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Réaction du premier ministre du Québec au rapport Romanow

Québec, le vendredi 29 novembre 2002 - « Plutôt que de ramener le financement fédéral de la santé à ce qu’il devrait être, le rapport Romanow recommande une opération de mainmise d’Ottawa sur la santé et repousse à 2005 un réinvestissement un tant soit peu significatif. C’est un rapport qui va clairement à l’encontre des intérêts des Québécois et des Québécoises », a déclaré le premier ministre, M. Bernard Landry, en réaction au rapport Romanow, commandé il y a déjà deux ans par Ottawa.

« Les priorités de réinvestissement et les besoins de financement du Québec sont déjà connus. Ce diagnostic est partagé par nos partenaires. Nous disposons déjà d’un plan d’action clair, précis et lucide, qui porte sur quelques grandes priorités : des services de première ligne accessibles; davantage de services sociaux spécialisés; davantage de soins et de services aux personnes âgées, à domicile comme en centre d’hébergement; un effort sans précédent en prévention; une réduction notable des délais d’attente. Contrairement au gouvernement central, nos régies régionales ont l’expérience nécessaire pour mettre en branle les changements demandés par la population », a poursuivi le premier ministre.

Dans ces conditions, le premier ministre ne comprend pas pourquoi le Québec devrait attendre jusqu’en 2005 pour pouvoir compter sur un financement accru et stable, d’autant plus que le niveau de ce financement est toujours incertain. « Ce que le rapport Romanow propose comme argent neuf serait trop peu, trop tard. Tout ce que nous voulons, c’est obtenir rapidement la marge de manœuvre financière pour mettre en œuvre le plan d’action gouvernemental en matière de santé. Je tiens à rappeler au gouvernement fédéral que la santé est notre priorité au Québec et que les montants d’argent qui nous sont dus seront utilisés à cette fin. Ottawa ne peut prétendre contrôler la santé et n’être qu’un partenaire minoritaire quand vient le temps de payer », a indiqué M. Landry.

Pour sa part, le ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux, M. François Legault, a indiqué que « la Commission n’apporte aucun éclairage utile sur l’organisation des services, puisque la direction à prendre a déjà été tracée par la commission Clair. Par ailleurs, l’une des grandes particularités du système québécois, soit l’intégration des soins de santé et des services sociaux, notamment dans les CLSC, est, à toutes fins utiles, ignorée dans le rapport. »

Le ministre a rappelé les efforts considérables du gouvernement du Québec en matière de saine gestion du réseau et de reddition de comptes. Cela se traduit notamment par des contrats de performance avec les régies régionales et les établissements, ainsi que par la publication de bulletins pour ces derniers. « C’est à sa population et à l’Assemblée nationale que le gouvernement du Québec doit rendre des comptes, et non aux instances centralisées, préconisées par M. Romanow », a déclaré M. Legault.

« C’est le Québec qui connaît le mieux les besoins de la population en matière de santé et de services sociaux. Le rapport de la commission Romanow va tout à fait à contre-courant du consensus québécois qui veut que les décisions sur l’organisation de ces services soient prises le plus près possible des milieux de vie des gens. Aucun premier ministre québécois n’aurait appuyé une telle mascarade du fédéralisme qui amènerait Ottawa à exercer une forme de tutelle du Québec dans un de ses champs de compétence exclusif », a conclu le premier ministre.

Texte de la motion


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Mise en ligne : 29 novembre 2002


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