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Bernard Landry annonce un plan d’action pour le progrès de la nation

Québec, le jeudi 22 mars 2001 - Le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, a prononcé aujourd’hui le discours d’ouverture de la 2e session de la 36e législature à l’Assemblée nationale. Il en a profité pour faire connaître les grandes orientations et les priorités du nouveau gouvernement.

Le Québec est une nation

« Plus qu’à aucun autre moment de notre histoire, il est admis que le Québec forme une nation. Une nation civique, inclusive et qui transcende toute forme d’ethnicité. » D’entrée de jeu, M. Landry stipule donc dans son discours qu’il entend faire de ce constat une prémisse de l’action gouvernementale.

Un des grands défis de la nouvelle équipe ministérielle, c’est celui de maintenir le cap sur la prospérité, de l’étendre à l’ensemble des régions du Québec et de la partager équitablement entre les personnes. Le nouveau gouvernement sera d’abord celui de la solidarité, avec deux grands chantiers clairement définis : la lutte contre la pauvreté et le développement régional.

Une solidarité sociale

Le gouvernement adoptera une véritable stratégie de développement social qui sera axée sur des partenariats entre divers groupes de la société. Elle aura pour objectif de favoriser la participation de toutes et de tous au développement de la société par l’éducation, par l’emploi, par l’exercice de la citoyenneté, par le partage de la richesse et la lutte contre les inégalités, par l’amélioration de la santé et du bien-être des personnes, par le respect des droits et la protection des personnes.

Cette stratégie sera assortie d’un plan d’action de lutte contre la pauvreté qui proposera des mesures à court, moyen et long terme portant sur la prévention et sur l’aide directe aux plus vulnérables. Les grandes orientations de ce plan seront : le soutien aux familles, particulièrement les familles les plus démunies; des mesures d’appui pour l’insertion en emploi des chômeurs de longue durée et des jeunes prestataires de la sécurité du revenu et une politique de formation continue; et, finalement, une dynamisation de l’économie sociale.

En matière d’emploi, le gouvernement fera preuve d’audace et de détermination. C’est une lutte qui logera à l’enseigne de la solidarité, et les actions seront réparties sur l’ensemble du territoire québécois. Le gouvernement exercera entre autres une vigilance accrue pour éviter les pénuries de main-d’œuvre dans certains secteurs.

Les régions : des pôles nationaux de développement

Parce qu’elles sont le fer de lance d’un Québec fort et prospère, les régions ressources recevront une attention particulière. Le gouvernement élaborera pour elles une stratégie nationale de développement passant par la mobilisation de tous les acteurs, du plus petit au plus grand. M. Landry est persuadé que le moment est venu de donner aux régions ressources l’impulsion nécessaire pour qu’elles prennent leur place dans la nouvelle économie. Le gouvernement misera sur la consolidation du secteur des ressources naturelles et sur la croissance dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire, des pêches et de l’aquaculture. Il entend soutenir plus énergiquement les industries de deuxième et troisième transformation de même que le tourisme, un important levier de développement régional.

Le gouvernement intensifiera ses efforts pour diversifier l’économie des régions, notamment à travers l’action du Fonds de diversification économique, et il complètera la mise en place de la Financière agricole du Québec, un tout nouveau modèle de partenariat.

Le premier ministre estime que les changements à venir doivent se faire dans la continuité. Ainsi, parce que le travail amorcé est déjà considérable, les grandes réformes entreprises seront consolidées, notamment dans les domaines de la santé, de la famille et de l’enfance, de l’éducation et des affaires municipales.

La santé : une accessibilité accrue

Dans le secteur de la santé et des services sociaux, l’accent sera mis sur l’élargissement de l’accessibilité générale aux services, principalement sur les services de première ligne. Le gouvernement ira de l’avant pour constituer des groupes de médecine familiale et instaurer la carte à puce, qui sera une réalité d’ici quelques années.

L’éducation : un pilier de la solidarité sociale

Le gouvernement poursuivra avec dynamisme et détermination l’important chantier déjà mis en route dans le secteur de l’éducation. Cette démarche s’appuiera sur la mobilisation, la responsabilisation et la collaboration de tous : les élèves, les parents, les enseignants et tous les intervenants de la communauté éducative. Le premier ministre est confiant que ce virage décisif sera réussi. Les améliorations que le gouvernement souhaite apporter au système d’éducation seront réalisées en tenant compte des suites du Sommet du Québec et de la jeunesse qui sont déjà en cours de réalisation.

Famille et enfance

Le gouvernement du Québec entend agir pour l’avenir. Ainsi les enfants et les familles continueront-ils d’être au cœur de l’action gouvernementale. Le déploiement en régions des services de garde à tarif réduit, l’aide financière à la famille par le biais des allocations et de la fiscalité, de même que l’établissement d’un régime d’assurance parentale mieux adapté aux familles québécoises figurent parmi les importants projets à mener à terme.

Ce ne sont là bien sûr que les principales orientations. Le gouvernement accordera aussi toute l’attention nécessaire au rayonnement de la culture sur les scènes nationale et internationale; à la situation de la langue; à l’épanouissement de la jeunesse québécoise; à l’environnement, notamment par l’adoption d’une politique nationale de la gestion de l’eau; à la lutte contre le crime organisé; à l’intégration des nouveaux arrivants; aux droits de la communauté anglophone; au renforcement des structures de concertation supranationale; et au rayonnement du Québec à travers le monde.

La question nationale

Le gouvernement croit que le projet de faire du Québec un État indépendant et souverain est celui qui doit être privilégié. Dans un souci de transparence et pour alimenter la réflexion de toutes les Québécoises et de tous les Québécois sur les options qui s’offrent au Québec, M. Landry a demandé la mise à jour des études réalisées dans le cadre des travaux de la commission Bélanger-Campeau et de la Commission d’étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté. Il a également créé la Commission d’étude sur le déséquilibre fiscal. Cette commission sera présidée par M. Yves Séguin, l’ancien ministre du Revenu dans le dernier gouvernement de Robert Bourassa, et elle sera chargée de faire rapport sur la question du déséquilibre fiscal qui prévaut entre le gouvernement fédéral et le Québec et sur les façons d’y remédier.

Le premier ministre tient à souligner que, dans l’exercice d’une éventuelle souveraineté, le gouvernement continuera d’explorer la voie d’un nouveau partenariat avec le Canada, notamment sur le modèle d’une nouvelle union de type confédéral inspirée de l’expérience européenne.

« C’est dans cet esprit d’ouverture et de solidarité que le gouvernement du Québec veut poursuivre le débat sur notre avenir politique et en même temps gouverner de façon efficace, dans l’entraide, l’équité, et avec le plus haut sens de ses multiples responsabilités », a conclu le premier ministre.


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Mise à jour : 22 mars 2001


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