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Rencontre du Conseil de la fédération La première ministre discute économie, emploi et sécurité ferroviaire

Toronto, le 15 novembre 2013 – La première ministre du Québec, Pauline Marois, a pris part à une séance de travail du Conseil de la fédération qui s’est déroulée aujourd’hui, à Toronto, afin d’y faire valoir les intérêts du Québec relativement à différents enjeux économiques prioritaires.

La première ministre a notamment fait état de ses préoccupations dans le dossier de la formation de la main‑d'œuvre, alors que le gouvernement fédéral persiste à vouloir imposer sa subvention canadienne pour l’emploi. Mme Marois a profité de la rencontre avec ses homologues canadiens pour dénoncer une nouvelle fois cette tentative d’ingérence fédérale dans les champs de compétence des provinces.

« Ce programme mettrait en péril le système québécois en place, dont tous reconnaissent pourtant l’efficacité pour répondre aux besoins de notre marché du travail. Ottawa doit faire marche arrière. Si, malheureusement, le fédéral s’entête, il doit permettre aux gouvernements qui le désirent, comme celui du Québec, de s’en retirer avec pleine compensation. C’est d’ailleurs le souhait que les premiers ministres ont de nouveau exprimé d’une seule voix aujourd’hui », a fait valoir Pauline Marois.

Les discussions ont également porté sur la sécurité ferroviaire. La tragédie de Lac-Mégantic a témoigné de la nécessité, pour le gouvernement fédéral, non seulement de resserrer les règles en vigueur, mais aussi de mettre en place des mesures concrètes afin d’accroître la sécurité des convois ferroviaires transportant des matières dangereuses. Et, bien que le travail soit commencé, beaucoup reste à faire du côté des instances fédérales, comme Mme Marois a tenu à le rappeler à ses homologues.

« Le gouvernement fédéral doit prendre les moyens requis afin qu’une tragédie comme celle que nous avons connue ne se reproduise plus jamais. Je souhaite qu’il prenne ses responsabilités, avec la même détermination que celle dont a fait preuve notre voisin américain, et qu’il consacre davantage de ressources afin de s’assurer que non seulement la réglementation soit renforcée, mais qu’elle soit bel et bien appliquée », a indiqué la première ministre.

L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne, pour lequel un accord de principe est survenu récemment, a également fait l’objet de discussions. « La diversification de nos marchés d’exportation est toujours une bonne nouvelle pour le Québec. Néanmoins, il est clair pour mon gouvernement que préalablement à sa ratification, le gouvernement fédéral devra avoir mis en place un mécanisme pour compenser les impacts négatifs que cet accord aura, notamment pour nos producteurs laitiers et fromagers. Nous veillerons à ce que le gouvernement fédéral concrétise son engagement », a conclu Pauline Marois.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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