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Saguenay, 10 novembre 2014 Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à l’occasion du colloque Horizon vers le Nord : les perspectives de la relance

La version prononcée fait foi.

Monsieur Pierre Arcand, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, ministre responsable du Plan Nord,

Monsieur Jean Tremblay, maire de Saguenay,
Chers partenaires du Plan Nord,
Mesdames, Messieurs,
C’est un plaisir de vous retrouver aujourd’hui pour discuter d’un des piliers de notre développement actuel et futur, le Plan Nord.
Notre objectif pour le Québec est simple :
Stimuler l’économie québécoise, attirer des investissements et créer des emplois chez nous. Le Plan Nord est l’un des grands chantiers qui nous permettra d’atteindre cet objectif.

Le Plan Nord est un ambitieux projet de développement économique.

Avec le Plan Nord, nous souhaitons mettre en valeur l’immense potentiel du Nord québécois.
 
Il s’agit d’un projet réalisé selon les principes de développement durable.
 
Il a été imaginé et conçu en partenariat étroit avec les communautés locales, et nous entendons poursuivre sa réalisation de façon continue avec celles-ci.

Le potentiel du territoire que nous cherchons à mettre en valeur avec le Plan Nord est colossal. Il prévoit le développement intégré – énergétique, minier, forestier, bioalimentaire, touristique – d’un territoire de 1,2 million de kilomètres carrés.

Les retombées de ce projet touchent l'ensemble du Québec, notamment notre région du Saguenay-Lac-St-Jean.

En termes d’investissements…

La mise en œuvre du Plan Nord est soutenue financièrement par le Fonds du Plan Nord, un fonds qui disposera d’environ 2 milliards de dollars d’ici 2035.
 
Nous allons favoriser la réalisation d’investissements stratégiques qui favoriseront le développement et l’accès au territoire, tant pour les communautés locales que pour les investisseurs, mais également pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois.

À cet effet, le budget 2014-2015 prévoit, entre autres choses :

  • Une enveloppe de 3,2 millions de dollars pour soutenir, dès la première année, la mise en œuvre de la Stratégie touristique québécoise au nord du 49e parallèle et l’embauche de ressources dans les associations touristiques régionales du Nunavik, de la Côte-Nord et de la Baie-James–Eeyou-Istchee.
  • Une enveloppe de 3 millions de dollars sur trois ans pour la création de l’Institut nordique du Québec, ce qui permettra de soutenir la recherche et le développement des connaissances à propos du
  • Une enveloppe maximale de 20 millions de dollars devant contribuer à la réalisation d’une étude pour déterminer l’option ferroviaire optimale pour desservir la fosse du Labrador.
  • Je vous rappelle également que d’importants travaux d’infrastructures routières sur le territoire du Plan Nord ont déjà été annoncés dans le dernier budget.
  • Nous avons également prévu des investissements de 100 millions de dollars pour la formation des membres des communautés autochtones, afin qu’elles soient en mesure de tirer profit de l’activité économique créée par la mise en place du Plan Nord, un projet qui se réalisera en partie sur leurs territoires.
  • Nous avons confirmé la création de Capital Mines Hydrocarbures, un fonds dont l’objectif sera de permettre au gouvernement du Québec des investissements en participation dans les entreprises qui exploitent les substances minérales du domaine de l’État.
  • Le fonds sera doté d’un milliard de dollars, dont 500 millions de dollars pour des prises de participation pour des projets situés sur le territoire du Plan Nord.
  • Il s’agira également d’occasions d’affaires pour les PME de la région, avec la mise sur pied du bureau de commercialisation de la Société du Plan Nord.

Il y a une semaine et demie, j'étais en Chine pour rencontrer des investisseurs potentiels, et la réception a été très bonne. De plus, le ministre du Territoire et des Ressources de la République populaire de Chine, Jiang Daming, a confirmé son intérêt à faire valoir le potentiel économique du Plan Nord auprès d'un plus grand nombre d’entreprises chinoises, ce qui représente une excellente nouvelle pour le Québec.

Le Québec doit créer plus de richesse; le Plan Nord constitue la réponse à ce besoin. 

