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Garantir l’accès : un défi d’équité, d’efficience et de qualité Le premier ministre Jean Charest et le ministre Philippe Couillard tracent un bilan positif en matière de santé et invitent les Québécois à aller plus loin

Québec, le 16 février 2006 – « Notre gouvernement a inversé la tendance au sein de notre système de services de santé et de services sociaux. Parce que nous croyons à un système de santé public performant et accessible à tous, nous sommes maintenant prêts à aller plus loin et à garantir aux Québécois un accès amélioré aux services. » C’est ce qu’ont déclaré aujourd’hui le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Philippe Couillard, à l’occasion du dévoilement du document de consultation Garantir l’accès : un défi d’équité, d’efficience et de qualité.

Monsieur Charest a rappelé que depuis avril 2003, le gouvernement a engagé un train de mesures qui ont permis de réduire de façon importante plusieurs délais et listes d’attente, de dynamiser l’organisation du réseau et d’améliorer les services aux citoyens. « Nous avons fait de la santé notre première priorité. Nous avons réinvesti de façon importante, nous avons changé l’organisation du réseau et fait en sorte que les intervenants conjuguent leurs efforts au service des citoyens. Aujourd’hui, les Québécois peuvent profiter d’un système de santé en meilleure condition. Nous allons poursuivre nos efforts », a-t-il soutenu.

De son côté, monsieur Couillard a énuméré certaines réalisations majeures du gouvernement en matière de santé :

  • Des investissements supplémentaires de 3 MM $ de dollars depuis 2003;
     
  • Le resserrement de la Loi sur le tabac et abolition de la fumée dans les endroits publics;
     
  • Une meilleure organisation des services avec la création de 95 centres de santé et de services sociaux adaptés à la réalité de chaque territoire;
     
  • Une organisation du travail plus souple avec la diminution du nombre d’unités d’accréditation syndicale (de 3 600 à 900) et la négociation au niveau local de 26 dispositions liées à l’organisation du travail;
     
  • Augmentation de 85 % des admissions en médecine pour le contingent des Québécois, passant de 406 en 1998-1999 à 748 en 2005-2006;
     
  • Le rehaussement du nombre d’admissions en médecine contribuera à ce que le Québec dispose de 3 000 médecins de plus en 2015;
     
  • 25 M$ récurrents depuis 2003 pour désengorger les urgences;
     
  • 12 M$ investis afin de mettre sur pied une trentaine de projets novateurs en matière de soutien résidentiel destinés aux aînés en perte d’autonomie;
     
  • Introduction de la certification obligatoire des résidences privées;
     
  • Une campagne gouvernementale pour la promotion des saines habitudes de vie;
     
  • Un Plan d’action en santé mentale qui mise sur la première ligne et une prévention accrue;
     
  • 105 GMF accrédités et répartis sur près 190 sites cliniques desservent maintenant plus de 730 000 personnes, comparativement à 19 GMF en 2003;
     
  • 12 cliniques-réseau créées sur le territoire de l’Île de Montréal;
     
  • Nouvelle nomenclature de titres d’emploi pour en diminuer le nombre de 500 à 285;
     
  • Création de campus satellites de formation médicale en région (Trois-Rivières, Saguenay);
     
  • Un appui ferme à la modernisation de la médecine universitaire à Montréal avec un investissement de 1,8 MM$ pour les projets du CHUM, du CUSM et du CHU Sainte-Justine;
     
  • Arrivée dans le réseau de la profession d’infirmière praticienne spécialisée, et avancement des travaux pour l’introduction prochaine des infirmières praticiennes de première ligne;
     
  • Création de quatre réseaux universitaires intégrés de santé (RUIS) pour améliorer l’accès aux services spécialisés, notamment en confiant aux RUIS la responsabilité d’offrir des services aux régions dont ils sont responsables;
     
  • Visites d’appréciation de la qualité dans les CHSLD et en centres jeunesse depuis 2005;
     
  • Une diminution des délais d’attente et une augmentation des volumes de chirurgies prioritaires;
     
  • Réduction de 42 % du nombre d’établissements publics, qui est passé de 339 à 195;
  • Des investissements massifs dans le maintien des actifs immobiliers, faisant passer l’enveloppe de 40 M$ annuellement à 110 M$ en 2004-2005, à 165 M$ en 2005-2006 et à 215 M$ en 2006-2007;
     
