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L’énergie pour construire le Québec de demain Le gouvernement dévoile la stratégie énergétique du Québec 2006-2015

Québec, le 4 mai 2006 – « La stratégie énergétique que nous dévoilons aujourd’hui vient confirmer et renforcer notre engagement en faveur du développement durable et de la création de richesse à partir des ressources énergétiques renouvelables. Elle nous permettra de faire du Québec le leader nord-américain dans le domaine des énergies renouvelables », a déclaré le premier ministre du Québec, Jean Charest, lorsqu’il a rendu publique aujourd’hui, avec le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil, la Stratégie énergétique du Québec 2006-2015.

« Avec cette stratégie exhaustive, équilibrée et innovante, le secteur énergétique québécois sera en mesure de faire face aux défis du 21e siècle, en répondant entièrement aux critères du développement durable. Je remercie sincèrement tous ceux et celles qui ont participé à son élaboration. C’est un travail dont ils peuvent être fiers », a affirmé le ministre Corbeil.

« La nouvelle stratégie énergétique indique la voie que le Québec va suivre au cours des dix prochaines années. Elle exprime la vision de notre gouvernement quant au développement de nos ressources et à leur utilisation. Elle engage immédiatement des initiatives qui vont permettre de préparer l’avenir de nos enfants. Le développement de 4 500 MW d’énergie hydroélectrique supplémentaire amènera des investissements de 25 milliards de dollars et la création de 70 000 emplois directs », a précisé le premier ministre.

Le premier ministre a poursuivi : « L’ampleur des projets hydroélectriques sera comparable à la deuxième phase de développement de la Baie-James, un grand chantier dont les effets ont été considérables pour la vitalité économique du Québec. Nous disposons d’un potentiel hydroélectrique capable d’assurer notre sécurité énergétique, de favoriser l’implantation d’industries créatrices de richesse et de générer la capacité d’exporter vers les marchés voisins ».

La Stratégie énergétique québécoise s’articule autour de six grandes orientations :

  • Relancer et accélérer le développement de notre patrimoine hydroélectrique.
  • Développer l’énergie éolienne, filière d’avenir.
  • Utiliser l’énergie de façon plus efficace.
  • Innover en énergie.
  • Consolider et diversifier les approvisionnements en pétrole et en gaz naturel.
  • Moderniser le cadre législatif et réglementaire.

Ces orientations ont guidé l’élaboration des priorités d’action dans cinq grands domaines de l’activité énergétique, c’est-à-dire l’hydroélectricité, l’énergie éolienne, l’efficacité énergétique, les nouvelles technologies énergétiques et les hydrocarbures (voir l’annexe).

« Cet ensemble de mesures constitue une approche cohérente des questions énergétiques et fait la démonstration qu’il est tout à fait possible d’assurer le développement durable du Québec sans pour autant hypothéquer sa prospérité. La nouvelle stratégie énergétique nous permettra de léguer aux prochaines générations un Québec plus prospère et plus confiant, qui sera en mesure de faire face aux défis qui l’attendent », a conclu le premier ministre.

Le texte complet de la Stratégie énergétique du Québec 2006-2015 est accessible sur le site Internet du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (Ce lien ouvrira une nouvelle fenêtre. www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/strategie/).

ANNEXE

L’énergie pour construire le Québec de demain

STRATÉGIE ÉNERGÉTIQUE DU QUÉBEC 2006-2015

 

Les mesures proposées dans la stratégie énergétique du Québec 2006-2015 se répartissent en cinq grands domaines.

Hydroélectricité

  • Développement de 4 500 MW de nouveaux projets hydroélectriques majeurs.
  • 25 milliards de dollars en investissements et création de 70 000 emplois directs.
  • Réalisation accélérée des projets selon une approche « portefeuille » permettant de mener plusieurs projets à terme en parallèle.
  • Entrée en opération accélérée des projets.
  • Satisfaction de la demande intérieure et de l’énergie pour l’expansion ou l’implantation de nouvelles industries créatrices de richesse et d’emplois.
  • Accroissement des exportations une fois nos besoins comblés.
  • Maintien du « bloc patrimonial » d’électricité et engagement envers les projets industriels créateurs d’emplois et de richesse.

Énergie éolienne

  • Réalisation de projets de production éolienne totalisant 4 000 MW de puissance installée, soit quarante fois plus qu’en 2003.
  • Bloc de 500 MW réservé aux régions et aux nations autochtones.
  • Un Québec parmi les leaders nord-américains, avec environ 10 % de la puissance totale installée au Québec appelée à provenir de l’éolien.
  • Poursuite des actions de recherche et développement pour augmenter notre capacité d’intégration de l’énergie éolienne.
  • Mise en place de couplages éolien-diesel pour les réseaux autonomes de production électrique.

Efficacité énergétique

  • Multiplication par huit des objectifs d’efficacité énergétique de l’ensemble des distributeurs de produits énergétiques (électricité, gaz naturel et produits pétroliers) d’ici 2015.
  • Détermination, pour la première fois, de cibles et d’actions dans les produits pétroliers.
  • Économies annuelles de 2,5 milliards de dollars sur la facture énergétique du Québec, sur l’horizon 2015.
  • Émissions évitées de 9,4 millions de tonnes de gaz à effet de serre, annuellement, toujours sur l’horizon 2015.
  • Admissibilité des projets d’efficacité énergétique aux appels d’offres d’Hydro-Québec et révision des politiques tarifaires de la société d’État pour favoriser l’efficacité énergétique et l’équité pour les consommateurs.
  • Rôle élargi pour l’Agence de l’efficacité énergétique et pour la Régie de l’énergie.
  • Adoption par le gouvernement du Québec d’un comportement exemplaire en matière d’économies d’énergie.

Nouvelles technologies énergétiques

  • Encouragements à l’utilisation du biodiesel et de l’éthanol-carburant (produit majoritairement à partir de résidus forestiers ou agricoles).
  • Promotion accrue de la géothermie et du solaire passif.
  • Soutien à la recherche et développement dans les domaines du solaire actif et de l’hydrogène.
  • Encouragements à l’autoproduction et à la production décentralisée de petite envergure.
  • Déréglementation de la distribution des biogaz.

Hydrocarbures

  • Mise en place des conditions nécessaires à la relance de l’exploration du sous-sol québécois, notamment dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent :
    • Des règles environnementales plus strictes et plus complètes entourant l’exploration gazière et pétrolière, suivant les recommandations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement,
    • Discussions avec le gouvernement fédéral en vue d’une entente administrative avec lui, à l’image des ententes obtenues par Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse quand à la propriété de la ressource.
  • Diversification souhaitable des sources d’approvisionnement en gaz naturel, notamment par la mise en place de terminaux méthaniers dans la mesure où les processus d’évaluation sont concluants.

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Mise en ligne : 16 juillet 2015


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