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« L’histoire de Marcelle Ferron est celle de la couleur et de la lumière luttant contre l’obscurité »

Québec, le lundi 19 novembre 2001 - En apprenant le décès de Mme Marcelle Ferron, le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, et la ministre d’État à la Culture et aux Communications, Mme Diane Lemieux, se sont dits très peinés de la disparition de cette femme de talent, de vision et d’engagement.

« Marcelle Ferron a joué un rôle unique aussi bien dans l’histoire de nos arts visuels qu’au plan de l’entrée du Québec dans la modernité. Le Québec se souviendra toujours de cette femme à l’œil clair et à la pensée leste, qui voulait mettre l’art au service de ses concitoyennes et de ses concitoyens. Ce n’est pas un hasard si les Montréalais, quelle que soit leur origine, aiment et admirent la verrière du métro Champ-de-Mars. L’œuvre de Marcelle Ferron porte la signature d’une artiste dont l’envergure d’esprit transcendait les cultures. Le Québec lui doit beaucoup », a déclaré le premier ministre.

« L’immense talent de Marcelle Ferron lui faisait toucher avec un égal bonheur et un même éclat à tous les médias. De la sculpture à la gravure en passant par le vitrail, un art consommé qu’elle possédait à un niveau de perfection inégalé, cette artiste a produit une œuvre remarquable. Animée d’une personnalité forte, passionnée et généreuse, c’était une femme d’engagement, et elle ne manquait aucune occasion de lutter contre les injustices et de se porter à la défense des plus démunis. L’histoire de Marcelle Ferron est celle de la couleur et de la lumière luttant contre l’obscurité », a souligné la ministre Lemieux.

Née le 29 janvier 1924, à Louiseville, Marcelle Ferron a signé le célèbre manifeste du Refus global, considéré aujourd’hui comme un document fondateur du Québec moderne. Elle a été l’une des rares femmes du groupe des Automatistes à avoir connu une carrière internationale. Son caractère combatif, son énergie légendaire et sa capacité unique à reproduire dans ses œuvres les variations chromatiques et les nuances de la lumière lui ont permis de percer à une époque où les femmes étaient très peu nombreuses dans les arts visuels au Québec. Ses réalisations lui ont valu de nombreux hommages et récompenses. Ainsi, en 1961, elle a été l’une des premières femmes à recevoir la médaille d’argent à la Biennale de São Paulo, elle a reçu la médaille de l’Ordre national du Québec en 1985, et, en 1983, elle a été la première femme lauréate du prix Paul-Émile-Borduas.

M. Landry et Mme Lemieux tiennent à exprimer leur très vive sympathie à la famille de Mme Ferron.

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Mise en ligne : 19 novembre 2001


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