Gouvernement du Québec

Premier ministre

Restaurer la taille du texteAugmenter la taille du texte

Politique familiale : des services à la petite enfance pour tous les enfants du Québec

Montréal, le jeudi 31 octobre 1996 - La mise en place d’une gamme complète de services à la petite enfance constitue une des assises de la nouvelle politique familiale présentée par le premier ministre du Québec, M. Lucien Bouchard.

« Au moment où le marché de l’emploi est en pleine mutation, à une époque où le changement semble la règle économique la plus certaine, il faut réunir les conditions pour que l’égalité des chances soit une réalité pour tous les jeunes enfants du Québec. Il faut mettre en place les services qui permettront à nos enfants de mieux se développer et de persévérer dans le système scolaire. Il faut aussi que les gens qui travaillent puissent s’appuyer sur des services de garde fiables et accessibles, où les parents joueront un rôle prépondérant. C’est en ayant ces objectifs en tête que nous présentons la nouvelle politique familiale », a affirmé M. Bouchard.

Permettre le développement harmonieux des enfants et prévenir le décrochage

La nouvelle politique familiale prévoit que tous les jeunes enfants du Québec, particulièrement ceux des milieux défavorisés, pourront bénéficier de services éducatifs plus complets. À cet effet, la politique prévoit que :

  • tous les enfants de cinq ans devraient avoir accès à la maternelle à temps plein, à compter de septembre 1997;

  • tous les enfants de quatre ans, vivant dans des milieux défavorisés, pourront graduellement avoir accès à des services éducatifs à mi-temps, complétés par des services de garde gratuits.

Les études démontrent qu’investir dans les premières années de la vie d’un enfant est déterminant pour son éducation, son développement et la réussite de son intégration dans la société. En effet, 50 % des cas d’abandon scolaire au secondaire concernent des enfants ayant accumulé un retard scolaire, dès le primaire. En outre, des études nord-américaines démontrent que chaque dollar investi dans l’éducation préscolaire procure en moyenne six dollars d’économies ultérieures pour les fonds publics.

Concilier le travail et la vie familiale, une revendication des groupes de femmes du Québec

Un deuxième volet fondamental des services à la petite enfance réside dans l’introduction, sur six ans, de services de garde à frais minimes pour tous les enfants dont les parents exercent des activités professionnelles, scolaires ou d’intégration à l’emploi. Le développement des services de garde répond à un besoin fondamental dans une société où 20 % des familles sont monoparentales, une société où dans 70 % des familles biparentales ayant de jeunes enfants, les deux parents travaillent.

L’implantation de services de garde complets et accessibles permettra de concilier beaucoup plus facilement la vie professionnelle et la vie familiale. Cela facilitera la présence grandissante des femmes sur le marché du travail. Ces services profiteront à tous les parents, quel que soit leur revenu de travail.

L’implantation de chacune des phases prévues s’étalera sur une période de deux à trois ans, afin de permettre aux différents milieux de mettre en place les services de garde.

Le développement des services de garde tiendra compte des préférences exprimées par les parents. On peut ainsi prévoir que le nombre de places en garderies passera de 43 000 à plus de 65 000 et que le nombre de places dans des agences de garde en milieu familial passera de 12 000 à environ 63 000.

Par ailleurs, il faut souligner que la nouvelle politique permettra de créer près de 15 000 nouveaux emplois, dont un grand nombre dans le secteur de l’économie sociale.


- 30 -


Mise en ligne : 31 octobre 1996


Accessibilité   |   Politique de confidentialité   |   Droits d’auteur

Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017