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Québec, le 7 mai 2015 Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à la Chambre de commerce et d’industrie de Québec

The spoken version takes precedence.

Monsieur le Président du conseil d’administration,
Monsieur le Président et Chef de la direction,
Mesdames et Messieurs les membres du conseil d’administration,
Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale,
Monsieur le Maire de Québec,
Chers collègues de l’Assemblée nationale,
Véronyque Tremblay, Sébastien Proulx,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Il y a déjà un mois, je m’adressais aux Québécoises et Québécois à l’occasion du premier anniversaire de l’élection de notre gouvernement.

Accompagné de mon équipe ministérielle, j’ai présenté notre vision pour bâtir un Québec plus prospère et plus juste.

Aujourd’hui, j’entends présenter notre vision économique qui nous permettra de réaliser nos objectifs.

***

Au cours des dix dernières années, la région de Québec s’est maintenue près du plein emploi malgré la crise financière mondiale. C’est ici que le taux de chômage est le plus faible au Québec, et il demeure parmi les plus faibles au Canada.

Depuis mai 2014, nous avons déposé 2 budgets et une mise à jour économique afin de créer un environnement propice à la création d’emplois et à l’investissement.

Avec comme résultat que 57 000 emplois ont été créés au Québec sur la période. Nous avons dépassé notre objectif pour cette première année de notre mandat, mais nous devons aller encore plus loin. Pour le premier trimestre de 2015, on note une augmentation de 11 000 emplois pour la région de la Capitale-Nationale. Le chômage a connu une baisse de 0,3 point de pourcentage se situant maintenant à 5,5 %.

Ensemble, nous mettons le cap sur la prospérité du Québec. Le Plan économique pour le Québec dévoilé aux Québécois au dernier budget trace le chemin.

Notre objectif est simple : réduire le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises et encourager le travail et l'investissement.

La prospérité, ça se développe avec nos travailleurs :

Notre population en âge de travailler a commencé à décroître.

725 000 emplois sont à pourvoir d’ici 2017 au Québec; 71 200 emplois sont à pourvoir dans la région de la Capitale-Nationale.

Plus que jamais, nous devons réunir nos forces et saisir cette opportunité unique.

Avec le ministre Hamad, nous lançons une offensive sans précédent pour une meilleure adéquation entre la formation et les besoins de vos entreprises :

  • Hausse du seuil d’assujettissement des entreprises à la loi du 1 % sur la formation de la main-d’œuvre de 1 M$ à 2 M$ de la masse salariale, avec comme résultat un allégement du fardeau administratif pour 8 000 PME;
  • Investissement pour permettre à la Commission des partenaires du marché du travail de répondre aux besoins de formation des entreprises;
  • Bourses d’études;
  • Favoriser un plus grand nombre de stages en milieu de travail;
  • Programme objectif emploi afin de favoriser une plus grande participation de la main-d’œuvre disponible au marché du travail.

L’apport des Québécois issus de l’immigration constitue un facteur clé pour soutenir le développement économique du Québec. C’est pourquoi nous allons :

  • Soutenir et accélérer leur intégration en emploi;
  • Favoriser la reconnaissance de leurs acquis, de leurs compétences et l’apprentissage de la langue de travail.

La prospérité, ça se développe avec des entreprises encore plus compétitives :

Il nous était prioritaire de proposer une fiscalité plus favorable à l’investissement.

C’est pourquoi les entrepreneurs et travailleurs dans les PME verront leur fardeau fiscal progressivement allégé d’ici 2020 grâce à notre offensive de relance :

  • Réduction de 8 % à 4 % du taux d’imposition de 6 500 PME du secteur primaire, après celles du secteur manufacturier;
  • Réduction graduelle du taux de cotisation au FSS de 2,7 % à 2,25 % pour 210 000 PME du secteur des services, un allégement de 522 M$ sur 5 ans; le projet de loi que déposera Sam Hamad aura pour impact, lorsqu'adopté, de réduire davantage la cotisation liée aux normes du travail;
  • Réduction graduelle du taux général d’imposition des sociétés, au niveau de l’Ontario; déjà, celui des PME manufacturières arrive à ce niveau;
  • Pour la nouvelle économie, bonification des crédits d’impôt pour la production de titres multimédias;
  • Pour la culture, majoration de plusieurs taux de crédits d’impôt, entre autres pour le cinéma francophone et le Plan culturel numérique et Plan d’action sur le livre. 

La prospérité, ça se développe en diminuant la paperasserie administrative :

Nous allons vous simplifier la vie et améliorer l’ensemble des services gouvernementaux destinés aux entreprises. Pour ce faire, nous mettrons à votre disposition un guichet unique, appelé Entreprises Québec.

