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New York, le 23 septembre 2014 Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à l’occasion du World Leadership Forum de la Foreign Policy Association

La version prononcée fait foi.

M. Noel Lateef, président de la Foreign Policy Association
M. William E. Conway, pdg du Carlyle Group
M. Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec

Chers amis et distingués invités,

C’est pour moi un honneur que d’être parmi vous aujourd’hui.

Je tiens à saluer M. Noel Lateef, un ami du Québec avec qui nous avons le plaisir de travailler depuis plus de quinze ans maintenant.

Fort de plus de 400 ans d’histoire, le Québec est le berceau de la culture française en Amérique du Nord. Au Québec, nous avons toujours éprouvé et exprimé un fort sentiment d’appartenance qui constitue l’assise même de notre nature distincte. Nos opinions sur l’avenir du Québec sont parfois différentes, mais notre fierté et notre attachement habitent l’ensemble des Québécois et Québécoises.

Pour la plupart des Québécois et des Québécoises et pour moi-même, cette fierté nationale va de pair avec l’appartenance à une entité plus grande : la fédération canadienne. La recherche d’un équilibre entre ces deux sentiments est au cœur même de notre histoire.

La diversité de notre population est source d’innovation et de productivité. Elle atteste également notre ouverture aux autres et de notre volonté de créer des partenariats durables avec nos voisins et dans le monde entier.

C’est la troisième fois que je vais aux États-Unis depuis que j’ai été élu premier ministre du Québec, en avril dernier. J’ai participé à la Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, au New Hampshire, et je me suis ensuite rendu dans le Maine pour le Congrès mondial des Acadiens.

J’ai eu l’occasion d’échanger des idées avec nos partenaires du Nord-Est et de renforcer des alliances qui nous permettront de poursuivre ensemble des objectifs communs.

En fait, dans un contexte de croissance économique mondiale modérée et inégale — et de lutte contre les changements climatiques à l’échelle internationale —, en tant que continent, nous devons tenter, ensemble, de maintenir nos avantages concurrentiels.

De nombreux facteurs influencent notre capacité à réussir, et il incombe à mon gouvernement de créer un climat propice à la croissance et aux investissements, en considérant que la croissance n’est possible que si les entrepreneurs et entrepreneuses peuvent déployer leurs activités dans un milieu d’affaires ouvert et bien réglementé (mais pas à outrance).

Et la qualité de nos établissements d’enseignement supérieur, sur l’ensemble de notre territoire, nous permet d’entrevoir un avenir très prometteur. Montréal abrite quatre grandes universités — outre plusieurs autres, dans le reste du Québec — ainsi que plusieurs centaines de centres de recherche, dont un grand nombre jouissent d’une réputation internationale. Trois des sept universités de recherche les plus actives se trouvent au Québec. Ce n’est qu’à Hong Kong et à Montréal que vous trouverez, dans la même ville, deux universités de classe internationale qui dispensent leur enseignement dans plus d’une langue : l’Université McGill et l'Université de Montréal.

Nos jeunes d’aujourd’hui méritent de se voir offrir les mêmes possibilités que ma génération. Notre responsabilité consiste à bâtir une société qui leur permettra de faire leurs propres choix. C’est pourquoi mon gouvernement a fait du redressement des finances publiques et de la relance économique ses priorités.

C’est l’essentiel à retenir du premier budget que nous avons déposé au printemps dernier.

Notre plan est simple : relancer l’économie et redresser les finances publiques, afin de nous redonner la marge de manœuvre qui nous permettra de répondre aux besoins des Québécois et des Québécoises, et ce, tant aujourd’hui que dans l’avenir.

Notre objectif consiste à retrouver l’équilibre budgétaire en 2015-2016. Dans cette optique, nous avons créé deux commissions : l’une proposera des changements à nos politiques fiscales, tandis que l’autre, permanente, révisera la pertinence et la cohérence de nos programmes ainsi que leur viabilité financière.