  • Déploiement de nouvelles unités de médecine familiale (Baie-Comeau, Trois-Rivières, Amos-LaSarre, Maria, Kamouraska-Rivière-du-Loup-Les Basques) et rehaussement d’unités existantes;
     
  • Le nombre de mois en formation décentralisée en région désignée est passé de 2 088 en 2004-2005 à 3 242 en 2005-2006, une augmentation de 55 %;
     
  • Création du poste de Commissaire à la santé et au bien-être;
     
  • 45 000 aînés de plus obtiennent leurs médicaments gratuitement depuis juillet 2005;
     
  • Une meilleure protection des enfants avec l’ajout de la vaccination gratuite contre le pneumocoque en décembre 2004 et contre la varicelle en janvier 2006;
     
  • Augmentation du nombre de médecins étrangers : 58 candidats diplômés hors du Canada et des États-Unis admis en résidence comparativement à 2 en 2002-2003;
     
  • Investissement de plus de 141,5 M$ pour les facultés de médecine des universités McGill, Montréal, Laval et Sherbrooke;
     
  • Fin de la précarité d’emploi pour le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires;
     
  • 62 M$ supplémentaires consacrés au développement des ressources humaines, dont 14 M$ pour les préposés aux bénéficiaires travaillant en soins à domicile et en CHSLD;
     
  • Investissement de 13 M$ pour la rétention du personnel de 55 ans et plus;
     
  • Un plan d’action sur les infections nosocomiales, doublé d’une meilleure connaissance du phénomène, d’une meilleure formation des intervenants et d’une vigilance accrue;
     
  • Vaste déploiement de l’imagerie médicale TEP scan, qui place le Québec en tête au Canada;
     
  • Adhésion à Inforoute Santé du Canada afin d’obtenir des fonds pour l’informatisation du réseau et préparation d’un plan global d’informatisation.

Pour aller plus loin

Fort de ce bilan, qui démontre clairement qu’il est possible d’améliorer notre système public de santé et de services sociaux si l’on y consacre les efforts nécessaires, le gouvernement compte maintenant aller plus loin. Dans ce contexte, le document de consultation présenté aujourd’hui par messieurs Charest et Couillard comporte six chapitres, qui permettent de mesurer les progrès accomplis dans les différentes dimensions du système de santé et de services sociaux et de déterminer certaines pistes de solution qui permettront de continuer à progresser.

Ainsi, le gouvernement soumet trois ordres de proposition à la consultation :

  • La poursuite d’orientations déjà amorcées. La consolidation des actions déjà entreprises porte plus particulièrement sur les services préventifs, les services de première ligne et les services médicaux et hospitaliers. D’autres actions visent à rehausser la qualité des services de santé et des services médicaux.
     
  • Une proposition en réponse au jugement de la Cour suprême du Canada dans le dossier Chaoulli/Zeliotis. Cette proposition prend la forme d’une garantie d’accès définie et encadrée.
     
  • Dans la foulée du rapport Ménard, un questionnement ouvert sur les enjeux liés au financement à plus long terme du secteur de la santé et des services sociaux, dans la perspective d’un plus vaste débat sur l’avenir de nos finances publiques.

Monsieur Charest a soutenu que la discussion qui s’amorce doit renforcer le réseau sociosanitaire québécois et permettre de réaffirmer les valeurs qui l’animent. « Nous avons à maintes reprises réitéré notre engagement envers un système de santé et services sociaux public fort. Les valeurs d’équité et de justice sociale doivent maintenant guider le débat que nous amorçons. Nous poursuivons deux objectifs prioritaires : renforcer et améliorer notre système et, dans cette perspective, répondre au jugement de la Cour suprême. Dans cette démarche, nous invitons les Québécois à faire route avec nous », a conclu le premier ministre.

Une consultation sur ces propositions sera menée en commission parlementaire au cours du mois d’avril. Il est possible de prendre connaissance du document de consultation sur le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux à l’adresse suivante : Ce lien ouvrira une nouvelle fenêtre. www.msss.gouv.qc.ca.

À compter de la semaine prochaine, il sera également possible de se prononcer sur son contenu dans le cadre d’une consultation en ligne accessible sur ce site.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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