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Une politique dynamique pour un Québec rural prospère

Photo de M. Landry annonçant la politique.
Photo de M. Baril et de M. Landry.
Photo de MM. Baril, Landry et Bertrand.
Photo des ministres au Salon rouge.
Photo de MM. Bertrand et Landry.

Québec, le jeudi 6 décembre 2001 - Le premier ministre du Québec, M. Bernard Landry et le ministre d’État aux Régions et ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Gilles Baril, ont dévoilé aujourd’hui, au Salon rouge de l’Assemblée nationale, la toute première Politique nationale de la ruralité au Québec, l’une des plus avant-gardistes en Amérique du Nord.

Parmi les principaux moyens d’action contenus dans cette politique, signalons la conclusion d’un pacte rural avec les municipalités régionales de comté (MRC) qui se verront confier le mandat de promouvoir le développement de leur territoire rural par l’émergence de projets novateurs. Ce pacte est assorti d’une enveloppe budgétaire de 90 millions de dollars mise à la disposition des MRC. De plus, cette politique incite les ministères et organismes à moduler leurs services et programmes afin de mieux les adapter aux particularités des milieux ruraux. Au moyen d’une clause territoriale, le gouvernement s’engage à prendre en considération les caractéristiques des milieux ruraux au moment de l’examen de projets de loi, de politiques ou de règlements.

« Le gouvernement donne un signal clair en reconnaissant le monde rural et ses communautés locales comme une partie essentielle et stratégique de la société et de l’identité québécoises. Un Québec rural dynamique et prospère est indispensable à la cohésion sociale et à la bonne santé économique de tout le Québec », a tenu à souligner le premier ministre.

Les principaux instruments de la Politique nationale de la ruralité

  • Déclaration conjointe du gouvernement et de ses partenaires en faveur du monde rural.

  • Mise en place d’un pacte rural assorti d’une enveloppe de 90 M$ pour les MRC visées.

  • Modulation des programmes et services gouvernementaux pour tenir compte des caractéristiques du monde rural.

  • Instauration de la clause territoriale au moment de l’examen des projets de loi, de politiques ou de règlements.

  • Bonification de 6 M$ pour la diversification de l’agriculture, la transformation des produits alimentaires et le développement de produits du terroir.

  • Engagement du gouvernement du Québec à investir 20 % du budget des programmes d’infrastructures « Canada-Québec » et « Québec-municipalités » dans les milieux ruraux.

  • Aide additionnelle de 10 M$ pour améliorer les services de transport dans les collectivités rurales.

  • Accès à une subvention de 5 000 $ et prêt sans intérêt jusqu’à concurrence de 25 000 $ avec congé de remboursement la 1re année, en vue de favoriser la relève en entreprise dans le cadre du programme Jeunes promoteurs.

  • Mise en place d’un comité des partenaires de la ruralité.

« Ce que propose cette politique, c’est ni plus ni moins qu’un vaste chantier axé sur le renouveau et l’innovation pour construire ensemble une ruralité prospère et dynamique à l’image du Québec. Le pacte rural qui constitue la pièce maîtresse de la Politique nationale de la ruralité donnera aux collectivités rurales, les moyens d’entreprendre des projets visant à améliorer leur qualité de vie sociale, économique, culturelle et communautaire », a pour sa part déclaré le ministre d’État aux Régions, M. Gilles Baril.

Basée sur la concertation et la coopération, cette politique s’articule autour de trois grandes orientations, soit :

  • stimuler et soutenir le développement durable et la prospérité des collectivités rurales;

  • assurer la qualité de vie des collectivités rurales et renforcer leur pouvoir d’attraction;

  • assurer la pérennité du monde rural et soutenir l’engagement des citoyens et des citoyennes à l’égard du développement de leur communauté.

Immédiatement après le dévoilement de la Politique nationale de la ruralité, le premier ministre, le ministre d’État aux Régions et les principaux partenaires du développement rural ont signé conjointement une déclaration où ils s’engagent de façon solidaire à travailler au renouveau, à la prospérité et à la pérennité des communautés rurales.

« Comme gouvernement, nous faisons le pari qu’il est possible d’étendre la prospérité à un plus grand nombre de communautés rurales qui veulent réussir. La Politique nationale de la ruralité cristallise l’action que nous avons menée depuis 1996 en faveur du monde rural », a conclu le premier ministre.

Le monde rural façonne l’économie québécoise : 77 000 personnes travaillent sur des fermes; 400 000 autres exercent des activités en amont dans l’industrie bioalimentaire; 300 000 personnes transforment les richesses naturelles. La valeur attribuable à la forêt, aux mines et à l’énergie atteint près de 23 milliards de dollars, soit 12 % de l’activité économique du Québec et 31 % de nos exportations. Le Québec rural, c’est 1,6 million de personnes vivant sur 80 % du territoire, soit 22 % de la population du Québec.

Voir aussi le discours.


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Mise en ligne : 6 décembre 2001


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