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Montréal, le 29 juin 2015 La première Stratégie maritime de l’histoire du Québec

La version prononcée fait foi.

Madame Sylvie Vachon, présidente-directrice générale de l’Administration portuaire de Montréal,

Monsieur Jean D’Amour, ministre délégué aux Transports et à l’Implantation de la Stratégie maritime,

Madame Dominique Vien, ministre du Tourisme,

Monsieur François Blais, ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et ministre responsable du Loisir et du Sport,

Monsieur Robert Poëti, ministre des Transports et ministre responsable de la région de Montréal,

Monsieur Denis Coderre, maire de Montréal,

Partenaires du milieu maritime,

La prospérité, la fierté, le plaisir, l’avenir et la vie.

Voilà les mots utilisés par nos nombreux partenaires du secteur maritime, qui décrivent notre richesse collective, le fleuve Saint-Laurent.

Notre fleuve, depuis sa source dans les Grands Lacs jusqu'à son embouchure, s'étend sur 3200  kilomètres, avec un estuaire large de plus de 65 kilomètres.

Je suis heureux d'être avec vous parce qu'aujourd'hui marque l'aboutissement d'une première étape qui a débuté il y a plus de 3 ans, lorsque j'ai décidé qu'il était temps que le Québec se dote de la première Stratégie maritime de son histoire.

Après avoir notamment :

  • rencontré des travailleurs du secteur des pêches aux Îles-de-la-Madeleine (Association des pêcheurs propriétaires) et en Gaspésie (concombre de mer à Cloridorme et transformation de homards et de crabes à Sainte-Thérèse-de-Gaspé);
  • visité des ports de la Côte-Nord (Sept-Îles) à Montréal en passant par celui d'Anvers en Belgique, en compagnie du vice-président des opérations du port de Montréal, Daniel Dagenais;
  • visité le Centre de recherche sur les biotechnologies marines et l’Institut des sciences de la mer de l’Université du Québec à Rimouski;
  • rencontré et visité des entreprises comme Groupe Océan, et j'en passe.

Après avoir pris conscience :

  • que l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne augmentera nos échanges au cours des prochaines années;
  • que l'agrandissement des écluses du canal de Panama modifiera les flux de commerce à l'avantage des ports de la côte est;
  • qu'un jour, le passage du Nord-Ouest, qui relie l’Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du Grand Nord canadien, raccourcira de 7 000 km la route entre l’Asie et l’Europe;
  • que le Québec avait une chance unique de s'établir comme la porte internationale de l'est de l'Amérique du Nord en matière de marchandises en transit.

Nous pouvions :

  • nous insérer davantage dans la chaîne logistique des marchandises en transit, destinées notamment aux grands marchés du Nord-Est américain;
  • mettre en valeur la faune et la flore du territoire maritime et désigner d'autres aires marines protégées;
  • offrir des carrières stimulantes à notre jeunesse, qui leur permettraient de s'établir dans nos régions côtières;
  • bref, il était évident pour nous que le moment était venu de canaliser nos énergies et de travailler ensemble à la prospérité du secteur maritime québécois.

***

Ce projet, ce fut d'abord une idée qui méritait d'être approfondie.

Nous avons consulté.

Nous l'avons perfectionné.

Cette Stratégie, elle est le fruit d'une consultation sans précédent de nos partenaires (près de 180 organismes consultés).

C'est un projet de développement durable qui vise à développer l'économie maritime, à protéger le territoire maritime et ses écosystèmes, et à améliorer la qualité de vie de notre population.

C’est un projet mobilisateur pour tout le Québec et plus particulièrement pour les régions littorales et portuaires.

C’est aussi une reconnaissance des particularités spécifiques, notamment celles des Îles-de-la-Madeleine.

***

L'économie maritime, c'est actuellement près de 25 000 emplois au Québec.

Avec la Stratégie maritime, nous visons la création de 30 000 emplois et des investissements de 9 milliards de dollars.

