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Allocution du premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard - Bilan session printemps 2018

La version prononcée fait foi.

Bonjour,

Alors, chères Québécoises, chers Québécois,

Je me présente ici devant vous à l’occasion du bilan de la dernière session parlementaire avant la prochaine élection générale, avec le sentiment d’avoir œuvré chaque jour avec mon équipe pour faire avancer le Québec dans la bonne direction.

Pour améliorer la qualité de vie de toutes et de tous.

Aujourd’hui, le Québec se porte mieux, le Québec va mieux.

L’économie va mieux et c’est important, parce que quand l’économie va bien, tout devient possible.

Il faut se rappeler d’où on partait en 2014 et le Québec a tellement changé depuis.

Les finances publiques étaient en désordre. On était dans la spirale des déficits.

Le Québec était le mauvais élève de l’économie canadienne.

Le développement économique était au plus faible.

Les investissements privés étaient au plus bas.

Les pertes d’emplois se multipliaient.

Un taux de chômage élevé, malheureusement, était presque devenu une tradition.

Le sentiment général c’était celui du découragement et de l’essoufflement.

Il fallait, souvenez-vous, un gouvernement qui s’occupe des vraies affaires.

Qui s’occupe avant tout de l’économie, des finances publiques, des emplois, de l’éducation, de la santé et des régions.

J’ai abordé ce mandat avec une seule obsession : améliorer la vie des Québécoises et des Québécois, sortir le Québec du pessimisme, redonner espoir, montrer que nous sommes capables de réussir. Et nous avons réussi.

Je me suis levé chaque jour en me demandant :

  • Comment vous aider à trouver – et garder – un emploi payant?
  • Comment aider nos PME à performer, à se moderniser et à être compétitives?
  • Comment vous donner plus de temps?
  • Comment favoriser la réussite de vos enfants?
  • Comment faire en sorte que vous attendiez moins pour avoir accès aux services de santé?
  • Comment mieux soigner nos aînés?
  • Comment sortir le plus de gens possible de la pauvreté?

Comment faire en sorte que le Québec du chômage, des déficits à répétition et du pessimisme soit de l’histoire ancienne?

Comment jeter les bases d’un nouveau Québec où chaque Québécoise, chaque Québécois pourrait se réaliser pleinement?

Un nouveau Québec prospère et confiant.

Celui de la réussite, de l’ouverture et de l’inclusion.

Et pour y arriver, on a placé l’économie au centre de notre action et on a fait le ménage dans nos finances publiques.

On a agi avec vigueur pour soutenir nos entrepreneurs, nos exportateurs, nos PME, nos grandes entreprises.

On a allégé le fardeau fiscal des PME.

On a accordé une importance particulière aux nouvelles technologies, à la modernisation, au numérique et à l’innovation.

On a soutenu le secteur minier, relancé le Plan Nord.

On a développé une ambitieuse stratégie maritime qui a permis la consolidation et la création de bons emplois partout au Québec. 10 000 emplois.

On a soutenu nos agriculteurs et tout le secteur agroalimentaire en développant une politique bioalimentaire d’avant-garde.

On a procédé à la plus grande décentralisation des pouvoirs vers les municipalités dans l’histoire du Québec.

On leur a donné de nouveaux moyens financiers pour assurer leur développement.

On a pris l’engagement de leur transférer un point de TVQ, ce qui est une véritable révolution pour la fiscalité municipale.

On a investi afin de doter toutes les régions du Québec d’Internet haute vitesse et d’y inclure le cellulaire : les travaux sont en cours, il faut continuer, il faut aller plus loin. On a fait des progrès.

On a multiplié nos actions internationales pour diversifier nos marchés, donner plus d’opportunités à nos entrepreneurs.

On a défendu nos travailleuses et nos travailleurs de secteurs clés de l’économie : la C Series, le secteur forestier, celui des métaux et bien sûr la gestion de l’offre.

C’est en posant tous ces gestes qu’aujourd’hui, nous pouvons constater que l’économie du Québec tourne à plein régime.

La croissance économique est la plus forte des 18 dernières années.

230 000 emplois ont été créés en 4 ans. Souvenez-vous de ceux et celles qui disaient que ce serait impossible.

Le taux de chômage n’a jamais été aussi bas : juste dans ma région, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, il a diminué de presque 5 points de pourcentage.