Sur le plan du commerce extérieur, même si nous avons beaucoup progressé, nous n’avons pas encore déployé notre plein potentiel. Nous devrions accroître notre présence sur les marchés mondiaux et attirer plus d’investissements directs étrangers.

Nous avons un plan pour mieux réussir — en fait, nous en avons cinq :

  1. le Plan Nord;
  2. la Stratégie maritime;
  3. une intervention axée sur nos PME;
  4. l’exploitation responsable de nos ressources naturelles abondantes, y compris l’hydroélectricité;
  5. la lutte contre les changements climatiques, comme levier de développement économique.

Nous croyons que le Plan Nord et la Stratégie maritime contribueront grandement à améliorer la position du Québec sur le marché mondial et à faire croître notre économie.

Le Québec a lancé le Plan Nord en 2011, un plan ambitieux de développement du Nord-du-Québec, au-delà du 49e parallèle.

Il s’agit d’une superficie équivalant à plus de deux fois celle de la France… ou du Texas!

Ce territoire est pour nous un moteur économique puissant, une destination touristique de classe internationale et une occasion de lancer un vaste projet de conservation de la biodiversité.

Notre gouvernement prend les mesures nécessaires pour accélérer les investissements et maximiser les avantages économiques dans l’ensemble des régions du Québec, avec la participation des communautés locales.

Et une façon de faciliter l’interaction entre le gouvernement et le secteur privé consiste à se comporter comme de véritables partenaires; les contribuables bénéficieront aussi directement de cette croissance, surtout au chapitre des ressources naturelles non renouvelables.

Selon nous, l’ère des anciennes subventions gouvernementales est révolue. Aujourd’hui, l’économie exige des gouvernements qu’ils soient des partenaires de bonne foi dans des projets prometteurs, que ce soit par la voie de participations minoritaires en capital ou d’autres moyens.

En poursuivant le développement du Nord-du-Québec, nous confirmons notre engagement de faire de cette région un moteur puissant de développement économique, pour l’ensemble du Québec.

Pour soutenir cet engagement, nous avons créé Capital Mines Hydrocarbures, un fonds d’un milliard de dollars qui a pour seul but d’acquérir des titres de participation dans les projets de ressources minières du Québec.

Le Nord-du-Québec offre de riches réserves minières : nickel, cobalt, platine, zinc, minerai de fer, ilménite, or, lithium, vanadium, éléments de terres rares et, bientôt, notre première mine de diamant.

Bon nombre de ces ressources minières servent à la fabrication de pointe, à la robotique, aux instruments médicaux, à l’industrie aérospatiale, aux TI et aux technologies propres telles que les panneaux solaires, les turbines éoliennes et les véhicules électriques.

Certains des premiers projets annoncés au début du Plan Nord, en 2011, ont abouti cette année. En juillet dernier, j’ai eu le plaisir d’annoncer le début de la phase de construction de la première mine de diamant du Québec. La mine Renard de Stornoway Diamonds est certes un excellent exemple de projet concluant du Plan Nord :

  1. elle a ouvert notre territoire vers le Nord, par la construction d’une nouvelle route dont le gouvernement et la compagnie se partagent le coût;
  2. les Québécois et les Québécoises sont actionnaires minoritaires, par l’entremise du gouvernement et de sa filiale de Ressources Québec;
  3. la communauté crie est l’un des partenaires de ce projet, illustrant ainsi que les communautés autochtones doivent faire partie du développement du Nord-du-Québec.

Le Nord-du-Québec compte quelque 33 000 Autochtones, incluant les Inuits et les membres des Premières Nations crie, innue et naskapie. Le succès du Plan Nord dépend de notre capacité à maintenir des relations harmonieuses avec les populations locales et autochtones.

