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Le premier ministre Charest dresse un bilan très positif des huit premiers mois de son gouvernement

Québec, le 18 décembre 2003 Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, a dressé un bilan très positif des huit premiers mois de son gouvernement.

« Le gouvernement du Parti libéral a accompli un travail colossal en huit mois. Comme nous l’avions souligné à la population durant la campagne électorale, nous étions prêts à gouverner, et nous nous sommes mis à la tâche immédiatement. Nous nous étions engagés à changer les choses et à les faire autrement, nous avons tenu parole », a déclaré le premier ministre.

Un contexte budgétaire extrêmement difficile

Au cours de la première session de son mandat, le gouvernement s’est attaqué immédiatement aux vrais enjeux auxquels est confronté le Québec.

Ce travail a été entrepris dans un contexte budgétaire extrêmement difficile. Dès le début, le Rapport Breton a révélé la très mauvaise situation budgétaire qui avait été léguée par le gouvernement précédent. Mardi dernier, lors de la présentation de la synthèse des opérations financières, le ministre des Finances a indiqué que l’état des finances publiques était encore pire en raison, notamment, de pertes importantes à la SGF et dans les Innovatech.

La santé et l’éducation d’abord

Le gouvernement a clairement fait de la santé la première de ses priorités. Dès son arrivée au pouvoir, une somme de 250 millions de dollars a été injectée en faveur de la santé. Ces fonds ont été affectés prioritairement à la diminution des listes d’attente en chirurgie, au désengorgement des urgences et aux services de soutien à domicile et d’hébergement.

En juin 2003, lors du dernier budget, les crédits attribués à la santé ont été majorés de
7,2 %, soit une hausse de 1,3 milliard de dollars
. C’est un effort tout à fait considérable dans le contexte budgétaire actuel.

Simultanément, des initiatives majeures ont été entreprises pour rendre le système québécois de santé et de services sociaux plus efficace et plus performant. À cet égard, une démarche visant à mettre en place des réseaux locaux de services dans toutes les régions (projet de loi 25) a été rapidement enclenchée. Le gouvernement a également fait adopter le projet de loi 30 afin de réduire le nombre d’unités de négociation dans le secteur de la santé, de manière à introduire plus de souplesse et de flexibilité dans la gestion des ressources humaines, et donc, dans l’octroi des services à la population.

En ce qui a trait à l’éducation, les crédits pour l’année financière 2003-2004 ont été accrus de 400 millions de dollars, soit une hausse de 3,6 %. Parallèlement, le gouvernement a confirmé que le gel des frais de scolarité au niveau universitaire serait maintenu pour le présent mandat.

Le gouvernement a également indiqué son intention de tenir deux forums majeurs de réflexion au cours des prochains mois. Il y aura d’abord une commission parlementaire sur la qualité, l’accessibilité et le financement des universités à compter du 17 février 2004. Un peu plus tard au printemps, un forum sur l’avenir de l’enseignement collégial sera organisé afin de déterminer les orientations des prochaines années.

Enfin, le gouvernement a adopté le projet de loi n°19, qui modifie la Loi sur l’aide financière aux études. Cette modification permettra d’améliorer les services à la clientèle et de moderniser le programme d’aide, pour mieux répondre aux besoins des étudiants. C’est ainsi que les modalités de versements des prêts seront simplifiées.

TRANSFORMER LES FAÇONS DE FAIRE ET LES STRUCTURES, ET AMÉLIORER LA QUALITÉ DE VIE DES QUÉBÉCOIS

Le gouvernement a commencé à établir les bases d’un État plus efficace et donnant de meilleurs services aux citoyens, tout en prenant de premières initiatives afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens.

Les réformes structurelles

Le gouvernement a été élu le 14 avril pour changer les choses et les façons de faire, pour construire un Québec plus performant, bénéficiant d’un État plus efficace.

