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Le premier ministre salue l’émergence d’un consensus pour le droit des québécois de décider eux-mêmes de leur avenir

Montréal, le mardi 3 février 1998 - Le premier ministre du Québec, M. Lucien Bouchard, note avec satisfaction qu’un consensus de plus en plus grand est en voie d’émerger au Québec quant au droit des Québécoises et des Québécois de décider eux-mêmes de leur avenir politique. Depuis quelques semaines, et à la veille des audiences de la Cour suprême du Canada sur le référé fédéral, les voix se multiplient pour défendre les droits démocratiques du Québec. M. Claude Ryan a décidé de se prononcer sur l’illégitimité des manoeuvres juridico-politiques du gouvernement de M. Jean Chrétien. De même, le chef de l’Opposition officielle, M. Daniel Johnson, se prononce aujourd’hui sur la question. Pour le premier ministre, il faut appuyer M. Johnson lorsqu’il dit : « Les termes principaux sont la primauté qu’on doit, sur l’échiquier politique canadien, accorder au droit du Québec à l’autodétermination. Ce sont les Québécois qui vont décider de leur avenir. È Il est salutaire, voire essentiel que toutes les personnes concernées par la sauvegarde des droits fondamentaux du Québec fassent connaître leur désapprobation », d’affirmer le premier ministre.

Le premier ministre a rappelé que par son renvoi à la Cour suprême, le gouvernement fédéral cherche essentiellement à subordonner le droit du peuple québécois à disposer de son avenir politique à la formule d’amendement de la Loi constitutionnelle de 1982, jamais reconnue par l’Assemblée nationale, c’est à dire au consentement du Parlement fédéral et d’une majorité de provinces.

Dans cette foulée, le premier ministre s’associe aux propos de M. Ryan quant au référé à la Cour suprême, à l’effet que pour le Québec, « souscrire à l’argumentation du gouvernement fédéral ce serait consentir, en principe, à ce qu’une décision touchant son avenir politique, prise à la suite d’une volonté clairement et démocratiquement exprimée par la population, soit assujettie au consentement et aussi, par voie d’implication, au pouvoir de veto du Parlement fédéral et d’au moins une majorité substantielle des provinces ».

Le premier ministre du Québec déplore l’attitude irresponsable du gouvernement fédéral qui tente de forcer la Cour suprême à jouer un rôle politique. « Le gouvernement de M. Chrétien rompt avec la continuité historique du débat sur l’avenir politique, puisque ses prédécesseurs ont participé activement aux référendums de 1980 et de 1995 au sein des comités pour le non, dans le respect des règles québécoises assurant la qualité éminemment démocratique du processus référendaire ».

« Le choix sur l’avenir du Québec doit se faire ici, dans l’urne, à l’issue d’un débat démocratique et non pas dans l’arène juridique, comme le gouvernement fédéral cherche à le faire par son renvoi à la Cour suprême », de conclure le premier ministre du Québec.


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Mise en ligne : 3 février 1998


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