Gouvernement du Québec

Premier ministre

Restaurer la taille du texteAugmenter la taille du texte

La région de la Gaspésie- Îles-de-la-Madeleine se tourne vers de nouveaux créneaux d’excellence pour accélérer son développement économique

Gaspé, le lundi 16 décembre 2002 - Entouré de plusieurs partenaires régionaux, de présidents de grandes sociétés d’État et de collègues de l’Assemblée nationale, le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, était de passage à Gaspé, aujourd’hui, pour annoncer une série de gestes concrets visant à renforcer et à accélérer le développement économique de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Québec et ses partenaires signent un ACCORD

Le premier ministre, le ministre d’État à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, M. Rémy Trudel, le président du conseil et chef de la direction de la Société générale de financement (SGF), M. Claude Blanchet, et le président du comité régional ACCORD de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, M. Henry Le May, ont signé une entente ACCORD sur le développement de créneaux d’excellence. La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine pourra ainsi jouer un rôle majeur dans l’économie nord-américaine.

Les créneaux d’excellence identifiés sont : les ressources, sciences et technologies marines, le récréotourisme santé et nature. De plus, l’énergie éolienne a été reconnue comme un créneau d’excellence en émergence. Enfin, les produits forestiers à valeur ajoutée (sapin et peuplier faux-tremble), dont le potentiel de développement n’a pas encore été établi, seront examinés comme créneau possible (voir fiche technique).

« En signant ce premier ACCORD en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le gouvernement du Québec donne déjà une suite au Rendez-vous national des régions. Voilà une initiative qui témoigne de notre vision renouvelée du développement régional. Nous voulons que la capacité de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine à innover, à se mobiliser et à se démarquer se fasse principalement sentir dans les créneaux de son choix », a déclaré le premier ministre.

« Cet engagement, partagé par les différents ministères touchés, entraînera un meilleur développement économique et une amélioration de la qualité de la vie. Les partenaires du Comité mobiliseront les acteurs régionaux du milieu des affaires et des institutions de recherche et d’enseignement, ainsi que d’autres partenaires. L’appui de la collectivité est crucial pour mener à terme le projet », a pour sa part indiqué le ministre Rémy Trudel.

La SGF entend intensifier son rôle dans le développement de projets industriels en région et elle participera activement à cet ACCORD. « Cette démarche permet aux différents acteurs économiques de la région de mieux comprendre la dynamique et les interrelations industrielles de même que les rapports à établir avec des filières à l’étranger. Il ne s’agit pas ici de faire de la mono-industrie, mais bien de « turbocharger » des créneaux de développement économique qui auront des retombées positives sur toute la région », a souligné M. Claude Blanchet.

« La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine sont reconnues à travers le monde pour le niveau d’expertise de leurs équipementiers et également pour leur façon innovatrice d’aborder le secteur, qui se détache de plus en plus de l’approche traditionnelle », a expliqué M. Henry Le May.

« Depuis quatre ans, la situation économique de la Gaspésie et des Îles s’est améliorée, notamment grâce aux efforts et à la détermination des hommes et des femmes de la région. Bien sûr, il reste encore du travail à faire, mais ensemble nous relèverons les défis avec succès », a indiqué le ministre responsable de la région, M. Maxime Arseneau.

Des investissements de 1,7 milliard de dollars pour l’énergie verte

En présence de la ministre déléguée à l’Énergie, Mme Rita Dionne-Marsolais, et du président-directeur général d’Hydro-Québec, M. André Caillé, le premier ministre a également présenté sa vision du développement de la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne.

Lors du Rendez-vous national des régions, le gouvernement a pris l’engagement de créer une véritable filière industrielle éolienne et de susciter des investissements de l’ordre de 1,7 milliard de dollars au cours des dix prochaines années dans l’Est du Québec. Pour répondre à cet objectif, deux appels d’offres seront lancés au cours des prochains mois pour une capacité totale de 1 000 MW d’énergie éolienne.

« Le gouvernement poursuit deux objectifs : accroître sa capacité de production d’énergie propre et renouvelable tout en favorisant l’implantation d’installations de fabrication d’éoliennes et de leurs composantes qui puissent desservir non seulement le Québec, mais aussi une partie du marché nord-américain en pleine expansion », a déclaré le premier ministre.

À un premier bloc de 200 MW, dont le premier appel d’offres sera lancé en avril 2003, s’ajoutera un second bloc de 800 MW qui sera comblé par tranches de 100 MW. Ce dernier bloc sera réservé aux promoteurs qui implanteront des installations de fabrication d’éoliennes ou de composantes d’éoliennes au Québec. De plus, un décret sur les préoccupations économiques, sociales et environnementales du gouvernement indique que les projets soumis devront maximiser les retombées économiques pour la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et la MRC de Matane sur les plans de la création d’emplois et des investissements.

« Par cette action, nous voulons attirer des investisseurs et maximiser les retombées économiques pour la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et la MRC de Matane. D’après les premières estimations, chaque tranche de 100 MW d’équipements éoliens fabriqués ici nécessitera la création de 500 emplois directs et indirects tandis que la gestion et l’entretien de l’ensemble des parcs d’éoliennes généreront près d’une centaine d’emplois », a mentionné la ministre Rita Dionne-Marsolais.

« Nous achetons déjà 102 MW d’énergie éolienne, ce qui fait d’Hydro-Québec et de la Gaspésie des championnes de l’éolienne. Avec les 1 000 MW additionnels annoncés aujourd’hui, le message que nous lançons est que nous voulons le demeurer! », a soutenu M. Caillé. Ces achats permettront également de diversifier le portefeuille de production d’Hydro-Québec, dont la capacité installée est actuellement à 93 % hydroélectrique.

Assurer la mise en valeur du potentiel gazier dans l’Est du Québec

Le premier ministre et la ministre déléguée à l’Énergie, Mme Rita Dionne-Marsolais, ont profité de leur passage à Gaspé pour réitérer leur demande et exiger qu’Ottawa s’engage formellement, à court terme, à régler la question de l’exploration et de l’exploitation pétrolières et gazières dans le golfe du Saint-Laurent. Les données sismiques recueillies jusqu’ici indiquent clairement qu’il pourrait y avoir jusqu’à 2 milliards de barils de pétrole ou son équivalent en gaz naturel dans le golfe du Saint-Laurent, de quoi satisfaire la demande québécoise de gaz pour les 25 prochaines années.

« L’injustice du gouvernement central doit cesser. J’ose croire que ce gouvernement est aussi désireux que le mien d’assurer le plein développement de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Il ne manque que la volonté politique d’Ottawa pour que des forages débutent dès l’été 2003 et que se concrétisent les 4 000 emplois et les 4 milliards de dollars d’investissement associés au développement de ce potentiel », a conclu M. Bernard Landry.


- 30 -


Mise en ligne : 16 décembre 2002


Accessibilité   |   Politique de confidentialité   |   Droits d’auteur

Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017