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La mission du premier ministre du Québec en France : plans politique, économique et culturel

Sophia Antipolis, le jeudi 2 octobre 1997 - Le premier ministre du Québec, monsieur Lucien Bouchard, a déclaré aujourd’hui à la technopole de Sophia Antipolis, dernière étape de sa mission en France, que les objectifs québécois avaient été largement atteints pendant les quatre jours de sa visite française.

« Sur le plan politique, l’État français a indiqué, plus clairement que jamais, que la France accompagnera le Québec dans ses choix, a dit le premier ministre. Sur le plan économique, la mission économique a démontré de façon indubitable la maturité et l’accélération des rapports économiques entre nos deux peuples et les emplois qu’ils procurent de part et d’autre. Sur le plan culturel, l’annonce de la Saison du Québec et la signature d’ententes nombreuses sont des signes de la vitalité et de la modernité de cette relation. »

Politiquement, l’objectif québécois était de marquer la continuité et la qualité des rapports politiques avec les deux grandes familles politiques françaises. Monsieur Bouchard a pu constater que la France parle d’une seule voix lorsqu’il s’agit de ses relations avec le Québec. Le premier ministre et sa délégation ministérielle ont rencontré pas moins de dix des 24 membres du gouvernement français, ainsi que les principaux représentants de la classe politique française. Chacune de ces rencontres a été l’occasion d’expressions renouvelées d’amitié et de solidarité envers le Québec.

Sur le plan multilatéral et à l’approche du Sommet de Hanoï, la Francophonie a occupé une place importante dans nos discussions des derniers jours avec les autorités françaises et avec les membres du Conseil permanent de la francophonie (CPF), qui regroupe les 49 représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement des pays qui ont le français en partage.

« Je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que le Québec appuiera officiellement la candidature de M. Boutros Boutros-Ghali au nouveau poste de secrétaire-général de la Francophonie, a M. Bouchard. Nous pensons que cette candidature prestigieuse sera de nature à donner une voix forte et une visibilité nouvelle à la Francophonie, alors que s’engage un tournant crucial, celui de l’affirmation de la diversité culturelle et linguistique dans la mondialisation. Vous savez que le Québec est très attaché à ce combat, comme nous l’avons affirmé notamment à la COPA et au CPF hier », a-t-il rappelé.

Économiquement, l’objectif québécois était d’accélérer encore la cadence des ententes entre entreprises françaises et québécoises, mais également de faire valoir aux responsables français l’importance nouvelle des investissements croisés entre les deux économies.

Culturellement, l’objectif était de raffermir les liens entre les industries culturelles et d’ouvrir en France une vitrine sur la modernité québécoise, ce qui sera notamment réalisé par la tenue d’une Saison du Québec à Paris et en province, au printemps 1999.

Le volet économique ayant constitué le cœur de ce qui a été la plus importante mission économique effectuée par le Québec en France, grâce notamment à la participation d’une centaine d’entreprises québécoises, M. Bouchard a récapitulé les éléments qui se sont accumulés pendant la semaine.

Lundi matin, le président du Conseil national du patronat français, M. Jean Gandois, a annoncé qu’il dirigerait, au Québec l’an prochain, une grande mission économique formée de grandes entreprises et de PME, dans le but de susciter de nouveaux investissements.

Lundi après-midi, le vice-premier ministre, M. Bernard Landry, a procédé à l’annonce de quatre nouvelles alliances stratégiques entre compagnies françaises et québécoises, d’un investissement français au Québec et d’un investissement conjoint de la France et du Québec au Mexique.

Mardi matin, dans leur relevé de décisions, M. Bouchard et le premier ministre Lionel Jospin ont noté le caractère désormais stratégique de la relation économique France-Québec, et ont annoncé la tenue, d’ici un an, de rencontres technologiques franco-québécoises dans les domaines de la technologie de l’information, de l’aérospatiale, de la santé, de l’environnement et des technologies organisationnelles. Ils ont également annoncé qu’un effort conjoint sera réalisé dans les domaines de la télé-médecine, de la carte-santé, du véhicule électrique et de ses composantes dont le moteur-roue, et de l’utilisation de l’hydrogène comme carburant.

Mardi midi, M. Bouchard a présenté les avantages de l’investissement au Québec devant 500 décideurs français, ce qui constitue la plus importante opération de ce genre jamais réalisée avec le patronat français, Ensuite, près de 60 entreprises du Québec et de France ont signé une trentaine d’ententes.

Mercredi, à Lille, 250 entreprises dont 40 québécoises ont participé à un séminaire sur l’environnement qui a donné lieu, sur place, à deux ententes dans le domaine de la dépollution et de la gestion environnementale. De plus, un club d’affaires regroupant des entrepreneurs du Québec et du Nord-Pas-de-Calais a été créé et un plan d’action économique fut agréé entre la délégation générale du Québec à Paris et l’agence régionale de développement de la région Nord-Pas-de-Calais, où se situe la plus grande concentration d’entreprises québécoises en France, après la région Île-de-France.

Jeudi, à Sophia Antipolis, principale technopole française, sept ententes ont été conclues dans le domaine des industries culturelles et les technologies de l’information, notamment en matière de télévision, avec la conclusion d’accords impliquant Télé-Québec et le réseau TVA.

Au total, pendant la mission du premier ministre, une cinquantaine d’accords ont été annoncées par les entreprises québécoises et françaises, totalisant plus de 200 millions de dollars.

« À chaque étape de cette visite, j’ai été frappé par l’intérêt suscité par l’économie québécoise tant chez les responsables politiques que chez les chefs d’entreprises, a déclaré le premier ministre. La France a pris conscience du dynamisme et de la modernité de nos entreprises. Ses responsables ont été intéressés par le modèle québécois de concertation que nous avons développé et ont exprimé leur ferme intention de continuer à faire du Québec leur partenaire stratégique sur le continent américain. »

« Plus globalement, a conclu le premier ministre, j’ai été heureux de constater qu’au-delà de l’amitié, nos peuples ont maintenant des intérêts communs et que leurs forces combinées les préparent superbement à affronter les défis de la mondialisation. »


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Mise en ligne : 2 octobre 1997


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