Nous voulons investir dans les infrastructures qui permettront de moderniser et d’augmenter la capacité de nos installations.

Parce que nous voulons tirer profit au maximum de notre situation géographique.

***

Le Saint-Laurent positionne le Québec comme la porte d’entrée du nord-est de l’Amérique du Nord. Il offre un accès unique et direct au cœur du continent, et ce, en toutes saisons.

C’est pourquoi nous proposons une vision qui mise sur la création de pôles logistiques et le développement de zones industrialo-portuaires.

La situation géographique privilégiée de la grande région de Montréal permet d’envisager la création de pôles logistiques en fonction de marchés cibles.

Les pôles logistiques miseront sur des infrastructures multimodales et des solutions logistiques permettant d’ouvrir de nouveaux marchés d’exportation et d’attirer des investissements, notamment dans le secteur de la grande distribution, un secteur créateur d’emplois et de richesse.

C’est pourquoi le gouvernement, avec des partenaires tels que le Fonds de solidarité et d’autres, est disposé à investir dans des projets de pôles logistiques, qui seront évalués au mérite. Certains endroits se positionnent déjà favorablement, comme ceux de Vaudreuil-Soulanges et de Contrecœur.

***

De même, nous nous appuierons sur les atouts économiques que présenteront les zones industrialo-portuaires créées à proximité des principaux ports commerciaux du Québec.

Avec les partenaires du milieu, nous entendons élaborer des plans de développement, identifier des opportunités de marché et soutenir l’investissement privé pour stimuler le développement de ces zones.

Nous mobiliserons nos ressources tant au Québec qu’à l’échelle internationale pour susciter la réalisation de projets d’investissement.

La concrétisation de ces projets permettra la création d’emplois dans plusieurs régions du Québec et aura des effets structurants pour les économies régionales.

Le Québec propose maintenant une vision d’avenir ambitieuse du commerce international, fondée sur le riche potentiel du Saint-Laurent.

C’est pourquoi le ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations s’est engagé à la hauteur de cinq millions de dollars d’ici 2020 pour promouvoir la Stratégie maritime et appuyer les efforts déployés par des entreprises appartenant à des secteurs liés à la Stratégie maritime pour accéder aux marchés internationaux.

Mais nous continuons également, chaque jour, à relever les défis de l’emploi et de la formation.

Nous voulons former une main-d’œuvre davantage qualifiée qui rehaussera encore l'expertise québécoise en la matière.

Parce que le talent et la créativité de nos jeunes et de nos travailleurs feront de notre industrie québécoise l'une des plus compétitives au monde.

Nous voulons développer nos connaissances dans le secteur maritime.

Parce que la science nous aide à mieux comprendre, à anticiper et à réagir aux événements.

Nous voulons favoriser les retombées économiques locales et améliorer la qualité de vie des Québécoises et des Québécois.

Parce que c'est la raison qui nous motive chaque jour, peu importe le secteur dans lequel nous œuvrons.

La Stratégie maritime fait déjà l'objet d'un grand intérêt à l'étranger.

Depuis 1 an, j'ai eu l'occasion d'en présenter les contours aux États-Unis, en Asie et en Europe.

Les entreprises ont pris bonne note des avantages concurrentiels du Québec.

Nous offrons un environnement économique stable et prévisible.

De la stabilité politique.

Des finances publiques bien gérées.

Autant de prérequis au succès d'une stratégie qui maximise l'utilisation de notre fleuve et qui permet aux entreprises d'améliorer leur propre compétitivité.

Tout cela, en respectant les principes du développement durable.

En terminant, comme le disait Gaétan Morin du Fonds de solidarité FTQ, la Stratégie maritime donnera accès à toutes les régions du Québec aux marchés internationaux.

C'est maintenant à nous, ensemble, de canaliser nos énergies vers un objectif commun : la prospérité du Québec.

Merci.


Mise en ligne : 29 juin 2015


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