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Premier ministre

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Le premier ministre estime que l’année 1996 sera celle de la convergence des idées, des chantiers et des décisions

Québec, le lundi 25 mars 1996 - Le premier ministre du Québec, M. Lucien Bouchard, estime qu’il faut maintenant «oser agir ensemble» pour procéder « immédiatement aux réformes qui ne peuvent attendre, aux actions qui doivent avoir un effet à très court terme, aux orientations qui doivent accélérer, dès les prochaines semaines, l’élan que le Québec veut reprendre. »

Dans le message inaugural de la prochaine session parlementaire, M. Bouchard a ainsi expliqué que les grandes orientations qu’il entend donner à son gouvernement, notamment en termes de création d’emplois, de soutien à l’entreprise et d’assainissement des finances publiques, visent à « faire disparaître les déficits, en matant le monstre de l’endettement, et en leur substituant des emplois et l’égalité des chances ».

Selon le premier ministre, pour atteindre ces objectifs, le gouvernement devra mettre l’épaule à la roue en concentrant ses énergies sur la création d’emplois, la réduction du déficit, la relance de Montréal et des régions, la culture et l’éducation, la solidarité et l’équité sociale ainsi que sur la qualité et la probité de l’administration publique.

Le premier ministre a fixé à l’automne, lors du «Sommet de la décision», l’échéance de la mise en oeuvre de sept grands dossiers discutés lors de la Conférence sur le devenir social et économique du Québec. Ces grands chantiers sont :

un plan de travail sur la création d’emplois (programmes d’apprentissage, stages en entreprises, programmes de premier emploi, d’aménagement et de partage du travail et du travail supplémentaire, notamment);

  • Un plan de relance de Montréal;

  • Un plan de travail sur l’économie sociale;

  • Une proposition complète de réforme de l’éducation;

  • Une proposition de réforme de la fiscalité;

  • Une proposition de loi sur l’élimination du déficit;

  • Une proposition de réforme de la sécurité du revenu.

  • Des initiatives de création d’emplois

Pour améliorer la situation de l’emploi, le premier ministre estime qu’il faut d’abord des emplois, que « les hommes et les femmes doivent être bien préparés pour l’emploi, et qu’il faut des instruments qui fassent le mieux possible le lien entre les chercheurs et les donneurs d’emplois ».

Parmi les mesures actives que le gouvernement entend mettre de l’avant pour favoriser l’accès au marché du travail, soulignons notamment :

Des mesures conjointes mises de l’avant par les ministres de l’Emploi et de l’Éducation pour faire de la formation et du perfectionnement de la main-d’oeuvre, à l’école et au travail, un élément clé, permanent et omniprésent de la vie québécoise. La simplification et la régionalisation des services de l’emploi sera également un élément majeur de l’action gouvernementale;

La rationalisation des mesures actives de création d’emplois pour mettre fin au gaspillage de 250 millions de dollars annuellement occasionné par les dédoublements et les chevauchements entre les programmes provinciaux et fédéraux;

Favoriser, dans la fonction publique, les départs à la retraite, dans le but de libérer des emplois pour les jeunes. Une des formules proposées permettrait à l’employeur de rompre le lien d’emploi pour les plus de 65 ans qui ont acquis la totalité de leurs droits à la retraite;

Hydro-Québec mettra sur pied des programmes d’apprentissage visant les jeunes diplômés, un programme de stages coopératifs et créera des emplois d’été pour les étudiants du collégial et de l’université. Le gouvernement entend amener d’autres sociétés d’État à agir de la même façon et demandera à la Société générale de financement d’implanter des programmes équivalents dans les nombreuses entreprises où elle est actionnaire.

Des mesures favorisant l’emploi « Pour créer de l’emploi, estime le premier ministre, il faut donner de l’oxygène au secteur privé. Cela signifie simplifier l’aide de l’État et alléger sa réglementation ». Il entend notamment :

  • Réduire substantiellement le nombre de mesures d’aide financière aux entreprises. Les mesures restantes seront fondées sur le partage du risque lié aux investissements, assortie en contrepartie d’une participation de l’État aux bénéfices éventuels. Le gouvernement se concentrera sur l’aide à l’entrepreneurship, au démarrage d’entreprises, l’aide à la recherche et au développement, à l’emploi scientifique et technique et aux grands projets;

  • Alléger le poids de la réglementation et offrir de meilleurs services en instaurant, notamment, des guichets uniques ainsi que des processus d’émission de permis, formulaires et dossiers uniques.

Favoriser l’exportation et l’investissement étranger

Le gouvernement lance l’objectif de 2 000 nouvelles PME exportatrices, d’ici l’an 2000. Pour ce faire, il établira un système de renseignements efficace et mettra en place un réseau de services-conseils dans toutes les régions du Québec. Le gouvernement entend donner à la Société de développement industriel les ressources nécessaires pour qu’elle puisse garantir des prêts à moyen et long termes dans le cadre de projets d’infrastructures à l’étranger; Réinventer, de concert avec l’entreprise privée, l’action de commercialisation des produits québécois à l’étranger sur la base de la formule mixte proposée lors de la Conférence sur le devenir social et économique du Québec;

Favoriser l’investissement étranger en créant, avec le secteur privé, un service d’accueil et d’information pour investisseurs étrangers. Les services existants de prospection et de promotion des investissements seront intégrés;

L’adoption d’une loi concernant la mise en oeuvre de l’Accord sur le commerce intérieur canadien. Cet accord, bien qu’imparfait, élimine certains des irritants entravant le commerce entre les provinces et le Québec.


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Mise en ligne : 25 mars 1996


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