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Québec intensifie son action en matière de lutte contre la pauvreté

Québec, le vendredi 15 juin 2001 - Le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, le ministre d’État au Travail, à l’Emploi et à la Solidarité sociale, M. Jean Rochon, et la ministre déléguée à la Lutte contre la pauvreté et l’exclusion, Mme Nicole Léger, ont annoncé aujourd’hui des moyens pour intensifier l’action en matière de lutte contre la pauvreté.

Dès maintenant, des investissements significatifs Ainsi, le gouvernement du Québec utilisera dès maintenant des sommes provenant de la réserve de solidarité sociale de 100 M$, prévue dans le dernier budget, pour répondre à des besoins précis et essentiels, soit le logement et l’alimentation.

« Nous avons choisi d’agir pour combler des besoins qui font clairement consensus au sein de toute la société. Notre préoccupation première est d’améliorer les conditions de vie des plus pauvres, de favoriser leur autonomie et de faire en sorte que l’ensemble des Québécoises et des Québécois disposent des moyens nécessaires pour faire des choix et pour participer activement à la vie de leur communauté », a déclaré le premier ministre.

En effet, le ministre d’État au Travail, à l’Emploi et à la Solidarité sociale, M. Jean Rochon, a annoncé qu’une partie importante de la réserve sera consacrée à la construction d’unités de logement social pour les personnes les plus démunies. Le montant précis sera connu au mois d’août prochain, lorsque les discussions en cours avec le gouvernement fédéral seront achevées. Cette somme sera gérée par la Société d’habitation du Québec.

De plus, un montant de 21 M$, réparti sur trois ans, sera alloué au soutien alimentaire des élèves afin que les écoles du Québec les plus défavorisées, du niveau secondaire, bénéficient dès septembre d’une aide pour améliorer l’alimentation des jeunes. Ces efforts viendront consolider le travail déjà fait dans certaines écoles en matière de soutien alimentaire par le ministère de l’Éducation en collaboration avec des organismes du milieu.

En outre, une somme de 3,8 M$ sera accordée sur deux ans au Club des petits déjeuners du Québec pour lui permettre d’étendre son action à 100 nouvelles écoles primaires au cours de ces deux années. Grâce à cette contribution, c’est 10 000 enfants de plus qui pourront entreprendre leur journée avec un déjeuner complet.

Enfin, une somme de 10 M$ sera octroyée pour la mise en œuvre d’un programme de sécurité alimentaire qui soutiendra des interventions tels la mise sur pied de cuisines collectives, la création de coopératives alimentaires et de regroupements d’achats, la création de jardins collectifs ou d’autres projets du même type. Ce programme, qui vise à améliorer l’autonomie des familles quant à leur situation alimentaire, sera géré en région par le réseau de la santé et des services sociaux et ses partenaires.

En marche vers une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté

De plus, M. Rochon a lancé le mouvement de mobilisation de toute la société québécoise pour l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté. Il a jeté les bases de discussion en présentant les pistes d’action contenues dans le document intitulé Ne laisser personne de côté!

« Avec les orientations et les perspectives d’action en matière de lutte contre la pauvreté que nous soumettons comme base de discussion, nous souhaitons susciter la mobilisation de tous les acteurs de la société en faveur des personnes les plus démunies », a précisé M. Rochon.

Les sept grandes orientations proposées sont :

  • créer la richesse, la partager et développer l’emploi pour lutter contre la pauvreté;

  • miser sur la valorisation du travail ainsi que sur le potentiel des personnes et des collectivités;

  • favoriser une prise en charge locale et mobiliser la société civile autour de la lutte contre la pauvreté;

  • agir sur toutes les dimensions de la pauvreté de manière intersectorielle;

  • prévenir la pauvreté par une intervention précoce auprès des enfants;

  • améliorer et adapter le filet de sécurité sociale;

  • cibler nos actions et les adapter aux individus, aux groupes et aux territoires les plus pauvres.

En rapport avec cette dernière orientation, des travaux pour adapter, harmoniser et intégrer les approches visant les groupes et les territoires davantage touchés par la pauvreté sont en cours. Ces travaux portent notamment sur les familles à faible revenu, les jeunes sous-scolarisés, les immigrants récents vivant des difficultés particulières d’intégration au marché du travail, les membres des minorités visibles, les personnes vivant des contraintes importantes, les territoires à concentration de pauvreté. Un comité interministériel composé de représentantes et de représentants de plusieurs ministères a été formé à cet effet.

