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Discours inaugural de la 41e législature Regagner notre liberté de choix pour vivre mieux et à notre manière

Québec, le 21 mai 2014. – Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a prononcé aujourd’hui un discours inaugural qui fait de l’emploi, de l’économie et du redressement les axes principaux qui permettront au Québec d’être libre de ses choix. À cette occasion, il a énoncé les priorités et les objectifs qui guideront l’action gouvernementale au cours des prochains mois et des prochaines années.

« Nous avons des leaders de calibre international dans de grandes industries allant de l’aluminium à l’aérospatiale, en passant par les hautes technologies. Nous avons des ressources, de l’énergie renouvelable en abondance. Nos créateurs sont abonnés aux Oscars et à Cannes, et associés aux plus grands événements du monde. Notre main-d’œuvre est compétente, parfois bilingue, voire polyglotte. Et nous sommes, sur les plans géographique et culturel, un trait d’union entre l’Europe et l’Amérique. Le Québec a tous les atouts pour être de ces grands mouvements qui marquent l’Histoire. Notre travail, c’est d’en libérer tout le potentiel et de combiner ces avantages dans un véritable élan vers la prospérité », a affirmé le premier ministre.

Les fondements de l’action politique

Pour le premier ministre, avant toute chose, il est nécessaire de rétablir la confiance entre les élus, le gouvernement et la population. Respect, écoute, transparence et intégrité sont les ingrédients sur lesquels mise le gouvernement pour rétablir ce lien de confiance.

« Le meilleur remède à l’obscurité, c’est la lumière, la transparence. Le moment d’un autre changement de culture est venu. Je veux que notre gouvernement soit le premier gouvernement véritablement ouvert de l’histoire du Québec. Les citoyens ont le droit de savoir. C’est leur maison. C’est leur argent », a souligné le premier ministre.

Celui-ci a de plus souligné qu’un mandat a été confié au ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, soit de réviser les lois et les règlements qui touchent l’accès à l’information et la divulgation des informations relatives aux contrats, aux dépenses et aux engagements de l’État et de ses représentants.

Relancer les moteurs de notre économie

« Les statistiques illustrent bien le défi que nous devons relever ensemble. Le Québec représente 23 % de la population du Canada, crée 20 % de la richesse du pays, mais engage 27 % des dépenses des provinces. Pour équilibrer le budget, il faut augmenter les revenus de l’État, donc soutenir la croissance de notre économie. Notre gouvernement est mobilisé par la relance de l’économie et de l’emploi. Notre objectif est de faire en sorte que l’économie du Québec soit en mesure de générer la création de 250 000 emplois en 5 ans. Accélérer les investissements dans les infrastructures, soutenir nos secteurs d’excellence et appuyer les PME sont autant de gestes qui permettront l’atteinte de cette cible », a souligné le premier ministre.

Le discours inaugural reconnaît le rôle et l’importance de Montréal et de la capitale nationale dans le développement économique du Québec. Il propose une relation renouvelée avec les municipalités. Celle-ci inclura notamment le partage des redevances pétrolières, gazières et minières avec les communautés locales et les communautés autochtones, afin que celles-ci captent et gèrent elles-mêmes une part de la richesse extraite de leur territoire, au bénéfice de la formation, de la création d’emplois et de la promotion touristique.

Afin de stimuler le redressement de l’économie, le premier ministre a confirmé la relance du Plan Nord et la mise en place de la première stratégie maritime du Québec. Le nouveau gouvernement annonce des actions énergiques dans plusieurs secteurs, notamment ceux de la forêt, du tourisme, de l’innovation, du transfert et de la relève dans le secteur agricole ainsi que celui de la lutte contre les changements climatiques.

Redresser les finances publiques

« Nous devons nous libérer de la menace qui enchaîne notre liberté de faire des choix : si rien n’est fait, le déficit budgétaire du Québec dépassera les 5 milliards de dollars en 2014-2015 et serait de plus de 7 milliards de dollars en 2015-2016. Cela ne se produira pas. Pour nous donner les moyens d’investir dans les secteurs qui nous tiennent à cœur, réduire le fardeau fiscal des familles et notre dette, il faut augmenter nos revenus et réduire l’ampleur de nos dépenses. Ce qui aurait été souhaitable il y a 15 ans, ce qui aurait été nécessaire il y a 10 ans devient aujourd’hui une urgence », a fait observer le premier ministre.

Pour le gouvernement, l’atteinte de l’équilibre budgétaire demeure un objectif incontournable en 2015-2016. L’équilibre budgétaire, une fois acquis, permettra de dégager des marges de manœuvre. Ces sommes seront affectées, en parts égales, au remboursement de la dette et à la réduction du fardeau fiscal des Québécoises et Québécois, en commençant par la taxe santé. Le premier ministre affirme cependant qu’il faudra faire plus.