L’éducation est cruciale pour les communautés nordiques du Québec et pour notre développement économique. Nous voulons que ces communautés profitent de l’activité économique créée par le Plan Nord et nous voulons donc veiller à ce que les établissements d’enseignement et la formation professionnelle répondent à leurs besoins.

Pour commencer à relever ce défi, mon gouvernement a consacré 100 millions de dollars pour créer des établissements d’enseignement adéquats qui contribueront au succès universitaire et professionnel des populations nordiques, notamment les Autochtones.

La semaine dernière, nous avons annoncé la création de notre partenariat avec Arianne Phosphate, qui s’occupe actuellement d’un projet d’exploitation du phosphate, au nord de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

La région du Nord-du-Québec représente les deux tiers de la puissance hydroélectrique installée au Québec, qui est le quatrième producteur mondial d’hydroélectricité. Cette semaine, en particulier, il convient de signaler que près de 98 % de notre énergie provient de sources renouvelables, l’hydroélectricité étant de loin la plus importante.

Nous sommes à élaborer une stratégie qui tirera parti de notre capacité hydroélectrique excédentaire pour attirer, de toutes les régions du monde, des projets industriels recourant à notre énergie, aussi fiable que renouvelable. Dans le monde actuel, si conscient du carbone, ceci représente déjà un énorme avantage stratégique.

Au Québec, pour le secteur industriel, le prix payé pour l’électricité en 2013 est plus que concurrentiel :

  • 36 % plus bas qu’aux États-Unis;
  • 61 % plus bas que dans les pays de l’OCDE;
  • 66 % plus bas que dans les pays du G7.

Le Plan Nord s’inspire aussi des principes du développement durable.

Et même si nous maintenons notre engagement de préserver 50 % du Nord-du-Québec, une fois que son plein potentiel économique aura été défini, le développement de ce territoire se fera selon les principes du développement durable. Donc, il ne s’agit pas seulement des avantages économiques de l’exploitation minière, mais aussi de l’environnement et du développement social des communautés. Il est à noter que le Québec a récemment délégué la gouvernance d’une bonne part de son territoire nordique à la population crie ainsi qu’aux Québécois et Québécoises allochtones, qui travaillent de concert.

Voilà pour le Nord. Nous vous invitons à participer à cette histoire palpitante.

Nous ne perdons pas de vue que les débuts du Québec sont étroitement liés à la mer.

Et une partie de notre avenir dépend aussi de cette relation. Le Saint-Laurent est l’épine dorsale économique et démographique du Québec.

Dans l’estuaire, le Saint-Laurent mesure 65 kilomètres de large. Prenant sa source dans les Grands Lacs, il relie donc l’océan Atlantique au berceau industriel de l’Amérique du Nord.

Notre réseau portuaire, le long du Saint-Laurent, manipule une centaine de millions de tonnes de fret par an. Et il représente la voie la plus courte et la moins coûteuse entre l’Europe et le Mid-Ouest américain. Notons également que Québec accueillera le prochain Sommet du Conseil des gouverneurs des Grands Lacs, en juin 2015.

Deux accords stimuleront davantage le commerce transatlantique : Accord économique et commercial global, entre le Canada et l’Union européenne (UE), et le projet de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, entre les États-Unis et l’UE.

De même, un nouvel ensemble d’écluses au Panama stimulera les échanges commerciaux entre la côte est et l’Asie.

À plus long terme, le passage du Nord-Ouest, qui relie les océans Atlantique et Pacifique par la voie des îles de l’Arctique dans le Grand Nord canadien, s’ouvrira au cours des prochaines décennies. Ce phénomène écourtera de 7 000 kilomètres le trajet entre l’Asie et l’Europe.

Ce sont les raisons pour lesquelles mon gouvernement a proposé la première Stratégie maritime du Québec, qui allégera la chaîne logistique et favorisera une stratégie de développement durable pour le golfe et le Saint-Laurent proprement dit. Si nous coordonnons le développement de nos ports avec les infrastructures routières et ferroviaires, le coût du transport baissera.

