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Québec, le 13 mai 2015 Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, au Congrès 2015 du Conseil de l’industrie forestière du Québec

La version prononcée fait foi.

Monsieur Éric Bouchard, président du conseil d’administration du Conseil de l’industrie forestière du Québec,

Monsieur Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs,

Chers collègues de l’Assemblée nationale,

Monsieur André Tremblay, président-directeur général du CIFQ,

Partenaires de la grande famille de l’industrie forestière,

C’est un plaisir de m’adresser à vous aujourd’hui dans le cadre de votre congrès annuel qui se déroule d’ailleurs durant le Mois de l’arbre et des forêts.

Vous le savez, pour moi l’industrie forestière, c’est un moteur économique pour le Québec.

Comme premier ministre, responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et député de Roberval, je sais à quel point cette ressource est une richesse inestimable et une source de création d’emplois pour nos familles, particulièrement en région.

Depuis mon retour en politique, en octobre 2012, les régions du Québec, je les ai toutes visitées.

Du nord de l’Outaouais jusqu’en Gaspésie.

De l’Abitibi-Témiscamingue jusqu’en Estrie, en passant par la Mauricie.

Des travailleurs forestiers et des entrepreneurs, j’en ai rencontré aux 4 coins du Québec.

L’industrie forestière au Québec, c’est :

  • Près de 60 000 emplois répartis dans toutes les régions du Québec;
  • Un secteur qui compte pour 11,3 % de notre PIB manufacturier;
  • Des exportations de 8,8 milliards de dollars;
  • Une masse salariale de 3,1 milliards de dollars.

***

Un des premiers gestes que j’ai posés lors de la formation de mon Conseil des ministres a été de créer le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

C’est un engagement que j’avais pris avant et pendant la campagne électorale.

J’en profite d’ailleurs pour saluer monsieur Albert Côté, ministre délégué aux Forêts dans le cabinet du premier ministre Robert Bourassa et récipiendaire du prix d’excellence 2015 du CIFQ.

Monsieur Côté, vous avez contribué significativement au développement de l'industrie. Il y a presque trente ans, vous avez fait adopter à l'unanimité, par l'Assemblée nationale, la Loi sur les forêts, instituant un nouveau régime forestier.

Je vous félicite donc de ce prix dont vous pouvez être fier.

***

Dès le début de notre mandat, j’ai tenu à ce que ma première annonce à titre de premier ministre du Québec soit pour le secteur de la forêt.

Nous avions alors annoncé un investissement de 225 millions de dollars pour 2014-2015, destiné à l’aménagement forestier.

Depuis, nous avons confirmé la bonification de l’enveloppe budgétaire destinée à l’aménagement forestier pour les années 2015-2016 et 2016-2017 (225 M$/année).

Nous avons mis en place un programme de financement des chemins multiusagers.

Nous avons mis en place une nouvelle entente de partage des responsabilités de planification forestière entre le ministère des Forêts et l’industrie afin de favoriser l’efficience et l’intégration des opérations.

Hier, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, et le ministre Laurent Lessard ont annoncé la création du Fonds Biomasse Énergie I afin d'accélérer la croissance de la filière biomasse forestière résiduelle destinée à la production de chaleur.

La capitalisation du Fonds Biomasse Énergie I s’élève à plus de 20 millions de dollars. Elle comprend un investissement gouvernemental, par l'entremise d'Investissement Québec, de 10 millions de dollars, un montant de 10 millions de dollars provenant de Fondaction CSN et une contribution de 200 000 $ de la Fédération québécoise des coopératives forestières.

Les ministres ont également annoncé une enveloppe de 20 millions de dollars sur trois ans allouée au programme ESSOR afin d'élargir et de bonifier l'aide offerte aux entreprises et aux coopératives forestières déjà en activité, afin qu'elles aient plus facilement accès à du financement pour renouveler leurs équipements.

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En ce qui a trait au dossier de la certification forestière, le ministre Lessard travaille sans relâche afin d’accompagner les entreprises dans ce choix pour conserver l’accès aux marchés.

Le gouvernement répond présent et prend ses responsabilités entre autres dans le dossier du chevauchement des territoires et du caribou forestier.

Depuis juin dernier, nous nous sommes aussi engagés dans une démarche de promotion du régime et de défense des marchés à l’international, notamment par une quinzaine de rencontres de clients majeurs pour présenter notre régime, et par la rencontre des délégués du Québec qui ont aussi un rôle à jouer à l’international.

