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Le Québec et les inuits signent une entente de partenariat pour accélérer le développement du Nunavik

Logo de la Société MakivikTasiujaq, le mardi 9 avril 2002 - Le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, le ministre d’État à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, M. Rémy Trudel, le président de la Société Makivik, M. Pita Aatami, et le président de l’Administration régionale Kativik, M. Johnny N. Adams, ont procédé ce matin, à Tasiujaq, à la signature d’une entente de partenariat entre le gouvernement du Québec et les Inuits du Nunavik. Cette entente vise à accélérer le développement économique et communautaire du Grand Nord québécois.

D’une durée de 25 ans, cette entente a été conclue à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de la Société Makivik, en présence de représentants des quatorze communautés inuites et des principaux acteurs socio-économiques du Nunavik. À cette occasion, le premier ministre était accompagné également de M. Michel Létourneau, ministre délégué aux Affaires autochtones et au Développement du Nord québécois, ainsi que de M. André Caillé, président-directeur général d’Hydro-Québec.

« Cette entente entre le gouvernement du Québec et les Inuits s’appuie sur la relation de confiance que nous avons édifiée au cours des dernières années. Elle vient sceller notre volonté d’élaborer ensemble une vision commune du développement du Nunavik. Ce partenariat donnera un nouvel essor à cette région nordique du Québec et elle offre le potentiel nécessaire pour entraîner des retombées économiques considérables pour le Nunavik et pour le Québec tout entier », a déclaré le premier ministre.

« Ce que nous réalisons aujourd’hui est le commencement d’un partenariat authentique et étroit entre le gouvernement du Québec et les Inuits. Cette entente démontre que, tout comme le gouvernement du Québec, nous avons réalisé la nécessité d’établir un nouveau partenariat. Cette entente illustre le niveau élevé de coopération, de compromis et de confiance qui s’est développé entre nous », a souligné M. Pita Aatami.

Accélérer le développement hydroélectrique du Nunavik

Plusieurs sites à fort potentiel hydroélectrique ont été répertoriés au Nunavik. Des études préliminaires indiquent que ce potentiel pourrait atteindre de 6 300 MW à 7 200 MW. Si ce potentiel est pleinement réalisé, sa mise en valeur se traduira par des investissements de l’ordre de 18 milliards de dollars et créera, en ce qui concerne le nombre d’emplois directs et indirects liés à la construction des centrales hydroélectriques et à la fabrication des équipements, l’équivalent de 50 000 années-personnes dans l’ensemble des régions du Québec sur plusieurs années.

Dans le cadre de l’entente signée aujourd’hui, les Inuits s’engagent à travailler avec le gouvernement du Québec pour favoriser la mise en valeur de ces ressources. De son côté, le Québec, par l’entremise de sa société Hydro-Québec, consacrera 50 millions de dollars à la réalisation d’études économiques, techniques et environnementales afin d’évaluer ce potentiel et sa mise en valeur éventuelle.

« Cette entente ouvre un tout nouvel horizon. Hydro-Québec collaborera étroitement avec la communauté inuite du Nord québécois. La communauté souhaite le développement du potentiel hydroélectrique du territoire. C’est donc ensemble que nous évaluerons si les projets sont acceptables sur le plan environnemental et s’ils sont rentables », a pour sa part ajouté M. André Caillé.

Favoriser une plus grande prise en charge par les Inuits de leur développement économique et communautaire

L’entente prévoit que les Inuits prendront en charge les responsabilités en matière de développement économique et communautaire jusqu’à maintenant assumées par le gouvernement du Québec, dans le cadre de la Convention de la Baie-James et du Nord du Québec. À cet effet, le gouvernement du Québec versera une somme de 7 millions de dollars en 2002-2003, de 8 millions de dollars en 2003-2004 et de 15 millions de dollars annuellement par la suite. Pour la durée de l’entente, c’est donc plus de 360 millions de dollars qui seront versés aux Inuits.

« L’entente favorise ainsi une plus grande prise en charge par les Inuits de leur développement économique et communautaire. Elle procure aussi des moyens supplémentaires aux organisations qui, sur place, doivent répondre aux besoins de la population », a mentionné M. Rémy Trudel.

Simplifier et rendre plus efficace le financement versé à l’Administration régionale Kativik et aux villages nordiques

Au plus tard le 1er janvier 2004, le gouvernement du Québec regroupera à l’intérieur d’une seule enveloppe les montants qu’il verse à l’Administration régionale Kativik. La même approche sera appliquée aux villages nordiques. Présentement, ce sont plusieurs ministères et organismes qui versent ces montants à partir d’une multitude de programmes. La gestion de ces fonds sera donc simplifiée. En particulier, l’Administration régionale Kativik et les villages nordiques auront une plus grande autonomie pour établir leurs priorités d’intervention et réaliser leurs mandats à l’intérieur de leurs responsabilités respectives. À cet égard, ils devront maintenir le niveau général des services qu’ils offrent actuellement à leurs citoyens.

Financement de projets prioritaires

Enfin, le Québec convient de réaliser un certain nombre de projets prioritaires, certains découlant de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois pour améliorer les infrastructures et les services publics du Nunavik. Ces projets donneront lieu à des investissements qui totaliseront 115 millions de dollars au cours des dix prochaines années.

En conclusion, M. Johnny N. Adams a indiqué : « Je peux aujourd’hui affirmer que la signature de cette entente marque le début d’une ère nouvelle et renforce nos relations harmonieuses avec le gouvernement du Québec. Les défis qu’elle pose sont tout aussi immenses que le territoire du Nunavik. »


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Mise en ligne : 9 avril 2002


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