Cette stratégie exige également un corridor reliant la Voie maritime du Saint-Laurent, d’une part, et les réseaux routier et ferroviaire, d’autre part. Ce projet rassemblera les conditions gagnantes pour des investissements privés dans le transport et la logistique qui, par ricochet, stimuleront la capacité du Port de Montréal.

N’oublions pas que le transport maritime demeure de loin le moyen le plus sûr, le plus respectueux de l’environnement et le moins cher pour le transport des marchandises. L’augmentation du transport maritime fluvial et côtier rendra nos entreprises plus concurrentielles, tout en réduisant l’empreinte carbone.

Notre Stratégie maritime comprend d’autres volets : pêcheries durables, aquaculture, biotechnologie marine, tourisme de croisière et formation des professionnels maritimes de demain.

Il s’agit d’une autre initiative économique d’envergure qui stimulera la création de richesses, l’emploi et les investissements privés dans toutes nos régions.

Elle nous permettra de tirer parti, de façon responsable, du plein potentiel du Saint-Laurent par les moyens suivants :

  • accès accru au Port de Montréal;
  • réseau multimodal et investissements stratégiques dans les infrastructures;
  • stratégie touristique intégrée pour battre en brèche la concurrence dans l’industrie des bateaux de croisière.

Toutefois, pour atteindre les objectifs de la Stratégie, nous avons besoin de bateaux modernes et fiables.

C’est pourquoi mon gouvernement compte aider davantage les armateurs et les lignes de bateaux de croisière du Québec à moderniser et à remplacer leur flotte, tout en renforçant le savoir-faire dans les chantiers navals de la province.

À ce chapitre, nous offrons une déduction supplémentaire pour amortissement de 50 % pour la construction ou la rénovation de bateaux.

Nous avons également annoncé la création d’une provision en franchise d’impôts pour financer les projets d’entretien, de rénovation et de construction de bateaux confiés aux chantiers navals québécois.

Ces mesures renforceront la compétitivité de notre secteur du transport maritime, tout en assurant et en créant des emplois de qualité supérieure.

La Stratégie maritime sera également pour le Québec l’occasion de s’établir comme une plaque tournante logistique importante pour la manutention des marchandises commerciales en Amérique du Nord.

Nous serons ainsi en mesure d’exploiter les débouchés qu’offrira l’AECG et de profiter de la forte croissance prévue dans le transport maritime.

Au cours des prochains mois, le monde entier parlera de ces deux projets concrets. En octobre, nous participerons à une mission économique en Chine. Au retour, nous ferons escale en Islande, où nous avons été invités à présenter le Plan Nord à l’Assemblée de l’Arctic Circle, à Reykjavik.

Telle est la vision que nous allons promouvoir. Je suis convaincu que le Québec détient tous les atouts et les avantages stratégiques voulus pour tirer parti des défis de ce siècle.

Je vous le dis haut et fort : le Québec est ouvert aux affaires. Nous voulons que le monde sache que le Québec est l’un des lieux de prédilection pour investir et faire des affaires.

Et la façon dont nous faisons des affaires au Québec comporte la coexistence nécessaire de l’économie et de l’environnement, plutôt qu’un faux choix entre les deux.

Hier, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, l’a déclaré de manière particulièrement éloquente : « Il n’y aura pas de plan B parce qu’il n’y a pas de planète B. » Dimanche dernier, la Marche populaire pour le climat a prouvé que nous avons une responsabilité tant envers autrui qu’envers nous-mêmes.

Le modèle d’affaires est en mutation, et le Québec est à l’avant-scène de ce changement dans bien des domaines. Selon nous, l’action sur le climat est source de débouchés économiques importants et de nouveaux emplois créés par l’économie verte, elle-même stimulée par l’innovation et la créativité.

