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Semaine de quatre jours — Le premier ministre du Québec s’engage à améliorer la qualite de vie des familles qui ont de jeunes enfants

Montréal, le vendredi 14 février 2003 - Devant les membres de la Jeune Chambre de commerce de Montréal, le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, a présenté sa vision de la conciliation famille-travail. La semaine de quatre jours pour les jeunes familles est au cœur de cette vision. Cette mesure aurait le mérite de permettre aux parents de jeunes enfants de passer plus de temps en famille et de présenter des avantages intéressants pour les entrepreneurs.

« Dans notre vie moderne, réussir simultanément à élever une famille et à répondre aux obligations du marché du travail constitue un véritable tour de force. Je suis convaincu que la semaine de quatre jours de travail aura pour effet de rehausser substantiellement la qualité de vie des familles québécoises. Un tel aménagement du temps consacré à leurs activités professionnelles fait rêver beaucoup de parents, et le gouvernement du Parti Québécois s’engage à le rendre possible », a déclaré le premier ministre.

La proposition du gouvernement du Québec consiste à offrir à tous les parents d’un enfant de douze ans ou moins la possibilité de prendre, à leurs frais, l’équivalent d’un jour de congé supplémentaire par semaine, sans que ce congé ne vienne réduire leurs protections sociales. Le gouvernement estime qu’environ 100 000 familles pourraient choisir de se prévaloir de cette mesure avant-gardiste.

Le premier ministre croit que la semaine de quatre jours de travail aura un effet positif sur plusieurs aspects de la vie des personnes visées, tant les employeurs que les employés. Il juge que cette approche contribuera, notamment, à augmenter le taux de réussite scolaire chez les enfants. De plus, la diminution du stress des parents que sous-tend cette démarche favorisera un mieux-être et un état de santé amélioré, ce qui aura comme conséquence de réduire le taux d’absentéisme au travail. À moyen terme, cette mesure augmentera la productivité et la compétitivité du Québec en rendant le marché du travail plus attrayant.

Une approche flexible à coût limité pour les entreprises

L’horaire allégé devra être établi conjointement par l’employeur et l’employé, de telle sorte qu’il tienne compte du rythme de l’entreprise. Les modalités d’application de la semaine de quatre jours seront donc déterminées au sein des entreprises elles-mêmes, en fonction de leurs besoins et de leurs contraintes.

Le coût de cette mesure est évalué à environ 100 millions de dollars en cotisations sociales des entreprises. Cet accroissement limité doit être mis en perspective : le 1er janvier 2003, le gouvernement a mis en œuvre, un plan massif de réduction de la taxe sur le capital. Grâce à ce plan, près de 60 % des entreprises québécoises ne paient déjà plus cette taxe. À terme, cette réduction représentera un allégement fiscal de un milliard de dollars.

« Récemment, la firme KPMG a confirmé que, des neuf plus grands pays industrialisés, le Québec était l’endroit le plus avantageux pour implanter et exploiter une entreprise. Je rêve du moment où KPMG effectuera le même exercice et conclura que le Québec est également le meilleur endroit pour élever une famille », a affirmé le premier ministre.

Impact financier de la mesure sur les entreprises

Catégorie

Nombre de familles

Familles qui ont un ou des enfants de 12 ans et moins 

600 000

  • Moins les familles dont

    • l'un des conjoints ou les deux sont à la maison

    • l'un des conjoints travaille dans le secteur public

    • l'un des conjoints travaille à temps partiel

- 400 000

Familles susceptibles de se prévaloir de la mesure 

200 000

Familles qui opteraient pour la mesure (50 %)

100 000

Coût total : 100 millions de dollars (1000 $ par employé)

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Mise en ligne : 14 février 2003


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