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Le premier ministre du Québec sollicite une rencontre avec le premier ministre du Canada pour discuter du dossier du bois d’œuvre

Québec, le mardi 7 mai 2002 - Vous trouverez, en annexe, une copie de la lettre que le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, a fait parvenir, hier, à son homologue fédéral, M. Jean Chrétien.

M. Landry sollicite une rencontre pour discuter des mesures à prendre à la suite de la décision du gouvernement américain d’imposer des droits de 27,22 % sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre résineux.

Québec, le 6 mai 2002


Monsieur Jean Chrétien
Premier ministre du Canada
Édifice Langevin
80, rue Wellington
Ottawa (Ontario) K1A 0A2

Monsieur le Premier Ministre,

Le 2 mai dernier était rendue la décision de l’International Trade Commission qui confirmait l’imposition par le gouvernement américain de droits de 27,22 % sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre résineux. Ces droits représentent pour l’industrie québécoise du bois d’œuvre un fardeau estimé à 467 millions de dollars sur la base des exportations de l’année 2001. Au Québec seulement, on compte par milliers les emplois menacés par cette décision.

Les délais avant l’imposition des droits finaux sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre résineux, prévue d’ici le 20 mai 2002, sont très courts et les impacts sur les travailleurs, sur les communautés et sur l’industrie forestière du Québec seront majeurs. Je veux aujourd’hui insister sur le caractère exceptionnel de la situation.

L’industrie québécoise du bois d’œuvre attend elle aussi de votre gouvernement que vous lui apportiez un soutien dont le caractère urgent ne devrait plus être à démontrer. Il est important que la contribution du gouvernement fédéral soit proportionnelle à l’impact économique des décisions du gouvernement des États-Unis.

Dans l’hypothèse d’une reprise des négociations, je suis convaincu que la partie américaine serait plus réceptive à la discussion si elle s’accompagne de mesures vigoureuses de soutien à cet important secteur de l’économie du Québec. D’autant plus que plane une menace de décisions favorables des tribunaux internationaux dans chacune des causes initiées par le Canada.

Le règlement des litiges et le respect des droits commerciaux canadiens sur la scène internationale sont de la responsabilité première du gouvernement fédéral. C’est à ce titre que le gouvernement du Québec, au nom de toute la population québécoise, vous réitère ces demandes qui sont cruciales pour l’avenir des régions du Québec.

En conséquence, je sollicite une rencontre avec vous, pour discuter de cette question, dans les plus brefs délais possible.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.


Bernard Landry


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Mise en ligne : 7 mai 2002


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