Jamais nous ne devrions avoir à choisir entre la croissance et un environnement plus propre. Les deux vont de pair, car les changements climatiques, que rien ne vient atténuer, comportent un coût énorme. En fait, bâtir une économie à faible émission de carbone offre beaucoup de débouchés pour de nouvelles entreprises… et de nouveaux modèles permettant d’innover et de créer de la richesse.

Nous avons d’abord instauré la tarification du carbone en 2007, lorsque nous nous sommes joints à l’initiative Western Climate. Nous avons ensuite imposé des droits sur les combustibles et les combustibles fossiles. En 2012, nous avons instauré un système de plafonnement et d’échange pour les émissions de gaz à effet de serre, qui est relié au système californien, depuis le 1er janvier 2013. La Californie et le Québec tiendront leurs premières enchères mixtes à la mi-novembre. Nous voulons maintenant recruter de nouveaux partenaires parmi nos voisins du continent.

Toutes les recettes de la vente aux enchères, évaluées à 3 milliards de dollars d’ici 2020, financent notre deuxième Plan d’action sur les changements climatiques, plan global pour répondre à notre besoin de nous adapter aux changements climatiques, tout en réduisant nos émissions de GES de 20 % en 2020, par rapport au niveau de 1990.

Le Québec s’emploie aussi très activement à faire reconnaître le rôle des gouvernements des États et des provinces, ainsi que des grandes villes, dans la lutte contre les changements climatiques. Par exemple, en tant qu’État fédéré, nous assisterons à la 21e session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra à Paris, en 2015.

Nous avons aussi fait du transport électrique une priorité. Nous avons des installations de recherche et nous sommes en train de perfectionner notre savoir-faire pour aller de l’avant. L’industrie du transport électrique, qui comprend moteurs, batteries et stations de charge, créera des emplois, réduira notre empreinte carbone, et nous rapprochera de notre objectif qui consiste à bâtir une économie à faible émission de carbone.

Et, comme je l’ai déjà dit, l’hydroélectricité est source d’extraordinaires débouchés d’affaires. Avec la construction de nouvelles lignes de transport d’électricité dans le nord-est des États-Unis, nous pourrions fournir beaucoup plus d’électricité et, qui plus est, à un prix concurrentiel. Ceci pourrait également contribuer à stabiliser le prix de l’électricité — étant donné la volatilité des prix de l’essence l’hiver dernier — et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le Québec soutient le plan d’action Par-delà la frontière Canada–États-Unis, conçu pour faciliter la circulation des biens et des personnes, tout en renforçant la sécurité par la voie de mesures, telles que le prédédouanement, et des investissements dans les infrastructures frontalières.

L’ensemble du marché américain, qui demeure un marché de prédilection pour nos entreprises, a produit plus de 73 milliards de dollars en valeur marchande en 2013. Il s’agit d’une relation de longue date et d’un marché que nous continuons à développer.

Depuis l’adoption de l’ALÉNA, de nombreuses entreprises québécoises et américaines ont déjà renforcé leur présence sur le marché nord-américain. Aujourd’hui, des centaines de filiales d’entreprises américaines sont établies au Québec et sont source d’une centaine de milliers d’emplois.

Citons quelques-unes de ces filiales :

  • General Electric
  • Pratt & Whitney
  • Bell Helicopter Textron
  • Morgan Stanley
  • CMC Electronics

Au cours des dernières années, plusieurs entreprises québécoises sont devenues de grands acteurs de l’économie américaine.

Par exemple :

  • Bombardier représente près de 3 milliards de dollars par an d’activités avec ses fournisseurs américains;
  • le groupe agroalimentaire Saputo emploie maintenant plus de 2 000 personnes dans ses dix usines, réparties dans neuf États américains;  
  • la Caisse de dépôt et placement du Québec gère plus de 40 milliards de dollars d’actifs aux États-Unis.  

Plus près de nous, notre plus grand partenaire commercial, l’État de New York, compte maintenant un grand nombre d’entreprises de fabrication, telles que Nova Bus, à Plattsburgh.

