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Québec s’implique activement dans le dossier de Mirabel

Saint-Jérôme, le jeudi 10 avril 1997 - En tournée dans le comté de Prévost en compagnie de la candidate du Parti Québécois à l’élection partielle, madame Lucie Papineau, le premier ministre du Québec, monsieur Lucien Bouchard, a tenu à rassurer la population des Laurentides sur la position de son gouvernement dans le dossier Dorval-Mirabel. « Compte tenu de la démission du gouvernement fédéral dans le dossier des aéroports au Québec, le gouvernement québécois s’engage à s’y impliquer activement, en mettant sur pied une commission mixte afin de garantir le maintien et le développement de Mirabel dans sa vocation aéroportuaire », a déclaré le premier ministre.

Le gouvernement du Québec entend prendre ses responsabilités dans les activités aéroportuaires sur son territoire. Le Québec doit jouer pleinement son rôle dans le développement du transport aérien nord-américain à la suite de la déréglementation de ce secteur. « La mission de la commission mixte portera d’abord sur l’élaboration d’un plan d’action définissant une vocation élargie pour Mirabel afin de conserver les infrastructures développées sur notre territoire, a souligné M. Bouchard. De plus, la commission devra élaborer les mesures qu’Ottawa et Québec seront appelés à prendre en terme de politique du transport, d’investissements routiers et autres. »

Mirabel a des atouts majeurs quant à son accessibilité (24 heures sur 24), la sécurité, la possibilité de développer des activités aéroportuaires internationales ou toute autre activité économique reliée à l’aviation. Il faut miser sur les atouts que nous avons pour relancer la croissance économique du Québec, porte d’entrée nord-américaine de l’activité aérienne.

La commission sera instituée au cours des prochaines semaines sous la responsabilité du ministre des Transports du Québec, monsieur Jacques Brassard, également titulaire des Affaires intergouvernementales canadiennes. Afin de composer cette commission, le gouvernement fera appel, entre autres, aux gens du milieu de Mirabel et de Montréal, aux dirigeants de l’ADM, à des spécialistes internationaux et aux ministères concernés. Il demandera également au gouvernement fédéral de s’impliquer dans la démarche, le mettant ainsi en face de ses responsabilités. Le gouvernement assignera un délai réaliste, mais aussi court que possible, aux travaux de la commission.

« Nous comprenons et nous sommes sensibles à l’inquiétude des gens de la région. C’est pourquoi nous nous engageons à faire scruter toutes les avenues possibles pour maintenir Mirabel ouvert et rentable. Le gouvernement fédéral n’a posé aucun geste pour sauver Mirabel, un équipement sans pareil, à qui il importe de faire jouer son rôle d’instrument primordial de développement économique. Pour notre part, il n’est pas question de baisser les bras », a souligné le premier ministre.


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Mise en ligne : 10 avril 1997


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