Dès le départ, le premier ministre a donné un signal clair à cet égard en procédant à une réduction significative de la taille du Conseil des ministres. Le nombre de ministres a été diminué de près du tiers, passant de 36 à 25. Ce Conseil comprend huit femmes, soit la plus forte représentation féminine de l’histoire du Québec.

Au cours de l’été, le gouvernement a entrepris un ambitieux exercice de modernisation de l’État québécois afin de donner de meilleurs services à la population. Il s’agit d’un exercice à long terme, qui va s’étendre tout au long du mandat du gouvernement.

« Les travaux de modernisation sous la gouverne de la Présidente du Conseil du trésor vont bon train. La modernisation de l’État est un exercice incontournable. Nous ne pouvons rester les plus endettés du Canada et les plus imposés d’Amérique du Nord » a déclaré le premier ministre.

Le gouvernement a aussi procédé à la nécessaire révision de l’article 45 du Code du travail (projet de loi 31) afin de mettre la législation québécoise au diapason de celle des autres provinces et de faire en sorte que le Québec soit tout aussi compétitif et concurrentiel.

Par ailleurs, le gouvernement a allégé le poids que représentait, pour les PME, la loi sur la formation de la main-d’œuvre. C’est ainsi que le seuil d’assujettissement de la masse salariale a été porté de 250 000 dollars à 1 million de dollars.

Dès septembre 2003, le gouvernement a ajouté 3 000 nouvelles places dans les garderies. Simultanément, les moyens nécessaires pour consolider le financement des services de garde ont été mobilisés, afin d’en assurer le développement et la pérennité (projet de loi 32, qui fait en sorte que la contribution parentale reflète mieux les coûts réels).

Enfin, le gouvernement a amorcé la réforme des tribunaux administratifs (projet de loi 35), afin de réduire les délais à l’intérieur desquels les contestations déposées par les citoyens sont traitées.

L’amélioration de la qualité de vie des Québécois

Le gouvernement a pris plusieurs initiatives pour améliorer la qualité de vie des québécois. A cet égard, le gouvernement a indexé de 2 %, à partir de janvier 2004, les tables d’impôt et la plupart des crédits d’impôt (le gouvernement consacre ainsi 250 millions de dollars sur une base annuelle à la protection du pouvoir d’achat des contribuables). Le gouvernement a également indexé de 2 % à partir de janvier 2004 l’ensemble des prestations d’aide sociale (coût de 56 millions de dollars sur une base annuelle).

Sur le plan social, le gouvernement a dégagé un budget de 10,7 millions de dollars en mai dernier pour l’aide aux sans-logis (bonification de l’ancien programme d’aide). Le gouvernement a également mobilisé un budget de 30,5 millions de dollars pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale chez les jeunes (ces sommes ont notamment été affectées à la prévention de la pauvreté et au soutien pour le retour aux études).

Enfin, des investissements majeurs ont été consentis dans les infrastructures routières. C’est 930 millions de dollars qui seront ainsi consacrés en 2003-2004 pour l'amélioration du réseau routier québécois. C’est le deuxième plus haut niveau d’investissement des dernières années.

DES MESURES MAJEURES EN FAVEUR DES RÉGIONS

En ce qui a trait aux régions, avec la mise en œuvre immédiate du processus de décentralisation, le gouvernement a entamé une initiative déterminante pour leur avenir. La première étape de ce processus a été franchie, avec le projet de loi confiant aux élus municipaux les clefs de la gouvernance régionale (projet de loi 34 créant les Conférences régionales des élus).

Une série d’interventions ponctuelles en faveur des régions ont également été effectuées (relance de la Compagnie minière Québec Cartier à Port-Cartier, aide financière substantielle à l’industrie bovine, aide aux travailleurs de Mines Jeffrey, notamment).

