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Dakar, le 28 novembre 2014 Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à l’occasion de la cérémonie de remise de diplômes aux étudiants de l’Institut africain de management de Dakar

The spoken version takes precedence.

Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur,
Monsieur le Président Directeur général,
Monsieur le Vice-Recteur,
Madame la ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec,
Distingués invités,
Étudiantes, étudiants,
Mesdames, Messieurs,

C’est un grand plaisir de me trouver parmi vous aujourd’hui et de prendre part à l’inauguration de ce magnifique pavillon qui est à la mesure de votre Institut : lumineux et résolument moderne.

C’est un honneur d’autant plus grand que j’ai l’occasion de me joindre à vous afin de souligner la réussite des étudiants codiplômés de cet Institut et de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Évoquer des liens personnels avec Chicoutimi et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La formation des nouvelles générations est la pierre d’assise de la construction de nos sociétés. Aussi, vous n’êtes pas sans savoir l’importance que le gouvernement du Québec accorde à l’éducation, une priorité qui remonte à la Révolution tranquille des années 60.

Cette révolution québécoise, elle est en bonne partie l’œuvre d’un homme bien connu au Sénégal et en Afrique francophone, monsieur Paul Gérin-Lajoie, fondateur du ministère de l’Éducation et l’un des pionniers des relations internationales du Québec.

Les universités et instituts d’enseignement font non seulement partie d’un des systèmes essentiels à la transmission de connaissances, mais ils sont également l’un des vecteurs d’évolution les plus constructifs de nos sociétés. C’est donc un réel plaisir de pouvoir prendre part à cette codiplômation qui souligne l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs, de développeurs et d’entrepreneurs.

Cette nouvelle génération, porteuse d’une vision de développement économique durable, a eu l’occasion de recevoir une éducation de classe mondiale.

Cette qualité a d’ailleurs été soulignée récemment par différentes reconnaissances, permettant à votre Institut de se placer en tête de liste des écoles de commerce d’Afrique francophone. Permettez-moi de vous en féliciter sincèrement.

Vous avez su mettre en place les conditions pour favoriser le développement d’une jeunesse instruite, dynamique et bien au fait des défis à relever au sein des États francophones. Au-delà de l’importance de nos ressources naturelles, c’est avant tout la richesse et la qualité de nos ressources humaines qui permettent d’assurer une croissance durable de nos sociétés, à l’abri des fluctuations des prix des ressources naturelles.

Le Québec souhaite poursuivre son appui à l’éducation des francophones dans la continuité de son action à tous les niveaux d’enseignement, du primaire aux établissements de formation professionnelle, jusqu’à l’université.

Dans son approche, le Québec se distingue par sa volonté d’établir des partenariats mutuellement profitables permettant les échanges intellectuels et le transfert d’expertise, de savoir faire et de technologies.

Cette distinction se caractérise également par une volonté d’arrimer son offre de formation à la demande et aux besoins locaux, plutôt que de tenter d’adapter la pratique locale à l’offre québécoise. En tant que principale source de formation francophone en Amérique du Nord, l’offre québécoise souhaite se positionner à la rencontre du pragmatisme nord américain et de la pensée européenne.

L’apport du Québec, tout comme celui du Sénégal, s’inscrit dans une action francophone concertée en matière de renforcement des capacités en éducation. Et force est de constater que ces efforts semblent porter ses fruits.

En effet, avec le développement de nos sociétés et la formation de nos travailleurs, le poids de la Francophonie dans l’économie mondiale est passé d’un peu moins de 10 % en 2001, à plus de 14 % en 2014. Selon le Rapport mondial sur la langue française 2014, celle-ci a également vu son nombre de locuteurs quotidiens augmenter de plus de 7 % depuis 2010.

On remarque ainsi une corrélation entre les efforts de valorisation du français comme langue d’enseignement, langue du travail et d’échanges et la réussite économique de nos sociétés. Nos efforts devront donc se poursuivre afin de tirer profit au maximum de cet atout magnifique qu’est la maîtrise du français.

Face aux défis de l’éducation et de la croissance économique, les États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie souhaitent une mobilisation sans précédent de la part des gouvernements, mais également de l’ensemble de la société civile. Une réponse qui passera notamment par la mise en application de la Stratégie économique et de la Stratégie jeunesse, qui seront soumises à l’approbation des chefs d’État et de gouvernement lors du présent Sommet de la Francophonie.

S’inspirant de la nécessité de démontrer la pertinence de la langue française par une valorisation de son modèle de développement économique, c’est par l’entrepreneuriat et la maximisation du potentiel intellectuel de leur jeunesse que les États francophones pourront atteindre une croissance économique durable.

En raison de l’explosion démographique que vit l’espace francophone, tout spécialement en Afrique francophone, il devient clair que l’avenir de la Francophonie se jouera sur la question économique. L’avantage démographique peut rapidement devenir un handicap en l’absence d’opportunités d’emplois pour les populations francophones. C’est également le constat qui ressort de la Stratégie économique, à laquelle le Québec a été étroitement associé, qui insiste sur le rôle de la société civile et des entrepreneurs dans la création de richesse collective.

C’est donc dire que l’avenir de la Francophonie reposera entre les mains des innovateurs, des développeurs, des créateurs et des entrepreneurs francophones. Chers invités, et surtout chers étudiants, cet avenir est entre vos mains.

Je vous souhaite de bâtir ensemble ce succès, en français, et de devenir les ambassadeurs de cette réussite. Toutes mes félicitations à nos codiplômés.

Je vous remercie.


Online as of: November 28, 2014


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