De plus, le ministre est en lien constant avec FSC Canada et a rencontré FSC international lundi cette semaine pour présenter la spécificité de notre forêt et le fait que nous avons l’un des régimes les plus sévères au monde, et que nous comptons sur FSC pour le reconnaître.

Parce que nos efforts ne s’arrêtent pas là, lors de la rencontre des ministres des Forêts provinciaux en juillet prochain, le Québec a fait inscrire le sujet de la certification forestière à l’ordre du jour, et le ministre s’est entretenu dernièrement avec son homologue Bill Moreau de l’Ontario à cet effet.

Le Québec et l’Ontario entendent travailler en collaboration dans ce dossier, d’autres échanges étant prévus dans les prochaines semaines.

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Par ailleurs, j’ai confié un mandat important à Laurent Lessard, soit celui de faire un examen du fonctionnement du nouveau régime forestier, notamment du Bureau de mise en marché des bois.

L’an dernier, le Bureau a vendu 5,6 millions de mètres cubes pour une valeur de près de 68 millions de dollars, ce qui porte le volume total vendu depuis sa création à 15 millions de mètres cubes.

Près de la moitié de ces volumes ont été vendus à des entreprises qui ne détenaient pas de garantie d’approvisionnement, ce qui démontre l'atteinte d’un des objectifs du nouveau régime forestier, soit celui d’améliorer l'accessibilité à la ressource.

Aussi, une enquête sur les coûts d’approvisionnement en forêt publique pour l’année 2014 est en cours.

Les résultats permettront de quantifier l’impact du nouveau régime forestier sur les coûts des entreprises et d’identifier des pistes de solution concrètes pour augmenter la compétitivité de l’industrie forestière québécoise dans le futur.

Mon gouvernement a également entendu les demandes de l’industrie et analysé le rapport final du chantier sur les améliorations à apporter à la mise en œuvre du régime forestier déposé en octobre dernier.

Nous avons décidé d’agir rapidement et d’apporter, dès ce printemps, des améliorations aux mécanismes de libre marché des bois.

Laurent Lessard aura l’occasion de vous présenter ces mesures au dîner de demain.

Toutefois, en attendant, je suis fier d’annoncer qu’en juin prochain, notre gouvernement rendra publique une grille de tarification révisée qui intègrera un nouveau calcul du taux minimum.

Nos premières constatations m’indiquent que les nouvelles seront bonnes pour l’industrie forestière.

Ce que nous voulons, c’est créer un environnement d’affaires qui sera le plus compétitif possible. 

Le prix payé pour le bois des Québécois doit se négocier à sa juste valeur.

De plus, la récente baisse des prix sur les marchés se reflétera dans la nouvelle grille.

Malgré le contexte actuel favorable à notre industrie forestière (hausse des prix des produits finis, baisse du prix du carburant et baisse du dollar canadien), il importe d’innover, d’être visionnaire et de développer de nouveaux produits.

Et ça, je sais que vous le savez.

Il y a un potentiel à exploiter et des occasions à saisir, notamment dans les secteurs de la 2e et 3e transformation, où le Québec se démarque particulièrement des autres provinces canadiennes.

C’est dans cette optique et dans le but de générer un maximum de valeur à partir de la ressource forestière, que le gouvernement travaille à mettre en place des conditions favorables à l’émergence de nouveaux marchés dans le secteur des produits forestiers.

Lors du dernier budget, afin de vous accompagner dans vos investissements dans des créneaux à forte valeur ajoutée et dans le développement de vos entreprises, nous avons annoncé la modulation du Fonds Valorisation Bois de manière à permettre l’accès du secteur, soit pour développer de nouvelles utilisations de la fibre du bois ou pour moderniser vos infrastructures et vos équipements afin d’augmenter votre compétitivité.

Le Québec a besoin de pouvoir compter sur une industrie forestière créatrice de richesse et d’emplois.

***

Le bois de la forêt publique doit continuer de contribuer à l’enrichissement des Québécois.

La gestion de notre forêt doit permettre à toutes les entreprises, aux travailleurs et aux communautés d’en bénéficier.

Soyez assurés que nous sommes sensibles aux préoccupations régionales et que nous travaillerons de concert avec l’industrie afin d’améliorer l’application du régime forestier.

Merci!


Mise en ligne : 13 mai 2015


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