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Les premiers ministres Grimes et Landry annoncent la poursuite des négociations sur la valorisation des ressources hydroélectriques de Gull Island au Labrador

Halifax, le jeudi 1er août 2002 - M. Roger Grimes, premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, et M. Bernard Landry, premier ministre du Québec, ont annoncé aujourd’hui s’être entendus sur les principes qui sous-tendront toute entente éventuelle entre les deux gouvernements sur le développement du projet hydroélectrique de Gull Island, au Labrador. Les deux premiers ministres ont mandaté leurs représentants respectifs pour poursuivre les négociations au cours des prochaines semaines, afin de déterminer si une entente fondée sur ces principes est possible. Il est prévu de faire le point sur les discussions au début de l'automne.

Les principes qui serviront de base à toute entente à venir sont les suivants :

  • le développement du projet de Gull Island produisant 2 000 mégawatts;

  • la propriété exclusive des installations de production et de transmission au Labrador reviendra à Terre-Neuve-et-Labrador;

  • un contrat à long terme reflètera la juste valeur des ressources et le partage équitable des risques, incluant un mécanisme d’indexation qui assurera que le prix reflétera la valeur de l’électricité au fur et à mesure qu’elle varie avec le temps;

  • l’achat par Hydro-Québec de toute l’électricité produite par le projet, mais Terre-Neuve-et-Labrador pourra exercer des droits de rappel;

  • la maximisation des retombées économiques et de la création d’emplois pour Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec;

  • une participation réelle des Innus dans le développement;

  • la mise en œuvre du projet dans le respect de l’environnement.

Les deux gouvernements partagent un même intérêt dans la mise en œuvre d’un projet fondé sur des principes auxquels adhèrent les populations de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec, et réalisé d’une manière respectueuse de l’environnement et des autochtones. « Nous profiterons tous des retombées économiques et environnementales qui découleront de cet important projet de valorisation d’une énergie renouvelable » ont déclaré MM. Grimes et Landry.

« Nous reconnaissons également qu’une participation autochtone substantielle constitue un élément clé de la réussite du projet. » En plus de reprendre les pourparlers, les deux gouvernements poursuivront leurs consultations avec les Innus résidant sur leur territoire respectif.

« Bien que le projet comporte de nombreux aspects complexes, nous sommes confiants d’avoir suffisamment d’intérêts communs pour en arriver à une entente, si nous respectons les principes d’équité et de transparence au cours de nos négociations », ont affirmé les deux premiers ministres.

M. Grimes a déclaré : « Nous avons l’avantage de la connaissance acquise au cours de nos précédentes négociations avec le Québec et notre évaluation des options de développement pendant l’intérim qui s’est écoulé depuis l’an 2000. En fonction de cette connaissance, je suis très encouragé par ce qu’a dit M. Landry aujourd’hui. »

Le premier ministre Landry a ajouté : « C’est une nouvelle occasion de partenariat entre Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec. Nous sommes conscients d’être tous deux dans la position unique de pouvoir amener à la table les éléments essentiels à la concrétisation de ce projet. »

Fiche d’information

Le projet hydroélectrique de Gull Island

Le projet hydroélectrique de Gull Island est situé à 225 km en aval des chutes Churchill, sur la rivière Churchill, au Labrador, soit approximativement à 300 km de la frontière entre le Québec et le Labrador.

Le projet

  • Un barrage hydroélectrique de 100 m de hauteur, muni de quatre turbines pour une capacité totale de production d’environ 2 000 MW
  • Superficie du réservoir : 200 km²
  • Territoire inondé : 85 km²
  • Coût estimé du projet (barrage et lignes de transmission) : 4 milliards de dollars
  • Le projet hydroélectrique de Gull Island doit préalablement être soumis aux processus environnementaux qui s’appliquent
    (et qui nécessitent approximativement trois ans).
  • Échéancier estimé de construction : six ans

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Mise en ligne : 1er août 2002


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