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Plan Nord : le chantier d'une génération Mettre en valeur l'immense potentiel économique du nord québecois

Québec, le 9 mai 2011 – « Le Plan Nord, un des plus importants projets que le Québec ait portés, vise à structurer et à mettre en valeur un nouvel espace économique au potentiel immense. Par son envergure et l’étendue de ses retombées, le Plan Nord bénéficiera à toutes les régions du Québec et à tous les secteurs de notre économie », a affirmé le premier ministre, Jean Charest.

« En préconisant l’adoption de mesures concrètes pour mettre en valeur le potentiel économique de cet immense territoire de façon responsable, le Plan Nord permettra un développement durable des ressources énergétiques, forestières, minières, fauniques, touristiques et bioalimentaires. Il favorisera les investissements des entreprises qui assureront la prospérité de nos populations », a précisé le ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue et de la région du
Nord-du-Québec, Pierre Corbeil.

Rappelons que le Plan Nord se déploiera sur 25 ans et entraînera, durant cette période, des investissements de plus de 80 G$. Il permettra de créer ou de consolider, en moyenne, 20 000 emplois par année en plus d’engendrer des revenus de 14 G$ pour le gouvernement et la société québécoise.

Les ressources énergétiques

« Le Québec, avec une production énergétique composée à 98 % d’énergie verte et renouvelable, procure un avantage considérable à tous ceux et à toutes celles qui habitent, travaillent et investissent en sol québécois. Cet élément de distinction peut rapidement devenir un avantage concurrentiel qui permet aux entreprises de faire la promotion de leurs produits en les associant à un label vert et renouvelable. Tout cela grâce à la vision et à l’ambition du gouvernement du Québec en matière d’énergie qui, depuis 2003, a fait le choix de relancer le développement hydroélectrique », a indiqué la ministre Normandeau.

En effet, il faut le rappeler, 97 % de la production prévue dans la Stratégie énergétique 2006-2015 sera réalisée sur le territoire du Plan Nord. Les investissements requis sont estimés à 25 G$ et permettront la création de 75 000 emplois.


Le Plan Nord permettra au Québec d’aller encore plus loin! En matière d’énergie, le plan d’action prévoit principalement le développement de 3 500 MW d’énergie propre et renouvelable supplémentaire, l’appui à des projets non reliés au réseau principal qui répondront spécifiquement aux besoins énergétiques de projet industriels et le financement des études requises pour des projets de développement de parcs d’hydroliennes. D’ailleurs, un projet pilote de couplage éolien-diesel est prévu pour alimenter le réseau d’une communauté du Nunavik. L’énergie est la clé du développement durable sur le territoire du Plan Nord.

Les ressources minérales

Le Nord québécois est riche en minerais de toutes sortes : nickel, cobalt, éléments du groupe du platine, zinc, minerai de fer et ilménite, ainsi qu’une part importante de la production d’or. Il recèle également du lithium, du vanadium et des éléments de terres rares, en demande croissante à l’international puisque de plus en plus utilisés dans les domaines de l’énergie, des transports et de la haute technologie.
Les orientations dans le domaine des ressources minérales faciliteront la réalisation de 11 nouveaux projets d’investissement, favoriseront la découverte de nouveaux gisements et créeront un environnement favorable aux investisseurs.
Le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac‑Saint‑Jean et de la région de la Côte-Nord, Serge Simard, a mentionné : « Le Nord québécois renferme un potentiel minéral d’une richesse incomparable. Onze projets miniers verront le jour au cours des prochaines années sur le territoire du Plan Nord. Ces projets engendreront 8,24 G$ d’investissement et créeront 11 000 emplois durant la construction et près de 4 000 par année pendant l’exploitation. L’ouverture de vastes territoires jusqu’ici inexplorés pave la voie pour une croissance économique sans précédent, un nouvel âge d’or du secteur minier québécois, qui constituera un véritable moteur de création de richesse pour les communautés locales et tous les Québécois ».

Pour y parvenir, le gouvernement s’engage notamment à accélérer l’acquisition de connaissances géoscientifiques sur le territoire, à coordonner les actions gouvernementales concernant la réfection du chemin de fer entre Emeril Junction et Schefferville et à créer un crédit d’impôt à la biodiversité pour encourager la participation des investisseurs à des projets de valorisation ou de restauration des écosystèmes.

Nouveau projet de loi sur les mines

Le ministre Simard compte aussi déposer au cours des prochaines semaines le projet de loi modifiant la Loi sur les mines pour mieux encadrer les différentes étapes du processus de développement minier. Le gouvernement du Québec s’assurera d’obtenir un juste retour économique de l’exploitation des ressources minérales.

« L’exploration et l’exploitation minières doivent être bien encadrées selon les principes du développement durable. C’est pourquoi je déposerai au cours des prochaines semaines un projet de loi sur l’encadrement législatif et réglementaire du secteur minier. Déjà, nous avons révisé le régime des redevances pour s’assurer que les Québécois reçoivent un juste retour économique de la mise en valeur de nos ressources. Pour les cinq prochaines années, le gouvernement estime qu’il récoltera 1,4 G$ », a précisé le ministre.

