujourd'hui parler au nom de tous les Québécois. Le gouvernement du Québec souhaite entendre les leaders des partis fédéraux susceptibles de former le gouvernement s'exprimer sur certains enjeux prioritaires », a souligné le premier ministre.

Les transferts fédéraux

Dans les années 1990, le rétablissement des finances publiques fédérales s'est fait au détriment des provinces. Le gouvernement fédéral a réglé son problème en coupant dans les transferts aux provinces. Nous demandons aujourd'hui aux partis de s'engager à maintenir la croissance de l'ensemble des transferts aux provinces, alors que le gouvernement fédéral doit à nouveau colmater un déficit important.

Parallèlement, l'entente fédérale-provinciale sur le financement du système de santé conclue en 2004 viendra à échéance en 2014. Cette entente reconnaissait l'existence du « fédéralisme asymétrique ». Elle devra être renouvelée dans un esprit de partenariat et en reconnaissant le fait qu'à l'heure actuelle, ce sont les provinces qui assument la très large part des charges financières associées au vieillissement de la population. Les leaders fédéraux doivent s'engager à appuyer un financement stable et prévisible du système de santé.

L'harmonisation de la TPS et de la TVQ

Le Québec a été la première province à harmoniser sa taxe de vente avec la taxe de vente fédérale. Depuis 20 ans, le Québec perçoit la TPS et la verse au gouvernement fédéral en vertu d'une entente administrative.

Dans les dernières années, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve, l'Ontario et la Colombie-Britannique ont toutes été compensées pour avoir harmonisé leur taxe de vente provinciale avec la TPS fédérale. Au nom de l'équité, les leaders des partis fédéraux doivent s'engager à respecter la motion adoptée à l'unanimité par la Chambre des communes et compenser le Québec qui a donné l'exemple.

Les investissements stratégiques pour l'économie

Le gouvernement sortant a exprimé son intention de renouveler l'escadrille canadienne d'avions de chasse et d'acquérir de nouvelles frégates. Les leaders des partis fédéraux doivent dire aux Québécois quelles suites ils entendent donner à ces intentions et quelles seront les retombées associées à ces investissements pour les entreprises québécoises de l'aérospatiale et pour le chantier naval de la Davie. Nous demandons spécifiquement que les partis fédéraux donnent à la Davie le temps de se restructurer afin de participer à la construction des nouvelles frégates.

Le renouvellement du pont Champlain

Le pont Champlain est le plus achalandé au Canada : 60 millions de véhicules l'empruntent chaque année. Les marchandises qui y transitent sont de l'ordre de 20 MM $ annuellement.

Ce pont inauguré en 1962, qui relève du fédéral, arrive à la fin de sa vie utile. Les leaders des partis fédéraux doivent dire aux Québécois le scénario qu'ils privilégient pour le remplacer le plus rapidement possible. Nous insistons pour que le nouveau pont comprenne une offre moderne de service de transport en commun, comme un système léger sur rail.

Train à haute vitesse

Le gouvernement note l'intention du Parti conservateur de vouloir soutenir des projets majeurs d'infrastructures qui permettront de réduire les gaz à effet de serre. Si monsieur Harper souhaite investir dans ce genre d'infrastructure, nous voulons lui rappeler que des projets de trains rapides ont souvent été évoqués au cours des dernières années.

Le Québec et l'Ontario ont discuté à plusieurs reprises de projets de trains rapides dans l'axe Québec-Windsor. Ce corridor a fait l'objet d'évaluations. Dans un contexte de lutte contre les changements climatiques et de recherche de modes de transport durables, les leaders fédéraux doivent se prononcer sur ce type de projets structurants.

« D'autres enjeux touchent les relations intergouvernementales. Les positions du Québec sont connues. Nous nous réservons le droit d'intervenir au besoin, selon l'évolution de la campagne. Nous souhaitons que les chefs des partis puissent s'exprimer rapidement sur l'ensemble de ces enjeux afin d'éclairer les électeurs sur leur choix. J'invite les Québécois à s'intéresser à la campagne électorale fédérale qui est toujours un moment intense de notre vie démocratique », a conclu le ministre Moreau.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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