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Potentiel pétrolier au Québec Québec va de l’avant avec l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti

Montréal, le 13 février 2014 – La première ministre du Québec, Pauline Marois, accompagnée du ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, et du ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves‑François Blanchet, a annoncé aujourd’hui la conclusion d’une entente entre Ressources Québec (RQ), Pétrolia, Corridor Resources et Maurel & Prom, ainsi que d’une entente de principe entre RQ et Junex pour la réalisation, dès l’été 2014, de programmes d’exploration qui auront pour but de confirmer le potentiel pétrolier de l’île d’Anticosti.

« Aujourd’hui, le Québec reprend ses droits sur des ressources naturelles qui lui appartiennent collectivement et qui doivent profiter à tous les Québécois. Mon gouvernement s’est engagé à agir pour favoriser l’indépendance énergétique du Québec. Les partenariats que nous annonçons aujourd’hui, qui couvrent la quasi-totalité des permis de toute l’île d’Anticosti, nous permettront de savoir une fois pour toutes s’il y a du pétrole sur cette île du Saint-Laurent. Ces ententes conclues avec des partenaires du secteur privé permettront de créer de la richesse durable et des emplois de qualité si la présence de pétrole se confirme », a déclaré Pauline Marois.

Deux programmes d’exploration

Deux programmes d’exploration seront réalisés. Dans chacun des cas, le programme se déroulera en deux phases : la première pour déterminer le type et la quantité d’hydrocarbures présents; et la seconde pour déterminer si leur exploitation était économiquement viable.

L’entente avec Pétrolia, Corridor Resources et Maurel & Prom, deuxième société française en importance dans ce secteur, prévoit des investissements de 100 millions de dollars. La participation de RQ s’élèvera à 56,67 millions, tandis que la part de Maurel & Prom sera de 43,33 millions. De plus, RQ versera 13,3 millions de dollars à Corridor Resources pour obtenir une participation additionnelle.

Au terme de cette entente, RQ détiendra une participation de 35 % dans la coentreprise, contre 21,67 % pour chacun des trois autres partenaires.

Dans le cas de l’entente avec Junex, RQ et un exploitant qui reste à être déterminé financeraient un programme d’exploration de 90 millions de dollars en échange d’une participation totale de 80 % dans la coentreprise. La répartition entre l’exploitant et RQ reste à être négociée. RQ pourrait obtenir au moins 40 % de la coentreprise.

Un modèle avantageux pour le Québec

« Le modèle de coentreprise comporte plusieurs avantages pour le gouvernement, notamment : d’investir directement dans les projets prioritaires pour le Québec, d’exercer une influence sur les activités courantes et de posséder une plus grande latitude dans la négociation des ententes avec les partenaires. La participation prépondérante de l’État permettra également d’assurer un développement sécuritaire et de positionner avantageusement le gouvernement en vue d’ententes pour une éventuelle exploitation, ce qui assurera une juste part des bénéfices aux Québécois », a expliqué pour sa part Nicolas Marceau.

Le ministre a noté que les ententes négociées avec les détenteurs de permis permettront au gouvernement de contrôler près de 50 % des permis sur l’île d’Anticosti et d’obtenir plus de 60 % des bénéfices liés à l’exploitation pétrolière. Si le projet est couronné de succès, les retombées économiques pour les Québécois pourraient représenter jusqu’à 45 milliards de dollars sur 30 ans, sous forme de redevances, d’impôts et de bénéfices reliés aux prises de participation.

En outre, le ministre a précisé que les projets annoncés aujourd’hui seront financés par Ressources Québec, une filiale d’Investissement Québec, dotée d’une enveloppe de 250 millions de dollars pour les prises de participation dans des projets liés aux ressources naturelles. L’impact financier de cette enveloppe est déjà pris en considération dans le cadre financier du gouvernement du Québec.

Des travaux dans le respect de l’environnement et des populations

La première phase d’exploration comprend des travaux de puits stratigraphiques (entre 15 et 18) en 2014 et 3 forages d’exploration avec fracturation en 2015 avec le projet de Pétrolia, Corridor Resources et Maurel & Prom. Pour l’entente avec Junex, il est question de 4 puits stratigraphiques en 2014 ainsi que de 3 puits d’exploration et de 2 puits horizontaux avec fracturation en 2015.

La ministre Ouellet a tenu à souligner que le gouvernement mettra en place une démarche structurée et rigoureuse. «Il est nécessaire de bien documenter tant les retombées économiques, les impacts environnementaux que les moyens de mitigation pour être en mesure de prendre les bonnes décisions », a déclaré Martine Ouellet. Elle s’est dite confiante que les études confiées à des comités d’experts ainsi que les résultats de la première phase d’exploration permettront d’y parvenir.

Le ministre Blanchet a pour sa part réitéré que la protection de l’environnement est un impératif pour tous les partenaires impliqués dans les projets d’exploration. « Tous les travaux feront l’objet d’un accompagnement étroit par les experts du ministère des Ressources naturelles et du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. En outre, les travaux d’exploration planifiés requièrent l’émission de plusieurs certificats d’autorisation en vertu du cadre législatif et réglementaire actuel. Les travaux prévus permettront en parallèle d’acquérir des connaissances nouvelles et précises qui seront mises à profit pour l’élaboration d’études et du nouveau cadre réglementaire dont l’objectif est de baliser une éventuelle exploitation sécuritaire des ressources en hydrocarbures, dans le respect de l’environnement, des populations locales, des sources d’eau potable et du développement durable. Enfin, une attention particulière sera apportée à la protection des rivières à saumon et de la biodiversité propres à l’île d’Anticosti, et du parc national qui s’y trouve », a-t-il précisé.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que si les travaux prévus concluaient que les réserves de pétrole à Anticosti pouvaient être exploitées de façon rentable, le gouvernement s’est déjà engagé à confier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) un mandat de consultations publiques sur l’exploitation des hydrocarbures à l’île d’Anticosti.

Un projet d’avenir pour le Québec

« Avec ces projets d’exploration, nous pourrons développer notre expertise dans la filière des hydrocarbures et contribuer à la mise en place d’une industrie efficace, sécuritaire et respectueuse de l’environnement », a conclu la première ministre.

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Mise en ligne : 13 février 2014


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