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27 février 2015, Québec Allocution du premier ministre, Philippe Couillard, lors des ajustements à la composition du Conseil des ministres

La version prononcée fait foi.

Votre Honneur Monsieur le Lieutenant-Gouverneur,
Monsieur le Secrétaire général du Conseil exécutif,
Chers invités, en vos rangs et titres distinctifs,
Mesdames et Messieurs,
Je vous ai conviés aujourd’hui pour vous faire part des ajustements quant à la composition du Conseil des ministres.

Dans le contexte économique actuel, j’ai fait le choix de réduire le nombre de ministères en fusionnant le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science et celui de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de même que le ministère du Travail et celui de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Depuis notre arrivée et comme nous nous y étions engagés, nous avons repris le contrôle des finances publiques et avons mis en place des mesures pour relancer l’économie du Québec.

Nous avons pris cet engagement pour faire en sorte que les générations qui constituent le Québec de demain soient libres de leurs choix et qu’elles soient en mesure de réaliser leurs plus belles ambitions.

À l’ère de l’économie du savoir et de la mondialisation, miser sur l’éducation, premier ingrédient de la réussite individuelle et collective, m’apparaît être un incontournable pour assurer la prospérité future du Québec.

M. François Blais, vous occuperez désormais les fonctions de ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ministre responsable du Loisir et du Sport.

Issu du milieu de l’éducation, d’abord comme professeur puis comme doyen de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval, votre excellente connaissance du milieu sera pour vous un atout très précieux dans la réalisation des différents mandats qui vous sont attribués.

L’un d’entre eux est de favoriser la persévérance et la réussite scolaire, de l’enfance jusqu’aux études supérieures.

Vous placerez les enfants et les jeunes au cœur de votre action.

Mon gouvernement est pleinement conscient de l’importance du rôle joué par les écoles et les enseignants dans la réussite scolaire.

Nous croyons que la voie du succès de nos jeunes doit être tracée par celles et ceux qui les côtoient tous les jours, et c’est pourquoi nous faisons le choix de donner encore plus d'importance à l'enseignant, à son interaction avec l'enfant.

Voilà donc un beau défi que celui de simplifier le réseau de l’éducation, afin de donner aux écoles, aux enseignants et aux parents une plus grande liberté d’agir, et afin de donner aux enfants un milieu où ils pourront s’épanouir. 

Vous poursuivrez donc l’objectif de réduire la bureaucratie pour réinvestir dans des écoles plus autonomes, pour réinvestir dans la réussite de nos enfants.

***

Parmi les défis auxquels le Québec doit faire face, il y a celui de former une main-d’œuvre compétente, apte à répondre aux besoins du marché du travail. Vous aurez donc aussi pour mandat d’améliorer l’adéquation entre l’enseignement et les besoins de main-d’œuvre des entreprises.

À titre de ministre responsable de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, vous devrez vous assurer que nos collèges et universités offrent des formations qui répondent aux besoins d’une économie moderne.

Vous contribuerez à faciliter la transition entre les différents parcours de formation, afin d’encourager la poursuite des études chez celles et ceux qui désirent continuer leur cheminement scolaire au secondaire, au collégial ou à l’université.

Je suis conscient de la lourde tâche qui vous est attribuée, mais j’ai pleinement confiance en vos qualités et en votre compétence pour les relever avec succès.

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M. Sam Hamad, à vos fonctions de ministre du Travail, s’ajoutent celles liées à l’Emploi et à la Solidarité sociale.

Vous continuerez d’agir à titre de ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale et présiderez le Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel.

Vous poursuivrez ainsi les mandats que vous avez amorcés comme ministre du Travail.

Par ailleurs, comme ministre de l’Emploi, votre priorité consistera à procurer aux jeunes et aux travailleurs les qualifications requises par le marché du travail.

Ainsi, dans le cadre de vos nouvelles fonctions, et en collaboration avec votre collègue le ministre de l’Éducation, vous contribuerez à favoriser une meilleure adéquation entre la formation des travailleurs et les emplois disponibles.

Vous verrez à faciliter l’accès à la formation technique et professionnelle aux adultes qui souhaitent développer de nouvelles compétences, et à ceux qui font le choix courageux de retourner à l’école.

Vous veillerez aussi à faire en sorte que l’occupation d’un emploi constitue le meilleur choix, et que les mesures que vous mettrez en place encouragent ce choix.

Le Québec a besoin de l’effort de tous celles et ceux qui peuvent travailler. C’est de cette façon que nous pourrons tendre la main à celles et ceux qui ont besoin d’aide.

Plus les Québécois seront nombreux sur le marché du travail, plus le Québec aura les moyens d’être solidaire.

Vous aurez à protéger les plus démunis, avec une attention particulière aux jeunes, aux personnes seules et aux nouveaux arrivants, pour qui l’intégration est un grand – mais beau – défi.

Je sais que vous saurez vous acquitter de ces fonctions avec rigueur et compassion.

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Finalement, il m’est apparu naturel de confier au ministre responsable du Plan Nord,  M. Pierre Arcand, le titre de ministre de la région de la Côte-Nord.

J’ajouterais ici quelques mots sur le fait que nous avons remis le Plan Nord sur les rails, au bénéfice des populations du nord et du sud… et que déjà, nous constatons des effets visibles de cette heureuse initiative.

Je veillerai, au cours des prochaines semaines, à réassigner la responsabilité ministérielle des régions de Lanaudière et des Laurentides.

***

Comme en fait état le plus récent rapport du Vérificateur général, mon gouvernement a repris le contrôle des finances publiques. Il faut libérer le Québec des chaînes de l’endettement et retrouver notre marge de manœuvre financière pour réduire les impôts, en commençant par l’abolition progressive de la taxe santé et la diminution de notre dette.

Avec une dette comme la nôtre, redresser les finances publiques du Québec implique de remettre en question certains choix et de revoir nos façons de faire. Cette démarche nécessite du courage, et ce courage, nous l’avons. Est-ce facile? Non. Mais pour moi, comme premier ministre, ce n’est pas une option. Il en va du Québec que nous lèguerons à nos enfants.

Soyez donc assurés que mon gouvernement est uni, solide et bien décidé à poser les gestes qu’il faut pour qu'ensemble, nous fassions avancer le Québec sur la voie de la prospérité.

Merci.


Mise en ligne : 27 février 2015


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