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Entente avec les Cris d'Oujé-Bougoumou : « Plus que jamais, la notion de respect mutuel s'inscrit comme un élément incontournable de nos relations avec la nation crie. » - Le premier ministre Jean Charest

Oujé-Bougoumou, le 7 novembre 2011 – Dans la foulée de la signature, aujourd’hui à Oujé-Bougoumou, de la Convention complémentaire no 22 – une entente historique ayant pour effet d’intégrer cette communauté crie au sein de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) – le gouvernement du Québec et les Cris ont également conclu une entente finale de règlement. En présence du premier ministre du Québec, M. Jean Charest, le grand chef du Grand Conseil des Cris, Dr Matthew Coon Come, le vice-président de l’Administration régionale crie, M. Ashley Iserhoff, le chef de la communauté d’Oujé-Bougoumou, M. Reggie Neeposh, et le ministre responsable des Affaires autochtones, M. Geoffrey Kelley, ont en effet signé l’Entente finale de règlement concernant certaines questions visées par l’Annexe G de l’entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région du Nord-du-Québec, M. Pierre Corbeil, assistait lui aussi à la cérémonie.

L’entente finale de règlement aura de nombreux effets positifs. Elle renvoie notamment à la description complète des dispositions qui formeront l’assise territoriale d’Oujé-Bougoumou, conformément à la CBJNQ. Elle prévoit aussi un désistement complet des procédures judiciaires intentées par Oujé-Bougoumou avant la Paix des braves. Le gouvernement du Québec versera 20 millions de dollars aux Cris d’Oujé-Bougoumou pour clore définitivement ces litiges, une somme qui pourrait assurément se traduire par une multitude de nouvelles possibilités de développement socioéconomique pour la communauté. Enfin, l’entente permettra également de concrétiser la création du parc national Assinica, annoncée en mai dernier. 

« Plus que jamais, la notion de respect mutuel s’inscrit comme un élément incontournable de nos relations avec la nation crie. Grâce à cette entente, les litiges du passé sont résolus et la communauté d’Oujé-Bougoumou pourra désormais bénéficier pleinement de tous les droits et avantages reconnus aux autres communautés autochtones visées par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Nous assistons à un événement qui nous permet d’envisager l’avenir avec confiance et optimisme en ce qui a trait au développement socioéconomique de cette vaste région », a déclaré le premier ministre.

Pour sa part, le grand chef Matthew Coon Come a déclaré que « cette cérémonie de signature est d’une importance majeure non seulement pour la communauté d’Oujé-Bougoumou, mais aussi pour l’ensemble de la nation crie. C’est un pas de plus vers l’établissement d’une relation de nation à nation entre les Cris et le Québec, une relation qui évolue depuis la signature de la Paix des braves. Le Québec a fait preuve d’innovation et de créativité dans les négociations menant à cette entente finale de règlement. Nous lui en sommes très reconnaissants. »

« La signature de la Convention complémentaire no 22 ainsi que cette entente finale de règlement représente une avancée historique et elle démontre à nouveau la solidité de la relation entre le gouvernement du Québec et la nation crie. C’est l’aboutissement de plusieurs années de travail et de collaboration entre les différentes parties. Je suis fier de vivre ce moment avec la communauté d’Oujé-Bougoumou aujourd’hui », a indiqué M. Kelley.

« Nous sommes sincèrement reconnaissants des efforts déployés par le Québec pour arriver à cette entente d’une importance historique pour la communauté d’Oujé-Bougoumou. C’est une étape marquante pour prendre la place qui nous revient dans le paysage politique, social et économique de la région. Après tant d’années de travail assidu, les rêves de nos aînés se réalisent enfin », a souligné pour sa part le chef Reggie Neeposh.

« À titre de ministre responsable de la région du Nord-du-Québec, je me réjouis de cette entente. Je suis persuadé qu’elle facilitera le règlement d’autres enjeux relatifs à une gestion plus efficace du territoire de la Baie-James au profit de tous », a ajouté le ministre Corbeil.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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