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Montréal, le 6 octobre 2014 Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à l’occasion du séminaire de l’Alliance du Pacifique

La version prononcée fait foi.

Distingués invités, chers amis,

Je vous remercie d’abord de cette invitation qui m’est faite de m’adresser à vous sur le thème de l’intégration économique de l’Amérique latine. Il m’est agréable de constater parmi vous la présence de plusieurs diplomates que j’ai eu la chance de rencontrer depuis mon entrée en fonction comme premier ministre du Québec, en avril dernier.

On vient de me faire part de la haute teneur des interventions et des discussions du séminaire qui aborde un thème d’une grande pertinence pour le Québec, et plus particulièrement pour ses entreprises exportatrices.

J’aimerais d’entrée de jeu saluer la rapidité des réalisations en matière d’intégration accomplies par l’Alliance du Pacifique. Ces réalisations sont remarquables, compte tenu de la jeunesse de l’Alliance.

J’y vois un résultat de l’approche pragmatique que les pays fondateurs ont retenue, et j’y reconnais le dynamisme économique qui caractérise vos économies, en plus d’un désir commun d’ouverture face au commerce international.

Cette sensibilité, nous la partageons aussi.

Le Québec a été un acteur politique déterminant dans les plus importants accords de libre-échange du Canada.

Au Québec, nous sommes conscients que l’ouverture face au commerce mondial est source de prospérité et d’emplois, tout comme vous l’êtes au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou.

Notre secteur de l’aérospatial, notre industrie numérique et nos biotechs ont leur place dans un environnement d’affaires mondial.

De la même façon, le succès du développement du Nord-du-Québec – minier, forestier, touristique – dépend de notre capacité de susciter des investissements et des partenariats scientifiques internationaux.

Et notre Stratégie maritime, dossier prioritaire de mon gouvernement, ne se conçoit que dans un contexte de commerce mondial.

Outre notre intérêt pour le commerce, le Québec, qu’il s’agisse de mon gouvernement, mais aussi de nos entreprises, de nos universitaires, de nos créateurs et de la société civile, a un grand intérêt pour l’Amérique latine.

D’une génération à l’autre, le constat est récurrent : le Québec a une inclination, une sensibilité à l’endroit de l’Amérique latine.

Peut-être cet attrait est-il lié à la proximité culturelle et au contact aisé que nous entretenons.

Et nos marchés respectifs offrent désormais ce qu’il faut de promesses, sur fond de diversification de nos échanges, pour réconcilier les voies du cœur et de la raison.

Depuis 40 ans, le Québec dépêche et accueille des missions, tisse des liens politiques, accompagne ses entreprises sur de nouveaux marchés, signe des ententes et a l’honneur d’être invité à de grandes manifestations culturelles.

Ainsi, le Mexique est un partenaire économique important du Québec, le quatrième partenaire le plus important pour nous. Cette importance s’est accrue en raison de l’Accord de libre-échange nord-américain, qui a eu un effet déterminant sur nos échanges.

En Amérique latine, le Chili est le troisième partenaire du Québec, après le Mexique et le Brésil, et nous observons avec attention l’intérêt croissant des entreprises québécoises pour la Colombie et le Pérou.

En 2013, les échanges de biens du Québec avec les économies de l’Alliance du Pacifique s’élevaient à 6,6 milliards de dollars US.

Notre intérêt se reflète dans les missions commerciales qu’organise Export Québec. En 2014, nous aurons réalisé cinq missions au Mexique, deux missions au Chili et une mission en Colombie. À cela s’ajoute la présence récurrente de nos entreprises aux expositions minières du Pérou.

Les entreprises québécoises excellent, en effet, dans des secteurs comme les mines, mais aussi dans ceux de l’énergie, des infrastructures, des technologies de l’information et des communications.

Sur le plan économique, les priorités de mon gouvernement sont claires : le Plan Nord, la Stratégie maritime, des interventions axées sur nos PME, l’exploitation responsable de nos ressources naturelles, y compris l’hydroélectricité et la lutte contre les changements climatiques comme leviers de développement économique.

Le Plan Nord est un plan ambitieux de développement du Nord-du-Québec, au-delà du 49e  parallèle. Nous entendons faire de cette région un moteur puissant de développement.

Ce territoire de 1,2 million de kilomètres carrés offre de riches réserves minières : nickel, cobalt, platine, zinc, minerai de fer, ilménite, or, lithium, vanadium, éléments de terres rares et, bientôt, notre première mine de diamants.

Le Québec est le quatrième producteur mondial d’hydroélectricité. Nous cherchons à tirer parti de notre capacité hydroélectrique excédentaire pour attirer des projets industriels recourant à notre énergie, aussi fiable que renouvelable.

Le Saint-Laurent est l’épine dorsale économique du Québec. Dans l’estuaire, le Saint-Laurent mesure 65 kilomètres de largeur. Notre réseau portuaire, le long du Saint-Laurent, manipule une centaine de millions de tonnes de fret par an.

Et le Saint-Laurent représente la voie la plus courte et la moins coûteuse entre l’Europe et le Mid-Ouest américain.

La Stratégie maritime sera l’occasion de s’établir comme une plaque tournante logistique importante pour la manutention des marchandises commerciales en Amérique du Nord.

Le contexte est favorable.

Deux accords stimuleront davantage le commerce transatlantique : l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne, et le projet de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre les États-Unis et l’Union européenne. De même, le nouvel ensemble d’écluses au Panama stimulera les échanges commerciaux entre la côte est et le bassin de l’Asie-Pacifique.

Investir au Québec, c’est profiter d’une main-d’œuvre très scolarisée et qualifiée.

Près de la moitié de la population québécoise maîtrise deux langues ou plus, ce qui en fait la plus polyglotte des provinces canadiennes. L’espagnol est la langue la plus étudiée, après le français et l’anglais.

Investir au Québec, c’est aussi profiter d’une fiscalité avantageuse pour l’investissement et de faibles coûts d’implantation et d’exploitation.

Je vous le dis haut et fort : le Québec est ouvert aux affaires.

Je suis très conscient de toutes les perspectives qu’offre l’Alliance du Pacifique pour le développement des échanges avec le Québec, tant sur le plan économique que sur le plan des investissements, de la recherche et de l’innovation.

Le Québec veut être un partenaire de choix pour les pays de l’Alliance du Pacifique. Nous voulons poursuivre nos échanges pour bâtir une relation durable basée sur le respect, le travail d’équipe et l’ouverture. Parce qu’en fin de compte, nous partageons le même objectif. Travaillons ensemble pour faire croître le commerce et l’investissement et ainsi assurer la croissance et le développement de nos économies, au plus grand bénéfice des citoyens.

Mejor juntos!

Muchas gracias.


Mise en ligne : 6 octobre 2014


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