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Sommet de Hanoï : le Québec propose des actions concrètes en francophonie

Hanoï, le jeudi 13 novembre 1997 - À la veille de l’ouverture du Sommet de Hanoï, le premier ministre du Québec, M. Lucien Bouchard, a dressé un portrait des objectifs que le Québec compte atteindre au cours des prochains jours avec les chefs d’États et partenaires de la Francophonie, d’un programme de formation à distance de professionnels des marchés financiers et d’entrepreneurs.

Inforoutes

Conscient de l’urgence, pour la Francophonie, de s’approprier les inforoutes, le Sommet de Cotonou, a proposé, comme le proposait le Québec la tenue d’une conférence des ministres chargés des inforoutes. Cette rencontre, à Montréal en mai dernier, a permis d’adopter un plan d’action. Notre objectif à Hanoï est de faire en sorte que le Sommet concrétise le plan d’action de Montréal et dégage les ressources nécessaires pour augmenter sensiblement les contenus culturels et scientifiques francophones et assurer la formation et l’accès aux inforoutes, surtout dans les pays du sud.

TV5 USA

Depuis deux ans, le gouvernement québécois a vigoureusement défendu le projet d’étendre la diffusion de TV5 au territoire américain. Nous voulons nous assurer que le Sommet entérine les recommandations des ministres des communications responsables de TV5, installant à Montréal le siège social ainsi que la direction des opérations de TV5 USA, dont la diffusion en territoire étasunien devrait débuter dès décembre de cette année.

Actions bilatérales avec le Viet Nam

Dans le prolongement de l’entente de coopération économique et technologique conclue en 1992 avec le Viet Nam, le Québec entend intensifier son appui aux entreprises québécoises qui interviennent dans les secteurs de l’énergie, des transports, de l’agriculture, des télécommunications et de la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques et énergétiques.

Dans la domaine de la santé, le gouvernement du Québec a contribué financièrement à l’établissement d’un programme de vaccination des enfants contre l’encéphalite japonaise.

Afin d’appuyer ce qu’il est convenu d’appeler la bonne gouvernance, le Québec continuera d’apporter son concours aux institutions et entreprises québécoises qui oeuvrent à la modernisation et à la réforme des institutions politiques et gouvernementales ainsi qu’à la formation de personnel cadre de la fonction publique vietnamienne.

Afin de contribuer à la promotion du français au Viet Nam, le Québec entend poursuivre sa collaboration, dans un cadre multilatéral, à l’implantation de classes bilingues et au développement de l’Institut francophone d’informatique. À la veille de l’ouverture du Sommet de Hanoï, le premier ministre du Québec, M. Lucien Bouchard, a dressé un portrait des objectifs que le Québec compte atteindre au cours des prochains jours avec les chefs d’États et de gouvernement ayant le français en partage.

Promotion de la démocratie et défense des droits de la personne

Le Québec est considéré par plusieurs pays comme un modèle en matière de démocratie. Depuis plusieurs années, les institutions démocratiques québécoises, notamment le Directeur général des élections, l’Assemblée nationale du Québec et le Protecteur du citoyen, contribuent au développement de l’État de droit en francophonie. « Notre objectif cette semaine à Hanoï est de faire en sorte que les activités de promotion de la démocratie fassent partie des programmes permanents de l’Agence de la Francophonie. Le Québec met actuellement ses ressources, son savoir-faire et ses connaissances au service de la promotion de la démocratie. Il est essentiel que cela devienne une préoccupation constante de ce forum », de mentionner M. Bouchard.

De même, lors de la rencontre des ministres francophones de la justice au Caire le mois dernier, le ministre québécois Serge Ménard fut un des artisans de l’actualisation d’un plan d’action qui vise l’implantation, dans l’ensemble des pays francophones, d’institutions juridiques et judiciaires modernes et efficaces. Le Québec vise à ce que ce plan d’action soit adopté par le Sommet de Hanoï.

Jusqu’à aujourd’hui, la Francophonie était principalement une organisation de coopération. Avec la réforme institutionnelle, à compter de demain, elle devient également et formellement une organisation politique et doit donc assumer des responsabilités supplémentaires, notamment au titre des droits de la personne.

« Je suis d’avis, de préciser le premier ministre, que la Francophonie devra user de toute son influence pour favoriser la progression de la démocratie chez ses membres, mais également pour sanctionner les pays qui auront fait subir un recul à la démocratie et aux droits de la personne sur leur territoire. Je compte aborder cette question pendant le Sommet, mais il semble que la Francophonie, comme c’est l’usage au Commonwealth, devra utiliser les moyens à sa disposition pour favoriser l’état de droit. »

Un secrétaire général de la Francophonie

Dans le contexte de la mondialisation des échanges, la préservation des identités est cruciale. Le renforcement de la Francophonie comme forum politique est un objectif essentiel et tout ce qui peut renforcer le rôle, la force, la visibilité de celle-ci dans le monde est important pour le Québec.

« C’est pourquoi, depuis le début, le gouvernement du Québec appuie la désignation d’un secrétaire général politique de la Francophonie, qui pourra faire entendre la voix francophone dans les grands débats mondiaux. Depuis près d’un an, nous appuyons la candidature de M. Boutros Boutros-Ghali, car elle est de nature à donner, immédiatement, au nouveau secrétaire général, la crédibilité et la notoriété nécessaire à la défense et à la promotion des positions des pays francophones dans le monde », a précisé le premier ministre.

Le Québec a également été le premier, après la Belgique, à appuyer la candidature de M. Roger Dehaybe, pionnier en francophonie, pour le poste d’administrateur général de la Francophonie.

Économie

Depuis 10 ans, le Québec contribue activement à développer des programmes de coopération économique. Il se réjouit aujourd’hui que l’économie soit au centre des discussions de Hanoï. Le Québec était d’ailleurs à l’origine de la création du Forum Francophone des Affaires dont le secrétariat international est à Montréal.

Depuis quelques années, des institutions québécoises suscitent un intérêt certain en Francophonie : Développement international Desjardins, actif en Afrique de l’Ouest, poursuit un vaste projet de mobilisation de l’épargne ; pour sa part, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec appuiera des expériences de Fonds similaires au Sénégal et éventuellement en Roumanie.

Pour M. Bouchard, l’objectif est de faire en sorte que les initiatives économiques se multiplient et qu’une rencontre des ministres de l’économie soit organisée d’ici un an pour adopter un plan d’action sur le développement d’un espace de coopération économique francophone qui devra nécessairement associer l’entreprise privée. Nous sommes de plus favorables à la mise en place, avec le concours de l’Université Laval et d’universités parte


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Mise en ligne : 13 novembre 1997


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