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Crise du bois d’oeuvre : Le premier ministre du Québec propose des mesures concrètes au premier ministre Chrétien

Québec, le jeudi 20 juin 2002 - Le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, a rencontré aujourd’hui le premier ministre du Canada, M. Jean Chrétien, afin de lui proposer les mesures nécessaires pour remédier aux effets des droits compensateurs et antidumping imposés par le gouvernement américain à l’industrie québécoise du bois d’œuvre résineux.

« Il existe au Québec un large consensus entre l’industrie forestière, les communautés locales et les autres intervenants touchés par la question du bois d’œuvre. C’est d’une seule voix que le Québec demande au gouvernement fédéral de mettre en place un plan d’action cohérent, à la mesure des dommages causés par la décision américaine. La situation est urgente et le gouvernement canadien doit donc agir rapidement, conformément à ses responsabilités dans le domaine du commerce international et compte tenu des moyens financiers qui sont à sa disposition », a déclaré le premier ministre Landry.

Dans le cadre de cette rencontre, le premier ministre a proposé une série de mesures à court terme de soutien aux travailleurs et aux entreprises élaborée par le gouvernement du Québec, après consultation de ses partenaires. Le coût de ces mesures est estimé à 136 millions de dollars par an. « Le gouvernement du Québec est disposé à collaborer avec le gouvernement fédéral à l’implantation efficace de ces mesures : ce sont l’intérêt des travailleurs et des communautés et la vitalité de l’industrie qui doivent primer. Le gouvernement fédéral doit aussi s’attendre à mettre en œuvre d’autres mesures à moyen terme, à la hauteur des effets qui seront provoqués par les mesures américaines », a précisé M. Landry.

Le gouvernement du Québec estime que l’imposition par le gouvernement américain des droits moyens de 27,22 p. 100, dont le coût est estimé à 467 millions de dollars annuellement pour le Québec, pourrait provoquer une baisse de 10 p. 100 de la production québécoise de bois d’œuvre résineux. Cette baisse d’activité met en péril quelque 5 400 années-personnes et pourrait ainsi affecter 12 800 travailleurs québécois, avec des répercussions majeures sur certaines régions dont l’économie dépend particulièrement dépendante de la forêt.

« Il est essentiel et urgent que le gouvernement du Canada montre clairement au gouvernement des États-Unis qu’il ne laissera pas une baisse temporaire de compétitivité se transformer en dommages permanents pour l’industrie du bois d’œuvre. Nous devons exiger le maintien du libre accès de nos produits au marché américain. », a rappelé le premier ministre du Québec.


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Mise en ligne : 20 juin 2002


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