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Inondations printanières en Montérégie Le gouvernement présente des actions pour faciliter la reconstruction et sécuriser l'avenir

Saint-Jean-sur-Richelieu, le 18 août 2011 – Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, était de passage aujourd’hui en Montérégie accompagné du ministre de la Sécurité publique, M. Robert Dutil, du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, M. Laurent Lessard, de la ministre du Tourisme et ministre responsable de la Montérégie, Mme Nicole Ménard, ainsi que du député de Huntingdon, M. Stéphane Billette, pour rencontrer les maires de la région et faire le point à la suite des inondations du printemps dernier. 

« Dès le début des inondations en Montérégie, le gouvernement du Québec a mis sur pied un centre de coordination afin de concerter les efforts de tous nos partenaires avec ceux des municipalités. Nous avons informé les citoyens que nous serions là pendant les inondations, mais également lorsque les eaux se seraient retirées. Aujourd'hui, nous proposons des mesures qui faciliteront la reconstruction et qui permettront de faire la lumière sur cette catastrophe naturelle », a déclaré le premier ministre.

Zone d’intervention spéciale

Afin de permettre aux ménages touchés par les récentes inondations de réintégrer leurs résidences permanentes rapidement, le gouvernement du Québec propose, dans un projet de décret, la création d’une zone d’intervention spéciale Cette mesure exceptionnelle accorderait aux propriétaires dont la résidence principale située dans la zone inondable 2-20 ans a été détruite, est devenue dangereuse ou a perdu plus de 50 % de sa valeur, de bénéficier de la permission de se reconstruire en adoptant des mesures d’immunisation.

« Avec l’aide du milieu municipal, nous nous sommes également empressés de mettre sur pied l’opération Entraide municipale qui s’est révélée un succès. Dès que les eaux se sont retirées, notre gouvernement a agi rapidement pour permettre aux familles sinistrées de reconstruire leur résidence principale dans les plus brefs délais. Déjà, à la lumière de ce qui est proposé, les propriétaires concernés peuvent prendre une décision éclairée et entreprendre des démarches en vue de se reconstruire une fois que le décret sera adopté, soit dans les prochaines semaines, à la suite des consultations qui seront tenues », a ajouté le ministre Lessard.

Bilan de l’aide financière

De son côté, le ministre de la Sécurité publique a tenu à faire le bilan des actions de la Sécurité civile après les inondations printanières. « Rapidement, les équipes de l’aide financière du ministère se sont déployées sur le terrain pour rejoindre les citoyens sinistrés dans leur milieu. Jusqu’à maintenant, plus de 16 M$ ont été versés. De ce montant, 6 M$ ont été octroyés pour la réalisation de travaux de rénovation à la suite de la production de 1 678 rapports d’évaluation », a précisé le ministre Dutil.

Rappelons que, lors des inondations printanières en Montérégie, 2 535 résidences principales ont été inondées et 1 651 personnes ont été évacuées.

Commission mixte internationale

M. Charest a d’ailleurs profité de l’occasion pour annoncer que le gouvernement du Québec s’adressait officiellement au gouvernement fédéral pour demander à la Commission mixte internationale (CMI) de mettre sur pied un groupe de travail sur le lac Champlain et la rivière Richelieu. Cette démarche, faite en parallèle par le gouverneur du Vermont, M. Peter Shumlin, auprès du président américain, M. Barack Obama, vise à déterminer les causes des inondations, de même que des solutions à long terme pour faire face aux problèmes de régulation des niveaux d’eau dans ces territoires limitrophes.

« Le gouvernement du Québec est préoccupé par la situation dramatique qu’ont vécue et que vivent encore les communautés qui bordent la rivière Richelieu ainsi que le lac Champlain, tant au Canada qu’aux États-Unis. Il faut analyser les causes de ces inondations de manière à mieux les prévenir ou, à tout le moins, à en limiter les effets les plus dévastateurs pour les citoyens. Nous sommes prêts à collaborer aux travaux du groupe de travail spécial qui serait instauré », a déclaré le premier ministre.

Mentionnons, en terminant, que la CMI, créée en vertu du Traité relatif aux eaux limitrophes de 1909, a pour mission d’aider les gouvernements du Canada et des États-Unis dans leurs efforts en vue de trouver des solutions aux problèmes concernant les cours d’eau limitrophes. Seuls les gouvernements fédéraux peuvent confier des mandats à la Commission mixte internationale.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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