Depuis 2011, 43 projets ont été soutenus par le programme ADN 49 sur un immense territoire qui englobe six régions touristiques, soit le Nunavik, la Baie-James, Eeyou-Istchee, Duplessis ainsi qu’une partie des régions touristiques de Manicouagan et du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

L’aide financière du ministère du Tourisme s’élève à  près de 9 millions de dollars pour générer des investissements de près de 60 millions de dollars.

Ce qui fait que concrètement, chaque dollar investi par ADN 49 en rapporte six en investissements directs.

Le Plan Nord aura un impact économique dans toutes les régions du Québec. C’est une occasion pour notre région. Par exemple :

L’exploitation de la mine de phosphate par Arianne Phosphate, à 200 km au nord de la ville de Saguenay, est un projet évalué à 1,2 milliard de dollars. Il créera 465 emplois directs durant la phase d’exploitation, et des retombées économiques de 12,5 milliards de dollars sur un horizon de 25 ans.

Par ailleurs, nous avons récemment confirmé la participation du gouvernement du Québec, sous forme de capital-actions, à la démarche de financement de l'entreprise. J'ai eu le plaisir de rencontrer les dirigeants ce matin, et le travail se poursuit dans le but de faire progresser ce projet dans les meilleurs délais.
La réussite du Plan Nord permet également à un ensemble d’entreprises de la région de partager leur expertise et de faire travailler notre monde.

  • Notre main-d’œuvre est qualifiée;
  • Nos équipementiers sont performants;
  • Nos infrastructures donnent une flexibilité aux entrepreneurs et aux investisseurs (aéroport, port en eau profonde, chemin de fer).

Le Québec est un territoire de choix pour investir, mais aussi un partenaire de choix.

Des investissements publics et privés de 50 milliards de dollars sont prévus d’ici 2035.

Le Plan Nord s’appuie sur des partenariats économiques et scientifiques entre le Québec et des partenaires étrangers.

À travers nos missions et par diverses actions, nous envoyons un signal fort pour favoriser l’attrait d’investissements chez nous.

Nous travaillons à positionner le Québec comme milieu privilégié pour les investisseurs qui souhaitent profiter des occasions de développement.

Nous veillons à accroître nos liens commerciaux avec les autres pays. Nous voulons envoyer un message clair : le Québec, et particulièrement le territoire concerné par le Plan Nord, est une contrée accueillante et facilitante pour ceux qui veulent contribuer à l’essor de son activité économique.

Je présente le Plan Nord dans toutes mes missions économiques. Récemment, j’en ai fait la présentation à l’Arctic Circle, un forum international avec plus d'une quarantaine de pays représentés,consacré aux enjeux liés à l’Arctique.

Cet événement est un incontournable pour bâtir des partenariats et promouvoir l’expertise québécoise sur les questions nordiques.

C’est également l’occasion de vanter les efforts du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques.

J’ai aussi présenté le Plan Nord dans ma récente mission économique en Asie, une mission d’envergure qui a conduit à des résultats plus que satisfaisants.

Les travaux prévus ainsi que ceux déjà entamés afin de doter le territoire du Plan Nord d’infrastructures de transport et d’approvisionnements adéquats en énergie, rendent les perspectives d’investissements hautement favorables pour les entreprises chinoises.

Dans les derniers jours, j’ai aussi invité le président de la République française, monsieur François Hollande, à prendre une part active au Plan Nord, invitation qu’il a su saisir et au sujet de laquelle nous aurons l’occasion de nous reparler, soyez-en certains.

Chaque fois que je présente ce projet de société emballant, je peux vous assurer que les gens se montrent fortement réceptifs.

Le développement de l’immense potentiel du Nord-du-Québec offre aux entreprises étrangères et à la communauté internationale la possibilité de participer à un projet inédit qui fera figure de modèle en matière de développement économique, social et environnemental.

Nous voulons attirer les investisseurs étrangers, mais bien avant, nous avons besoin de l’acceptabilité sociale.

Nous nous sommes engagés à soutenir l’ensemble des communautés sur le territoire, tant sur le plan de la mise en valeur de leur potentiel économique que sur le plan de leurs conditions de vie.
 
