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Investissement de 55 millions de dollars à Jonquière : Le gouvernement du Québec accorde une aide de 4,3 millions de dollars pour la relance de l’usine de pâte kraft

Jonquière, le jeudi 4 septembre 1997 - Le premier ministre du Québec et député de Jonquière à l’Assemblée nationale, monsieur Lucien Bouchard, est heureux d’annoncer qu’une aide financière de 4,3 millions de dollars est versée pour la relance de l’usine de pâte kraft de Jonquière. Il s’agit d’un investissement total de 55 millions $ qui créera 70 emplois directs dans la région.

Une réalisation du programme F A I R E

Grâce au Fonds pour l’accroissement de l’investissement privé et la relance de l’emploi (FAIRE - un fonds de 250 millions $ lancé lors du dernier budget du ministre Landry), le gouvernement du Québec apporte son aide financière sous forme de prise en charge des intérêts par la Société de développement industriel du Québec (SDI), pour une somme de 4,3 millions $.

« En favorisant la relance de l’usine de pâte kraft, le programme FAIRE nous démontre de façon éclatante sa raison d’être, a mentionné monsieur Bouchard. Cette mesure gouvernementale vient établir de façon tangible qu’il est possible, au Québec, d’enclencher rapidement des projets majeurs d’investissements pour remettre les gens au travail ».

Lancé le 1er mai 1997, le programme FAIRE vise à inciter les entreprises du Québec à réaliser des projets d’investissements majeurs et à favoriser, rapidement, l’émergence de projets nouveaux afin de relancer l’emploi, notamment dans le domaine des ressources naturelles.

Le ministre d’État aux Ressources naturelles, M. Guy Chevrette, a pour sa part tenu à souligner que « l’industrie des produits forestiers, dont dépendent totalement ou en partie plus de 250 municipalités du Québec, est vitale pour l’économie québécoise. Avec un excédent commercial de plus de neuf milliards de dollars, la contribution de cette industrie à notre balance commerciale est la plus importante au Québec. Nous avons le devoir de contribuer à la rendre plus compétitive », a-t-il insisté.

Le gouvernement du Québec a ainsi adopté un décret autorisant le ministre d’État des Ressources naturelles à conclure avec l’usine de pâte kraft de Jonquière une convention de garantie de suppléance. Ce décret assure à la compagnie de pouvoir s’approvisionner en matière première sur les terres publiques advenant une impossibilité d’approvisionnement chez ses fournisseurs traditionnels. Cette garantie de suppléance, d’une durée de dix ans, est renouvelable, après évaluation, pour une période équivalente.

Propriété de Paperboard International et de Rolland, deux filiales de Cascades, l’usine de pâte kraft de Jonquière avait fermé ses portes en octobre 1991, à la suite d’une chute des marchés. Les investissements consentis à l’usine, notamment pour l’amélioration du système de traitement des effluents liquides et la modernisation du procédé de blanchiment de la pâte, permettront de relancer la production de pâte kraft blanchie (résineux) qui atteindra 70 000 tonnes métriques par année. De cette production, environ 40 000 tonnes métriques seront fournies à la Cartonnerie de Jonquière (Paperboard International) et environ 30 000 tonnes métriques à Rolland, pour son usine de papiers fins, située à Saint-Jérôme.

Pour une meilleure protection de l’environnement

Outre les 70 emplois directs qu’elle contribue à créer dans la région, la relance de l’usine de pâte kraft de Jonquière revêt d’autres avantages. D’abord, avec une consommation annuelle d’environ 150 000 tonnes métriques anhydres de copeaux, qui lui serviront de matière première, l’usine contribuera à résoudre une part importante du surplus structurel en fibres de bois que connaît actuellement l’industrie québécoise des produits de la forêt.

D’autre part, les améliorations apportées au système de traitement des effluents liquides de l’usine permettront également à la population de la région d’obtenir à court terme des gains environnementaux majeurs. En effet, le gouvernement du Québec, en adoptant il y a quelques années le Règlement sur les fabriques de pâtes et papiers, oblige dorénavant les usines papetières à réduire de façon considérable leurs rejets de contaminants.


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Mise en ligne : 4 septembre 1997


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