Les ressources forestières

Le gouvernement proposera une stratégie de développement industriel visant à stimuler et à promouvoir l’émergence de nouveaux produits du bois. La chimie verte, la production de bois d’ingénierie, l’optimisation de la transformation et la bioénergie figurent parmi les nouveaux secteurs à promouvoir.

« Sur le territoire du Plan Nord, nous avons l’ambition de développer une expertise dans l’architecture nordique afin d’en faire une marque de commerce pour les collectivités du Nord et les marchés internationaux. Ce créneau sera basé sur l’utilisation du bois sous toutes ses formes et sur le développement de designs architecturaux adaptés aux climats nordiques afin d’offrir des habitations résidentielles, institutionnelles ou commerciales durables et écoénergétiques », a précisé la ministre Normandeau.

De plus, une stratégie d’aménagement durable des forêts adaptée aux réalités nordiques sera élaborée afin d’encadrer la gestion durable des ressources forestières de ce territoire. Les priorités d’action du premier plan quinquennal dans le domaine forestier sont les suivantes : acquérir des connaissances sur la végétation au nord du 53e parallèle; poursuivre les travaux du Comité scientifique sur la limite nordique des forêts attribuables; soutenir des initiatives permettant l’utilisation de la biomasse forestière; accroître la rentabilité des investissements sylvicoles et, enfin, implanter des forêts de proximité dans les régions concernées, etc.

Les ressources fauniques

Le territoire du Plan Nord offre une grande diversité d’habitats fauniques qui conviennent à de nombreuses espèces (oiseaux, animaux à fourrure, poissons d’intérêts sportif, etc.). Les ressources fauniques qu’on y trouve sont très importantes pour la culture, les traditions et la subsistance des nations autochtones et offrent une expérience de chasse, de pêche, de piégeage et d’excursion liées à l’observation de la faune.

Sur le territoire du Plan Nord, le gouvernement entend notamment consolider et diversifier l’offre de services et d’activités permettant aux amateurs de chasse et de pêche de vivre des expériences hors du commun. La mise en valeur des ressources fauniques permettra d’autant plus la création d’emplois et de retombées pour le Nord et pour les communautés qui y vivent.

Le plan d’action 2011-2016 en matière de ressources fauniques prévoit aussi des investissements dans l’acquisition de connaissances sur le milieu faunique, la consolidation et la diversification de l’offre de services et d’activités adaptées au territoire visé ainsi que la participation des communautés locales aux différentes initiatives mises en place.

Le gouvernement du Québec et les partenaires concernés travailleront notamment à l’élaboration du prochain Plan de gestion du caribou toundrique qui visera le rétablissement des troupeaux tout en recherchant un équilibre entre le mode de vie des autochtones, les attentes des chasseurs et celles de l’industrie de la pourvoirie. Il est entendu que les engagements de la CBJNQ sur les activités de récolte autochtones seront respectés intégralement.

Le potentiel touristique

En plus des ressources fauniques, le territoire du Plan Nord possède un grand nombre d’attraits susceptibles d’attirer les touristes québécois et étrangers. Les atouts du Nord québécois sont particulièrement séduisants pour une clientèle internationale recherchant des destinations nouvelles et uniques. C’est pourquoi le gouvernement du Québec entend faire connaître davantage les paysages remarquables du territoire québécois et les cultures vivantes et authentiques des gens qui l’habitent en lançant la Stratégie québécoise de développement touristique nordique qui comprendra notamment des actions relatives au développement de l’offre, de l’accueil et de la mise en marché du Nord québécois.

Pour ce faire, le gouvernement s’engage à soutenir le développement et la structuration de l’offre touristique nordique en s’appuyant sur le développement durable, à faire la promotion et la mise en marché des destinations nordiques afin de les positionner sur l’échiquier nordique mondial et à miser sur la formation des ressources humaines en tourisme.

La production bioalimentaire

Le territoire du Plan Nord constitue aussi l’une des plus grandes réserves de sols arables d’Amérique du Nord avec 1,5 million d’hectares. Présentement, environ 8 500 hectares sont exploités et 90 % de cette superficie est utilisée pour la culture des petits fruits, les fourrages et les pâturages.

Les conditions climatiques du territoire se prêtent au développement d’une industrie bioalimentaire diversifiée et recherchée (bleuets, chicoutai, espèces marines nordiques, etc.). Le Plan Nord permettra donc de soutenir une stratégie visant la commercialisation de ces produits régionaux et du terroir auprès des restaurateurs, des réseaux de pourvoiries, etc.

Et si l’alimentation courante et à des coûts raisonnables de la population qui réside sur le territoire du Plan Nord constitue un grand défi en raison du coût élevé des denrées, les initiatives mises en place sur le territoire du Plan Nord permettront de développer la production agricole, la transformation et la distribution des aliments pour offrir un approvisionnement à l’échelle locale (ex. : serres en milieu nordique).

« Le Plan Nord propose un modèle de développement durable unique qui permettra de mettre en valeur l’immense potentiel des ressources naturelles et du territoire du Nord québécois dans le respect de l’environnement et des écosystèmes, cela au bénéfice des populations nordiques et de l’ensemble des Québécois sur un horizon de 25 ans », a ajouté Mme Normandeau.

Ce lien ouvrira une nouvelle fenêtre. www.plannord.gouv.qc.ca

 

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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