Le Groupe Canam et sa filiale américaine, Structal, se sont réunis pour participer à la construction des stades Yankee, Citi Field et MetLife; ils travaillent actuellement à d’autres grands chantiers, tels que Hudson Yards.
 
Moment Factory, de Montréal, a conçu et produit des environnements multimédias pour des spectacles de Madonna et de Jay-Z, pour la NFL ainsi que pour la boutique de l’entreprise Oakley, à Manhattan.

Le Cirque du Soleil et Arcade Fire ne sont que deux exemples du talent créateur québécois qui se produit régulièrement à New York.

Tout en maintenant ses relations avec les États-Unis, le Québec a également occupé une place de premier plan dans les pourparlers commerciaux qui aboutiront bientôt à l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG), l’accord commercial le plus complet que le Canada aura jamais signé.  

Avec nos racines européennes et notre histoire nord-américaine, nous sommes la porte d’entrée transatlantique du commerce pour nos partenaires d’affaires tant européens que nord-américains.

Le marché européen, qui est pour nous un excellent partenaire, est devenu notre deuxième partenaire économique après les États-Unis.

En 2013, les exportations québécoises à destination de l’Europe ont atteint 6,8 milliards de dollars, soit 10,4 % de l’ensemble des exportations internationales du Québec. De même, le Québec a importé d’Europe près de 20 milliards de dollars de marchandises.

Avec ses 500 millions de consommateurs, l’Union européenne est une force économique puissante. Elle est aussi le plus grand marché mondial d’approvisionnements publics, évalué à près de 2,7 billions de dollars par an. Pour sa part, le Québec permet l’accès à un marché nord-américain clé, qui offre un climat d’affaires propice à l’établissement et au renforcement des partenaires dans le domaine des affaires et de la technologie.

Le Québec a mis en œuvre les outils nécessaires pour inciter les entreprises européennes à accélérer leur croissance et la commercialisation de leurs produits en Amérique du Nord. En ce qui concerne les approvisionnements publics, le Canada présente à l’Union européenne l’offre la plus complète qui ait jamais été faite dans le cadre d’un accord de libre-échange. Cet accord marque une étape majeure, qui propulse le Québec sur la scène mondiale.

En outre, en s’établissant au Québec, les entreprises américaines bénéficieront aussi d’un accès préférentiel aux marchés européens et profiteront des retombées de cet accord. En choisissant le Québec, les entreprises américaines peuvent également participer à nos initiatives de développement économique, telles que le Plan Nord et la Stratégie maritime.

Au fil des ans, nous avons bâti un réseau de délégations et de bureaux aux États-Unis et nous avons noué des relations avec de nombreuses entreprises, universités et États américains.

Cet objectif repose sur un principe qui revêt une importance cruciale au Québec : la capacité de nous représenter internationalement dans les domaines qui relèvent de notre compétence.

Ce principe est certes au cœur de la mission de la Confédération canadienne, qui consiste à promouvoir la prospérité de ses provinces en rehaussant leur dynamisme et leur individualité.

Nos ancêtres ont exploré le continent avec le concours des Premières Nations, laissant sur leur trace des noms français qui balisent le paysage, que ce soit dans le Mid-Ouest, en Nouvelle-Angleterre ou le long du Mississippi.

Ancré dans le nord-est de l’Amérique du Nord depuis plus de 400 ans, le Québec est une société créatrice et dynamique; une société déjà distincte et pourtant pleinement intégrée dans un continent que nous aspirons à enrichir de notre énergie et de notre originalité.

Mon message d’aujourd’hui est le suivant : Conjuguons nos efforts et investissons ensemble pour faire prospérer nos économies et faire en sorte que notre continent soit plus fort que jamais et porteur de paix et de liberté dans le monde que nous connaissons aujourd’hui.

Merci.


Mise en ligne : 23 septembre 2014


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