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Le Québec et les Inuits signent une entente-cadre pour la négociation d’une nouvelle forme de gouvernement au Nunavik

Société Makivik

Québec, le jeudi 26 juin 2003 Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, a reçu, à son bureau de Montréal, le président de la Société Makivik, M. Pita Aatami, pour une rencontre au cours de laquelle a été signée une entente-cadre établissant la base des négociations, entre le Québec et les Inuits, qui mèneront à la fusion de certaines institutions et à la création d’une nouvelle forme de gouvernement au Nunavik.

Quelques jours seulement après son entretien avec les chefs des dix nations amérindiennes du Québec, au sommet de l’Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador (APNQL), le 17 juin dernier, cette rencontre avec un représentant de la nation inuite, qui n’est pas membre de l’APNQL, marque une fois de plus la volonté du premier ministre d’établir et de maintenir des relations étroites avec les Autochtones du Québec.

« Notre gouvernement croit aux vertus du dialogue. On ne peut pas espérer établir des relations saines et constructives sans d’abord se parler, entre élus », a expliqué le premier ministre. « Notre engagement de la semaine dernière d’établir avec l’APNQL un forum d’échanges politiques et l’entente-cadre signée aujourd’hui avec les Inuits permettent d’envisager un avenir marqué par des relations de confiance et de respect mutuel entre les Autochtones et le gouvernement du Québec. »

Cette entente-cadre, signée par le président de la Société Makivik, Pita Aatami, et par le ministre déléguée aux Affaires intergouvernementales canadiennes et aux Affaires autochtones, M. Benoît Pelletier, établit un processus formel pour parvenir à une entente finale portant sur la fusion des principales institutions du Nunavik en une seule entité. Elle énonce notamment certains principes prépondérants ainsi qu’un ensemble de sujets devant faire l’objet de négociations. Elle prévoit aussi la mise sur pied d’un mécanisme de consultation des autres groupes autochtones concernés et d’un nouveau régime de financement adapté aux organismes fusionnés.

Une fois l’Administration régionale Kativik, la Commission scolaire Kativik, la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik et le Conseil régional de développement Katujjinik fusionnés en une seule entité unifiée au Nunavik, les parties conviennent d’entreprendre, au cours d'une deuxième étape, des négociations vers une entente supplémentaire pour la création d’une nouvelle forme de gouvernement au Nunavik.

« C'est un pas important en avant pour les Inuits. Il y a trois décennies que nous essayons d’instituer un gouvernement pour le Nunavik. Avec la signature de cette entente-cadre, les gouvernements du Québec et du Canada travailleront de concert avec nous en vue de réaliser notre rêve de longue date et voir un tel gouvernement devenir réalité », a déclaré Pita Aatami.

« La signature de cette entente-cadre marque un point tournant dans nos relations avec les Inuits du Nunavik. La fusion des institutions favorisera un développement harmonieux et plus unifié des services publics de la région. À terme, elle permettra l’atteinte d’une plus grande autonomie gouvernementale pour les Inuits ainsi que pour tous les autres citoyens du Nunavik. Cette entente s’inscrit ainsi en parfaite continuité avec les acquis des trente dernières années tout en ouvrant sur un horizon prometteur pour l’ensemble du Québec », a pour sa part confié le ministre Benoît Pelletier.

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Mise en ligne : 26 juin 2003


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