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Québec – New York quand deux marchés font de bonnes affaires

New York, le jeudi 15 avril 1999 - Aujourd’hui à New York, devant l’auditoire de l’Americas Society, le premier ministre du Québec, monsieur Lucien Bouchard, a tenu à réaffirmer l’importance des liens institutionnels et des échanges commerciaux entre le Québec et l’État de New York.

« Le Québec fêtera l’an prochain le 60anniversaire de sa présence institutionnelle à New York. Les compagnies et les institutions québécoises y possèdent des réseaux bien établis et y font des affaires depuis plusieurs années. Même la culture québécoise y fait son nid. Les arts de la scène, en particulier, y connaissent un étonnant succès. » a souligné le premier ministre au terme de son allocution devant un sélect auditoire.

Le marché de l’État de New York est hautement stratégique pour l’industrie québécoise, qui y dirige non seulement une part importante mais aussi croissante de ses exportations. Pour l’année 1998, la valeur totale des échanges commerciaux entre le Québec et l’État de New York a atteint 10,5 milliards de dollars CA, faisant de cet État notre premier partenaire commercial américain. C’est par ailleurs avec l’État de New York que le Québec enregistre son plus grand surplus commercial aux État-Unis. Le Québec représente aussi un client important de cet État, puisque plus de 16 % des exportations de cet État vers le Canada sont destinées au Québec.

Réussir à New York!

Le premier ministre était accompagné de représentants de divers secteurs de l’économie québécoise déjà établis à New York et qui ont développé, au fil des ans, de solides liens d’affaires avec leurs partenaires new-yorkais. Monsieur Bouchard a profité de son allocution pour faire un clin d’œil à la présence québécoise dans la vie d’un new-yorkais. Le complet qu’il porte, le papier sur lequel est produit son journal, le métro ou l’autobus qu’il emprunte pour se rendre au boulot, le théâtre où il emmènera ses enfants, tout cela a des chances d’être « made in Québec ».

Prenons pour exemple l’industrie du vêtement, qui est passée du 8au 4rang des exportations vers l’État de New York. Cette industrie a littéralement explosé dans l’ensemble des États-Unis avec des ventes qui, de 189 millions de dollars CA qu’elles étaient en 1990, représentaient 1,3 milliard de dollars CA en 1998.

Le dynamisme exportateur de la culture québécoise aux États-Unis est aussi reconnu. La carte maîtresse de cette pénétration est sans contredit le domaine des arts de la scène, et plus particulièrement le théâtre d’avant-garde, le théâtre jeunesse, la danse contemporaine, la musique et les arts du cirque. Il s’agit bien d’une extraordinaire vitalité culturelle québécoise en territoire américain où l’on estime à plus de 200 par année le nombre de manifestations impliquant des Québécois.

La nature des échanges

La source première du dynamisme québécois sur le marché de l’État de New York durant les années 90 se retrouve dans les produits de haute technologie. Deux produits retiennent particulièrement l’attention, soit les équipements de télécommunication ainsi que les pièces et composantes électroniques. Les exportations de ces deux produits sont passées respectivement de 100 millions à 1,2 milliard et de 34 millions à 396 millions. La part des produits de haute technologie dans les exportations manufacturières québécoises vers cet État est passée de 10 % en 1990 à 26 % en 1998. Les produits pharmaceutiques et les aéronefs ont également connu une forte progression.

Les principaux produits exportés vers cet État en 1998 sont les équipements de télécommunication, 1,2 milliard $CA, l’aluminium, 827 millions $CA, le papier journal, 695 millions $CA, les pièces et composants électroniques, 396 millions $CA.


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Mise en ligne : 15 avril 1999


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