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Avec l’appui des gouvernements du Québec et du CanadaL’Institut national d’optique poursuit son programme de recherche

Québec, le jeudi 11 juin 1998 - Le premier ministre du Québec, M. Lucien Bouchard, et le secrétaire d’État responsable de Développement économique Canada, l’honorable Martin Cauchon, ont participé aujourd’hui aux cérémonies commémorant le dixième anniversaire de l’Institut national d’optique (INO). Ils y ont annoncé une contribution de 18 millions de dollars au Programme de recherche interne de l’INO, versé en parts égales par les gouvernements du Québec et du Canada. De ce montant, 13,5 millions de dollars ont été attribués dans le cadre de l’Entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement industriel (1991), et 4,5 millions de dollars, du Programme d’initiatives régionales (IRS) de Développement économique Canada. Par ailleurs, M. Bouchard a rappelé que, lors du dernier budget, le gouvernement du Québec a consenti une aide additionnelle de 3 millions de dollars sur trois ans à ce projet de recherche.

Le premier ministre a indiqué : « Le gouvernement du Québec est fier de s’associer à un chef de file international de la R-D dans les secteurs des nouvelles technologies de l’information et des communications qui, par ses activités, favorise l’amélioration de la compétitivité des entreprises et, du même coup, l’essor économique du Québec. L’INO constitue un outil de développement technologique majeur, non seulement pour la région de la capitale mais également pour tout le Québec, regroupant en ses murs une concentration exceptionnelle de personnel ayant une formation de deuxième et de troisième cycle universitaire. »

Le secrétaire d’État, M. Martin Cauchon a déclaré : « Je suis heureux qu’après seulement dix ans d’existence, l’INO ait su se bâtir une réputation internationale grâce à des collaborations ou des participations avec d’autres centres de recherche aux États-Unis, en Europe et au Japon. Ses revenus en provenance de l’étranger représentent près de 20 % du total de ses revenus commerciaux ». M. Cauchon, a de plus ajouté : « Les réalisations de l’INO, au niveau de la recherche et du soutien direct à l’industrie, sont essentielles au maintien et à la croissance au Québec et au Canada des activités de ces secteurs d’avenir que sont les technologies de l’optique et de la photonique ».

L’Institut national d’optique est né en décembre 1985 de la volonté des milieux scientifiques, gouvernementaux et de l’éducation de mieux soutenir et encadrer le développement de la photonique et de l’optoélectronique au Québec et à l’échelle canadienne. En juin 1988, l’INO installe ses laboratoires dans le Parc technologique du Québec métropolitain. Les technologies qui sont l’objet des travaux de l’INO sont jugées d’une importance capitale pour le développement de nombreux secteurs industriels, tels que les télécommunications, le domaine médical, l’aérospatiale, la défense et l’avionique, l’environnement, l’énergie et les équipements de transport, notamment l’automobile. Au cours des 50 prochaines années, la photonique devrait jouer un rôle aussi important que celui de l’électronique lors du dernier demi-siècle. À l’échelle de la planète, ce marché connaît une croissance annuelle d’environ 20 %. Il pourrait atteindre 232 milliards de dollars en 2003 et près du double 10 ans plus tard.

L’INO est le seul centre de recherche orienté de façon aussi spécifique vers les applications industrielles de ces technologies. Pour maintenir sa position de chef de file dans son secteur, l’Institut se doit, au cours des trois prochaines années, de poursuivre un important Programme de recherche interne (PRI). Les quatre secteurs identifiés comme prioritaires pour la poursuite du programme sont les matériaux et procédés photoniques, la photonique et l’optique guidée, les technologies des systèmes laser, ainsi que les systèmes optiques et numériques.

Toutefois, cet effort de recherche, bien que primordial, gruge actuellement la plus grande part des ressources financières de l’Institut sans pour autant générer de revenus, d’où la nécessité d’une contribution gouvernementale appropriée. Cependant, d’ici trois ans, les succès commerciaux et de recherche de l’INO devraient faire que les revenus associés à la réalisation de contrats pour le compte d’entreprises ou d’organisations représenteront près de 70 % de ses entrées de fonds.

L’Institut compte actuellement plus de 150 employés et prévoit faire passer ce nombre à près de 250 à moyen terme. L’organisme est administré par un conseil d’administration composé de 18 membres provenant d’entreprises privées, du milieu universitaire et des gouvernements provincial et fédéral.

L’Entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement industriel (1991) a pour but de renforcer l’économie québécoise et de la rendre plus concurrentielle, en augmentant le nombre d’investissements industriels importants et en favorisant l’innovation technologique, la sous-traitance et la création d’emplois spécialisés permanents.


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Mise en ligne : 11 juin 1998


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