C’est dans cette optique qu’il a annoncé la mise en place prochaine d’une commission sur la fiscalité et d’une commission sur la révision permanente des programmes gouvernementaux.

La première aura comme mandat de recommander les changements à apporter à notre fiscalité, de façon à ce qu’elle demeure équitable mais encourage davantage le travail, l’effort, l’investissement et la création d’emplois. Ses travaux porteront autant sur le régime fiscal des particuliers que sur celui des entreprises. Ses recommandations seront publiques, ouvertes à un espace de débat, puis mises en place de façon progressive, dès le budget 2015-2016.

La deuxième commission sur la révision des programmes sera permanente et visera à mettre en place un mécanisme, mais surtout une culture d’évaluation permanente des programmes et des façons de faire dans les services publics. « Certains programmes seront jugés pertinents, mais insuffisamment pourvus en ressources. D’autres, au contraire, seront revus en profondeur. Là encore, ces recommandations seront présentées publiquement. Dans ce genre d’action, les consensus sont difficiles. Le gouvernement écoutera les divers points de vue, mais agira de façon nette et décisive. Dans tous les cas, les services destinés aux personnes les plus vulnérables de notre société et la sécurité de la population seront l’objet d’une attention particulière », a précisé le premier ministre, Philippe Couillard.

Une société plus juste et équitable

« Le Québec est la société nord-américaine où les inégalités sont les moins criantes, en raison de nos efforts de redistribution de la prospérité collective. Nous l’avons vu : cette prospérité, il faut la créer, l’accroître et en assurer la pérennité », a affirmé le premier ministre.

Ainsi, le gouvernement annonce la mise en place prochaine de plusieurs initiatives qui toucheront les secteurs de la santé, des services sociaux et de l’éducation, sans oublier l’aide aux familles. Parmi celles-ci, mentionnons la réduction de la bureaucratie en santé et en éducation, dans le but de réinvestir dans les services. En santé, le gouvernement prévoit l’ouverture de 50 cliniques, ouvertes 7 jours sur 7, l’accès gratuit aux examens de scan, d’échographie et de résonance magnétique, effectués dans une clinique privée, de même que l’accélération de la formation de nouvelles super infirmières, afin que le Québec en compte 2000.

En éducation, le gouvernement entend travailler à ce que les formations techniques et professionnelles soient mieux adaptées à la réalité du marché du travail. Des projets visent également à soutenir l’aide aux devoirs et à permettre aux universités de développer leurs revenus autonomes. Le soutien aux personnes aînées, afin qu’elles puissent demeurer dans leur milieu de vie, est également parmi les objectifs poursuivis.

Par ailleurs, le premier ministre a annoncé la tenue, d’ici l’automne prochain, d’un forum sur la lutte contre l’intimidation, qui touche non seulement les jeunes, mais également les personnes aînées.

La défense et la promotion du Québec

« Nous exercerons le rôle de leader qui revient au Québec dans la fédération canadienne. Nous ferons entendre la voix du Québec. Nous ferons respecter nos champs de compétence. Nous défendrons le poids du Québec dans les institutions fédérales. Nous mènerons des discussions constructives sur des défis communs visant notre prospérité commune », a déclaré le premier ministre.

« Par ailleurs, comme premier ministre du Québec, j’assume aussi fièrement le rôle de premier porte-parole de la seule société à majorité francophone d’Amérique. Notre drapeau appartient à toutes les Québécoises et à tous les Québécois, sans exception. La langue française est notre langue commune que nous devons préserver et promouvoir, car elle est l’expression de notre caractère distinct et des valeurs que nous partageons. Le français, c’est nous, c’est notre manière d’être présents au monde. Ce n’est pas une contrainte, c’est un atout extraordinaire », a poursuivi M. Couillard.

Le premier ministre a également indiqué que le gouvernement soulignerait, le 31 juillet prochain, le 40e anniversaire de la proclamation du français comme langue officielle du Québec par Robert Bourassa, moment clé de notre affirmation, suivie 3 ans plus tard par l’adoption de la Charte de la langue française par le gouvernement de René Lévesque.

L’heure des choix

« Par les aléas de l’Histoire et la volonté de notre peuple, nous entrons en fonction à ce moment où sonne l’heure des choix. Nous ne reculerons pas devant l’ampleur de la tâche. Nous allons avancer en toute transparence, dans un dialogue constant avec les Québécois, la main tendue à l’opposition et le regard tourné vers l’avenir. Nous allons développer notre économie pour créer des emplois dans toutes les régions; nous allons réformer notre fiscalité; nous allons assainir notre situation financière. Et, par la combinaison de ces efforts, nous allons protéger nos services publics et affirmer nos valeurs. Ce virage est nécessaire parce qu’il nous donnera les moyens de mieux éduquer nos enfants, de mieux soigner nos malades, de mieux soutenir nos aînés, bref, d’être libres de nos choix », a conclu le premier ministre.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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