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Notes pour une allocution du premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, à l’occasion de la séance d’ouverture de Climate Week New York 2014 – Leaders’ vision

La version prononcée fait foi.

Distingués invités,

C’est pour moi un honneur que d’être parmi vous aujourd’hui.

Les changements climatiques ne sont ni fiction, ni théorie; ils touchent désormais notre vie quotidienne. Plus que jamais s’imposent des efforts résolus et concertés.

Le Québec copréside l’Alliance des États fédérés et des régions du Climate Group, groupe de gouvernements qui se sont engagés à s’attaquer ensemble aux changements climatiques. Cette alliance compte actuellement 27 gouvernements de tous les continents, et j’aimerais souligner la présence de quinze d’entre eux parmi nous, aujourd’hui. Ensemble, les membres de l’Alliance gouvernent 313 millions de personnes (2013), soit environ la taille des États-Unis, et représentent quelques-unes des plus grandes économies du monde. Notre PIB global se chiffre à 9,7 billions de dollars (2011), soit autour de 11 % de l’économie mondiale.

Nous jouons un rôle pivot, parce que la plupart des politiques, programmes et lois concernant l’énergie et l’environnement relèvent de notre compétence.

Le Québec est le quatrième distributeur d’hydroélectricité au monde. Près de 98 % de notre production énergétique provient de ressources renouvelables.

Le Québec, qui appuie la déclaration de la Banque mondiale, Donner un prix au carbone, a commencé à intégrer le prix du carbone dans l’économie dès 2007, en imposant des droits sur les combustibles et les combustibles fossiles. En fixant un prix pour le carbone, nous envoyons un message percutant aux entreprises et aux consommateurs et consommatrices : le moment est venu d’adopter des modèles d’affaires qui tiennent compte du coût social et environnemental de leurs décisions.

Nous devrions tous considérer ce défi non pas comme une menace pour notre croissance, mais plutôt comme une occasion de bâtir une nouvelle économie à faible émission de carbone, et en tirer parti.

En donnant un prix au carbone, le Québec transforme ce choix en une obligation réelle et concrète, mais également en une occasion d’accélérer la transition vers une économie à la fois prospère et faible en carbone; bref, une économie du XXIe siècle.

Au Québec, nous nous sommes engagés à réduire, d’ici 2020, nos émissions de GES de 20 % par rapport au niveau de 1990.

En 2012, nous avons instauré un système de plafonnement et d’échange des émissions de gaz à effet de serre. Les recettes de la mise aux enchères d’unités d’émissions servent à financer les mesures de réduction des émissions de GES et à nous adapter aux changements climatiques du Québec.

Depuis janvier 2014, le système québécois de plafonnement et d’échange est jumelé au système californien et il organisera ses premières enchères en novembre.

Ce marché, mis sur pied sous les auspices de la Western Climate Initiative (WCI), est le premier au monde à être géré par des États fédérés de pays différents.

Nous sommes convaincus que les autres États et provinces se rallieront au Québec et à la Californie.

Et nous sommes tout aussi convaincus que la WCI et l’Initiative régionale sur les gaz à effet de serre renforceront leur collaboration.

Le Québec copréside le Partenariat international d’action sur le carbone, qui a pour mission de favoriser des liens entre les marchés du carbone dans le monde. Ce partenariat s’emploie, de concert avec la Banque mondiale, à la mise en valeur de ces marchés.

Avec l’Alliance des États fédérés et des régions du Climate Group, nous comptons poursuivre nos efforts avec détermination en vue de l’importante Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui aura lieu à Paris, en 2015.

Nous avons une responsabilité autant envers autrui qu’envers nous-mêmes. Il nous faut relever ce défi. Nous sommes fermement résolus.

Nous sommes déterminés et nous ne nous laisserons pas décourager, parce que, comme l’a dit le président Kennedy à propos de l’exploration spatiale, « il s’agit d’un défi que nous sommes prêts à accepter, que nous ne voulons pas reporter et que nous entendons relever haut la main ».

Merci.
 


Mise en ligne : 22 septembre 2014


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