Au cours des prochains mois, nous mènerons une consultation ciblée auprès des intervenants et des clientèles concernés, mais aussi auprès des communautés impliquées dans le projet.
Ces exercices de consultation auront pour objectif d’assurer l’adhésion de l’ensemble des partenaires.
L’acceptabilité sociale est inscrite dans l’histoire et la culture du Québec. Elle est d’autant plus importante pour le Plan Nord.

Le Plan Nord se déploiera dans le plus grand respect de l’environnement.

Nous nous sommes engagés à protéger l’environnement et à préserver la biodiversité distinctive du Nord québécois en consacrant, d’ici 2035, 50 % de la superficie du territoire du Plan Nord à la protection de l’environnement, à la sauvegarde de la biodiversité, à la mise en valeur du patrimoine naturel et à divers types de développements qui ne font pas appel à des activités industrielles. Cela représente une superficie de 600 000 km2.

Le Plan Nord permettra au Québec d’être reconnu comme un chef de file mondial en développement nordique durable.

Nous allons nous appuyer sur des connaissances scientifiques rigoureuses.

Un projet d’une telle envergure ne peut se faire à l’aveuglette.
 
J’avais évoqué plus tôt la création de l’Institut nordique du Québec, dont le siège sera situé dans la ville de Québec.

Cette organisation regroupera des expertises en sciences naturelles, sociales et de la santé, ainsi qu’en génie.

Elle contribuera à fournir aux décideurs du gouvernement et du secteur privé toutes les connaissances scientifiques et le savoir-faire technique nécessaires au développement durable du Nord québécois.

L’UQAC sera un partenaire de l’Institut nordique; nous avons déjà eu l’occasion, Pierre Arcand et moi, de le confirmer au recteur de l’Université.

Pour assurer une mise en œuvre efficace du Plan Nord, nous avons besoin d’une entité indépendante.

D’où la création de la Société du Plan Nord.

Elle gèrera le développement sur cet immense territoire, notamment en y regroupant l’ensemble des partenaires afin d’assurer le respect et la participation des communautés locales et autochtones.

Elle assurera aussi le positionnement optimal du Québec sur l’échiquier mondial afin de maximiser les investissements sur le territoire du Plan Nord.

Le Plan Nord, c’est une partie de notre plan pour relancer l’économie.

Le Québec possède tous les atouts pour relancer son économie, et mon gouvernement entend les utiliser. Le Plan Nord est l’une des fondations majeures sur lesquelles nous bâtirons le Québec de demain.

Je crois sincèrement que le Plan Nord correspond aux valeurs des Québécois, un peuple qui a défriché le territoire, érigé de grands ouvrages tels que les barrages hydroélectriques, construit une économie moderne fondée sur l’innovation, le savoir-faire et la coopération.

Je crois que le Plan Nord représente une occasion exceptionnelle de développement économique, social et environnemental qui permettra le renforcement de l’économie et la création de nouveaux emplois au Québec, en plus de contribuer à développer une expertise qui nous est propre.

Le Plan Nord concilie les principes de développement durable et d’acceptabilité sociale avec un projet de société dont les retombées seront bénéfiques pour tous les Québécois. Je suis fier d’en être le porteur.

Nous aurons bien sûr d’autres occasions de nous en reparler. À Québec, du 25 au 27 février 2015, se tiendra le Symposium international sur le développement nordique.

Il sera coprésidé par le gouvernement du Québec, en collaboration avec l’Université Laval et le Conseil nordique des ministres.

Ce sera l’occasion d’échanger et de partager les connaissances, les expériences et les visions du développement nordique.

Il rassemblera des représentants des pays nordiques, des entreprises du milieu universitaire et des populations locales, y compris bien entendu des nations autochtones. Vous y êtes les bienvenus!

Comme vous pouvez le constater, notre gouvernement a remis en marche un projet porteur, qui attire l'attention de la communauté internationale et dont le potentiel est immense.

Il appartient maintenant à toutes les régions du Québec de contribuer au développement du Plan Nord et à sa réussite, en créant des partenariats et en créant des emplois au profit des générations actuelles et futures, dans le respect des communautés et de l'environnement.

Merci.


Mise en ligne : 10 novembre 2014


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