C’est au Québec que la croissance des salaires est la plus importante au Canada.

Et tout ça, tout ça, on l’a réalisé parce qu’on a une équipe forte qui a fait ses preuves.

Une équipe qui a réussi à donner un véritable élan à l’économie du Québec.

C’est avec cet élan économique qu’on peut maintenant mieux soutenir les plus démunis, agir sur les priorités des Québécoises et des Québécois : l’éducation et la santé.

Grâce à cet élan économique, il y a moins de Québécoises et de Québécois dans la pauvreté.

Grâce à cet élan, les temps d’attente en santé sont en baisse.

Grâce à cet élan, plus d’enseignants et de professionnels s’occupent de la réussite de nos jeunes dans les écoles.

Grâce à cet élan, nous investissons comme jamais dans notre culture.

Et les Québécoises et les Québécois ont plus d’argent dans leurs poches.

Grâce à notre élan économique, nous investissons comme jamais dans la mobilité durable.

Chères Québécoises, chers Québécois, aujourd’hui, en 2018, on peut être très fiers du chemin qu’on a parcouru ensemble.

On a su, ensemble, rétablir un climat de confiance.

Un climat qui a permis la relance économique du Québec.

Parce que sans cet élan économique, sans cet élan économique, nous serions encore à l’heure des choix difficiles.

Et pourtant, cet élan demeure fragile.

Les défis et les enjeux sont grands.

Le monde change.

Alors que la tendance des dernières années était au développement de partenariats économiques, certains États dans le monde se referment maintenant sur eux-mêmes.

Nous sommes dans un monde où les alliés d’hier peuvent représenter aujourd’hui une menace pour nos entreprises, nos travailleuses et nos travailleurs dans chacune, chacune des régions du Québec.

L’instabilité économique est à nos portes : les décisions de Donald Trump sont une menace autant pour la stabilité économique du Québec que pour nos travailleurs, nos entrepreneurs et nos agriculteurs.

Bien sûr, bien sûr, on va les défendre avec force et détermination.

On doit aussi faire face au défi de la pénurie de main-d’œuvre.

La vitalité et bien souvent la survie de nos entreprises dans plusieurs régions en dépendront.

Sans l’apport de nouveaux travailleurs, ce sont les emplois actuels qui sont menacés.

Des entrepreneurs devront faire des choix difficiles comme délocaliser des entreprises dans les grands centres ou même malheureusement envoyer des productions à l’étranger.

Et on aura beau investir davantage dans les services publics, on n’aura pas assez de travailleuses et de travailleurs pour pourvoir les postes si on n’agit pas rapidement et de façon intense sur cette question.

Et soyons clairs, la réponse à ces défis ne peut pas être la fermeture de nos frontières.

La réponse ne peut pas être le rejet de l’autre.

Répondre cela, c’est briser l’élan économique du Québec.

C’est le retour du chômage.

C’est le retour au déficit.

C’est le retour à la décroissance.

Et alors qu’on voit la réalité aujourd’hui, alors qu’on a relancé l’économie, rétabli nos finances publiques.

Pourquoi? Encore une fois. Pourquoi ?

Parce qu’avec une économie en croissance et des finances saines, tout devient possible.

Tout est à notre portée : nos rêves, nos ambitions.

De nouveau, tout est possible pour toutes les générations.

Comme à d’autres époques charnières de notre histoire, une nouvelle génération s’apprête à monter aux commandes du Québec.

À toutes ces époques, le Parti libéral du Québec a été le véhicule de cette relève de la garde.

Ce sera encore le cas alors que nous sommes au terme des 2 premières décennies du siècle.

J’invite toutes celles, tous ceux qui le veulent à venir nous rejoindre et prendre toute leur place.

Parce que le nouveau Québec que nous bâtissons, c’est celui que vous habiterez, que vous dirigerez.

Ce sera le Québec qui réussit.

Qui a repris confiance.

Celui du renouveau.

Et de l’inclusion.

Chers amis, le 1er octobre prochain, ne brisons pas l’élan économique du Québec.

Le 1er octobre prochain, j’invite les Québécoises et les Québécois à miser sur une équipe solide qui a fait ses preuves.

Le 1er octobre prochain, je les invite avec confiance à élire un deuxième gouvernement libéral majoritaire.


Mise en ligne : 15 juin 2018


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