LA PLACE DU QUÉBEC RENFORCÉE, AU CANADA ET DANS LE MONDE

En matière internationale, le gouvernement ne s’est pas contenté de mots, mais a entamé une action vigoureuse afin de promouvoir les intérêts économiques du Québec (relations bilatérales avec la France – accueils du président Chirac et du premier ministre Raffarin – et les États du Nord-Est des États-Unis).

Le Québec a apporté, par ailleurs, un soutien complet à l’engagement de la 32e Conférence générale de l’UNESCO en vue de préparer une convention internationale sur la diversité culturelle.

Le gouvernement a procédé au sauvetage du Grand prix du Canada, en intervenant rapidement, en concertation avec ses principaux partenaires. Cette intervention efficace a permis de conserver l’activité sportive internationale représentant le plus de retombées pour Montréal et sa région.

De nouvelles relations avec le gouvernement fédéral

L’entente fondatrice du Conseil de la fédération a été signée le 5 décembre dernier à Charlottetown par tous les premiers ministres provinciaux et territoriaux. Ce Conseil est dirigé par les premiers ministres des provinces et territoires, et sa création constitue un outil essentiel pour rendre le système fédéral plus coopératif et plus constructif et pour promouvoir plus efficacement les intérêts du Québec.

Dès juillet 2003, le gouvernement a procédé à la création du Secrétariat d’information et de coopération sur le déséquilibre fiscal, pour que les provinces définissent une approche commune en vue d’obtenir des réponses satisfaisantes à ce problème majeur.

La nouvelle relation que le gouvernement du Québec a établie avec le gouvernement fédéral a permis de débloquer une série de dossiers majeurs (collaboration en matière d’évaluation environnementale coopérative, Accord de mise en œuvre sur un Cadre stratégique agricole et alimentaire, accès aux 250 millions de dollars des Fonds municipaux verts).

DES RÉPONSES ENFIN APPORTÉES À DES QUESTIONS MAL GÉRÉES PAR LE PRÉCÉDENT GOUVERNEMENT

L’un des défis importants auxquels le gouvernement est confronté consiste à corriger et combler plusieurs lacunes et insuffisances des politiques précédentes.

En premier lieu, le gouvernement du Parti libéral a renforcé la base démocratique sur laquelle seront bâties les nouvelles agglomérations (projet de loi 33 et projet de loi 9). Les citoyens de 42 municipalités issues de regroupements non volontaires auront ainsi le droit de se prononcer sur l'avenir de leur communauté locale.

Par ailleurs, le gouvernement a amorcé un examen exhaustif du mandat et du rôle de la SGF et des autres sociétés publiques de capital de risque. Ces sociétés d’État ont effectué de nombreux placements imprudents qui entraîneront des pertes substantielles pour le gouvernement (744 millions de dollars pour la SGF et les Innovatech). Cet examen conduira à une redéfinition de leur mission et de leurs règles de gouvernance.

Les projets d’implantation des nouvelles installations du CHUM et du CUSM traînent en longueur depuis plusieurs mois. Afin d’analyser de façon rigoureuse ces projets, une commission a été créée, coprésidée par les anciens premiers ministres Daniel Johnson et Brian Mulroney (fin du mandat le 27 février 2004).

Enfin, le gouvernement a mis fin à un projet calamiteux, le projet GIRES, un projet mal pensé et mal géré dont les coûts ne cessaient de croître et dont les résultats étaient plus qu’incertains.

CONCLUSION

Le travail effectué par le gouvernement après seulement quelques mois au pouvoir est impressionnant par son ampleur comme par la nature des initiatives prises.

« Malgré les oppositions que tout changement suscite, nous n’avons pas hésité à donner suite à nos engagements. Il s’agit de construire pour l’avenir, et nous avons bien l’intention de garder le cap dans cette direction. Ce travail va se poursuivre et s’amplifier au cours de l’année prochaine. Il sera effectué dans un contexte budgétaire difficile, que nous avons bien l’intention de régler », a mentionné en terminant le premier ministre.

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Mise en ligne : 18 décembre 2003


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