Rassembler les idées

Outre les fruits de ces travaux et de la démarche de validation auprès des groupes visés, l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté sera alimentée par l’apport d’un comité conseil regroupant des partenaires issus de tous les horizons de la société. De plus, un groupe de députés de différentes régions du Québec (voir la liste en annexe) a été formé pour contribuer aux travaux et pour participer à la démarche de validation et de mobilisation. Finalement, des travaux de recherche-action viendront soutenir les efforts de ces trois groupes en documentant les pistes d’action les plus prometteuses.

« Pour parvenir à faire reculer la pauvreté, le gouvernement ne peut agir seul. C’est pourquoi autant les paliers politique, administratif et scientifique que les partenaires socioéconomiques et les groupes visés sont invités à apporter leur contribution afin que nous puissions ensemble agir efficacement sur toutes les dimensions de la pauvreté », a déclaré Jean Rochon.

Une démarche de mobilisation et de validation

Ne laisser personne de côté! constitue le signal de départ d’une démarche de mobilisation et de validation sur les orientations et des perspectives d’action auprès des groupes de toutes les régions du Québec. La démarche s’appuiera sur le dynamisme des régions du Québec et celles-ci seront invitées à se mobiliser pour définir les actions prioritaires visant à faire reculer la pauvreté et les moyens à mettre en place pour créer un environnement stimulant et pour soutenir leurs actions.

Ainsi, dès le début de l’automne, une tournée des régions du Québec sera entreprise et les groupes visés seront appelés à réagir au document et à s’en inspirer pour définir leurs priorités régionales en matière de lutte contre la pauvreté. Pour ce faire, les groupes pourront également s’appuyer sur les efforts déployés dans leurs milieux, notamment dans la foulée des forums sur le développement social. Les résultats de ces travaux seront par la suite intégrés dans une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté qui sera adoptée par le gouvernement du Québec au début de 2002.

« Nous comptons sur la participation des entreprises, des syndicats, des régions et des organismes communautaires qui côtoient les personnes pauvres au quotidien. La vaste mobilisation qui commence est le tremplin qui nous mènera à l’adoption d’une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté jamais vue au Québec. Elle témoignera d’une solide concertation et d’un incroyable mouvement de solidarité sociale de la part de toutes les Québécoises et de tous les Québécois », a indiqué Mme Nicole Léger.

Ces actions s’inscrivent dans le prolongement d’un ensemble de gestes concrets posés récemment et au cours des dernières années par le gouvernement du Québec pour lutter contre la pauvreté. L’injection de 815 M$ pour mettre en place des mesures supplémentaires contenues dans le dernier budget et les actions réalisées depuis 1994, tels le nouveau régime d’allocation familiale, les services de garde à 5 $, le régime de perception des pensions alimentaires, la création du Fonds jeunesse ainsi que l’appui aux entreprises d’économie sociale, témoignent la ferme volonté du gouvernement d’agir sur toutes les dimensions de la pauvreté.

« L’intensification de nos actions en matière de lutte contre la pauvreté s’appuie sur la conviction profonde que le Québec a besoin de tout le monde pour continuer à se développer et pour que nous vivions toutes et tous mieux ensemble. La démarche repose aussi sur la nécessité d’une nouvelle synergie entre le développement économique et le développement social. Si la création de la richesse et de l’emploi constitue le premier moteur de l’action gouvernementale, la lutte contre la pauvreté s’avère quant à elle un impératif moral », a conclu Bernard Landry.

Le document est disponible à l’adresse internet suivante : www.mess.gouv.qc.ca

Voir aussi le discours prononcé par le premier ministre à la conférence de presse du 15 juin 2001.


ANNEXE

Comité des députés ministériels

STRATÉGIE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

André Boulerice, secrétaire d’État à l’Accueil et à l’intégration des immigrants et député de Sainte-Marie - Saint-Jacques

Jocelyne Caron, secrétaire d’État à la Condition féminine et députée de Terrebonne

Lucie Papineau, secrétaire d’État aux Régions-ressources et députée de Prévost

Diane Barbeau, députée de Vanier

Yves Beaumier, député de Champlain

Stéphane Bédard, député de Chicoutimi

Manon Blanchet, députée de Crémazie

Marc Boulianne, député de Frontenac

Solange Charest, députée de Rimouski

Serge Geoffrion, député de La Prairie

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Mise en ligne : 15 juin 2001


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