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17e Rencontre alternée des premiers ministres québécois et français Un nouvel élan à la relation franco-québécoise

Québec, le vendredi 15 mars 2013 – Au terme de leur séance de travail tenue à l’occasion de la 17e Rencontre alternée, la première ministre du Québec, Pauline Marois, et le premier ministre de la République française, Jean-Marc Ayrault, ont convenu d’actions destinées à insuffler un nouvel élan à la relation franco-québécoise.

Depuis septembre dernier, le dialogue politique entre le Québec et la France s’est intensifié, à la faveur notamment de la visite officielle de la première ministre du Québec en France et de nombreuses visites ministérielles de part et d’autre. Les grands enjeux que partagent les deux sociétés sont traités au plus haut niveau grâce à un dialogue politique axé sur l’avenir qui porte entre autres sur le vieillissement de la population, le financement de la santé, l’économie sociale et solidaire, les énergies renouvelables, la diversité culturelle et l’égalité des genres.

Selon le souhait exprimé par les premiers ministres, la relation entre le Québec et la France est dorénavant placée sous le signe de la créativité et de l’innovation. Les priorités et les orientations consignées dans le Relevé de décisions signé aujourd’hui à Québec visent à approfondir les liens, plus particulièrement dans les domaines de l’économie et de la jeunesse. Ces nouvelles orientations mettront à profit tout le dispositif de la relation franco-québécoise, tant au niveau politique qu’institutionnel.

Économie et innovation

Les premiers ministres font du développement des échanges économiques et de l’investissement une priorité.

« La France se pose déjà comme un partenaire incontournable de la prospérité du Québec, en tant que son deuxième investisseur étranger et l’un de ses principaux marchés d’exportation européens. Nous souhaitons aujourd’hui renforcer cet axe économique en tablant sur les atouts que sont la langue, naturellement, mais également sur la complémentarité de nos économies et de nos expertises », a déclaré la première ministre.

Le projet québécois de la Banque de développement économique et la Banque publique d’investissement française présentent des mandats similaires. Le Québec et la France souhaitent établir une collaboration entre ces deux institutions, dans la perspective d’un soutien financier aux entreprises désirant investir au Québec et en France, ainsi qu’aux entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire.


Les premiers ministres souhaitent la finalisation rapide du projet d’accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne, grâce auquel les entreprises pourront bénéficier de meilleures conditions pour réaliser leurs projets d’expansion et d’investissement, et ils s’engagent à le promouvoir. Ils encouragent en outre la poursuite de la coopération en faveur du développement nordique du Québec dans le respect de l’environnement et des communautés.

Les premiers ministres ont retenu trois nouveaux thèmes qui guideront les actions du Groupe franco-québécois de coopération économique (GFQCE) : l’innovation et la créativité, l’économie verte, et l’économie sociale et solidaire.

Ils annoncent ainsi la mise sur pied d’un dialogue franco-québécois sur le leadership dans le secteur de l’innovation et de la créativité en prévision de la conférence C2-MTL. En mai, cet événement international réunira dans la métropole des chefs de file partageant une approche innovatrice du monde des affaires.

L’économie verte figure également au nombre des nouvelles priorités. Les premiers ministres souhaitent renforcer le soutien à des projets dans les secteurs des technologies propres, des énergies renouvelables et des technologies émergentes en transport, avec le concours des créneaux d’excellence québécois et des pôles de compétitivité français. Hier à Montréal, des dirigeants d’entreprises du Québec et de la France participaient d’ailleurs à une rencontre visant à cibler les possibilités de coopération dans ces secteurs d’avenir.

Enfin, les premiers ministres annoncent la signature d’une entente de coopération en matière d’économie sociale et solidaire, laquelle permettra des échanges sur les modèles coopératifs, le financement et la labellisation dans ce secteur appelé à gagner en importance. Une déclaration à cet effet avait été signée en marge du Sommet international des coopératives tenu à Québec et à Lévis en octobre dernier.

Les premiers ministres prenaient la parole, hier soir à Montréal, devant des centaines de dirigeants d’entreprises québécoises et françaises réunis à l’initiative de la Chambre de commerce française au Canada.

« Au moment où le Québec souhaite diversifier ses marchés d’exportation, il nous faut accentuer notre regard sur la France qui, faut-il le rappeler, représente à la fois la cinquième économie mondiale et le plus important partenaire politique du Québec sur la scène internationale. Dans la perspective de la conclusion de l’Accord économique et commercial entre le Canada et l’Union européenne, ce pays apparaît plus que jamais comme une porte d’entrée naturelle permettant à nos entreprises de percer plus facilement les marchés français et européen », a déclaré la première ministre.

Jeunesse

Les premiers ministres soulignent d’entrée de jeu la place grandissante accordée à la relève entrepreneuriale, au mentorat entrepreneurial ainsi qu’à la formation professionnelle des jeunes dans les programmes de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ). Pièce maîtresse du dispositif franco-québécois, dont les programmes profitent à plus de 4000 Québécois et Français chaque année, l’OFQJ célèbre en 2013 son 45e anniversaire.


En compagnie de jeunes Québécois et Français qui ont bénéficié des services de l’OFQJ, les premiers ministres ont participé, à Montréal, à une activité ayant permis de mettre en lumière les projets de mobilité jeunesse de l’Office dans ces secteurs. Les participants ont pu exposer leurs réalisations et échanger avec les premiers ministres sur les retombées concrètes de leur expérience avec l’OFQJ. Le mentorat entrepreneurial était également à l’ordre du jour de la séance de travail des premiers ministres. Les dirigeants de la Fondation de l’entrepreneurship du Québec et de l’Institut du mentorat entrepreneurial de France y ont présenté leurs actions communes dans ce secteur.

Les premiers ministres encouragent l’émergence d’un groupe franco-québécois de jeunes créateurs et innovateurs, dans le sillage de la conférence internationale C2-MTL. La jeunesse, la création et les nouvelles technologies occupent un rôle de premier plan dans le dynamisme de la coopération culturelle. Ils invitent les instances chargées de cette coopération, notamment la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), à favoriser les partenariats et les coproductions dans le domaine du cinéma et de l’image animée, ainsi que dans celui des arts numériques.

En matière d’enseignement supérieur et de recherche, les premiers ministres soulignent le succès des cotutelles de thèses entre le Québec et la France, qui s’élèvent à 3000 pour la dernière décennie, ainsi que celui des nombreux projets de coopération entre établissements québécois et français.

« Cette impulsion nouvelle que nous souhaitons donner à la relation franco-québécoise doit se nourrir du dynamisme de notre jeunesse, qui se manifeste de manière éloquente déjà à travers les échanges en culture et en éducation, mais également sur le plan de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat », a ajouté la première ministre.

Enjeux de société et de solidarité

Les premiers ministres se félicitent des résultats obtenus dans le cadre de l’Entente en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. Ils invitent les autorités compétentes à poursuivre leur mobilisation, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des arrangements de reconnaissance mutuelle déjà conclus. Ils demandent aux ordres professionnels et autres autorités qui n’auraient pas encore conclu d’arrangements d’intensifier leurs négociations.

Enfin, s’appuyant sur une large consultation, les premiers ministres conviennent de travailler de concert pour que la Francophonie se dote d’une stratégie économique ambitieuse, afin de contribuer à la croissance et à l’emploi, notamment dans les pays du Sud, et de favoriser le développement des échanges Nord-Sud et tripartites.

Le Relevé de décisions sera disponible sur le site Web du ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur.

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Mise en ligne : 15 mars 2013


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