Grâce à cet outil privilégié, vous n’aurez qu’à faire une seule démarche, alors qu’un conseiller effectuera le suivi de votre demande et assurera le lien avec les différents ministères et organismes concernés.

Ces mesures devraient permettre de réduire considérablement le délai menant à la création d'une entreprise.

Ainsi, vous trouverez au même endroit des services de première ligne et des références directes et appropriées.

La prospérité, ça se développe en soutenant l’innovation :

C’est justement à cette fin que nous avons lancé le programme Créativité Québec. Avec 150 M$ investis sur 3 ans, c’est l'un des moyens que nous priorisons pour créer une véritable culture de l'innovation au Québec.

L’accès au capital de risque est un défi pour toutes les entreprises technologiques. Il est parfois accentué par l’absence de liens de proximité avec les fonds basés en majorité à Montréal.

  • Au budget, nous annoncions notre contribution à un fonds d’amorçage de 30 M$ pour les entreprises technologiques basées à Québec dans Le Camp, l’incubateur-accélérateur technologique du quartier Saint-Roch.
  • Ce fonds stimulera les investissements d’entreprises en démarrage et investira dans divers secteurs d’activité technologiques, dans toutes les régions.

Récemment, le leader en services numériques, OVH, inaugurait son nouveau centre R&D à Québec, consacré aux innovations cloud. Notre gouvernement et la Ville de Québec ont contribué financièrement au projet de près de 33 M$. Il témoigne du dynamisme technologique de la ville où, en 15 ans, le secteur des TIC a crû deux fois plus vite que l'économie de la province (mention Peak Media et Frima Studio).

Toujours pour le quartier Saint-Roch, le maire de Québec, Régis Labeaume, et le ministre Hamad annonçaient l’été dernier la mise sur pied d'une première phase d'un programme de soutien pour le développement des entreprises technologiques. Des résultats intéressants seront annoncés très bientôt.

Afin d’assurer le développement de la propriété intellectuelle québécoise dans le domaine du jeu vidéo et son maintien au Québec, nous avons dégagé au budget 15 M$ pour prendre des participations dans des projets destinés à l’exportation.

  • Les investissements se réaliseront dans des entreprises dont le siège social ou le principal lieu d’affaires est basé au Québec et dont la propriété intellectuelle est majoritairement contrôlée par l’entreprise québécoise.

L’ensemble de ces efforts concertés viennent consolider la position de Saint-Roch comme pôle d'accueil et de développement des entreprises du secteur numérique et du divertissement interactif.

En mars dernier, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de visiter DARWIN écosystème, un projet multidimensionnel qui englobe notamment un pôle d’économie créative, un « cluster » voué à l’économie verte et un lieu de commerce responsable qui abrite une pépinière d’entreprises numériques. Dans la perspective où le Québec entend continuer à développer sa filière numérique, cette activité a permis de découvrir ce qui se fait d’innovant en matière de numérique en France, notamment par une présentation du Label French Tech (décerné à Bordeaux en novembre 2014) et dont l’objectif est de faire du territoire français un vaste accélérateur de startups.

D’ailleurs, nous avons déjà affirmé que dans ce domaine, il est grand temps de faciliter l’inclusion de jeunes développeurs qui pourront produire des solutions innovantes qui seront utilisées au gouvernement du Québec.

***

L’innovation se bâtit par des partenariats avec le milieu de la recherche. On a pu assister à une belle réalisation en la matière alors qu’une aide financière totale de 1 M$ pour la création de l'Unité mixte de recherche en sciences urbaines en partenariat avec l’Université Laval, l’INRS et l’entreprise Thales Canada.

  • Ce projet vise la création, à Québec, d'un laboratoire mixte de recherche destiné aux sciences urbaines, qui étudiera des questions telles que la mobilité durable, la gestion des eaux potables et usées ainsi que des infrastructures.
  • Le projet générera des investissements de 19,2 M$ et créera 24 emplois à haute valeur ajoutée au sein du Parc technologique du Québec métropolitain, également partenaire du projet.

Le Parc technologique du Québec métropolitain regroupe 100 entreprises technologiques innovantes et exportatrices employant 5 200 travailleurs stratégiques. Véritable pépinière d’entreprises innovantes, sa communauté recèle plusieurs trésors :

  • Autant des entreprises en pleine croissance comme Optel Vision, spécialisée dans l’installation de systèmes d’inspection et de contrôle de chaînes d’assemblage de l’industrie pharmaceutique et déjà présente dans plus de 30 pays. D’ailleurs, l’entreprise était l’une des lauréates de la catégorie entreprise de l’année à l’occasion de la 32e soirée des Fidéides organisée par la CCIQ.
  • Que des « start-up » à surveiller telle Handyem, spécialisée dans la fabrication d’une plate-forme d'analyse d’échantillons biologiques consacrée aux chercheurs en sciences de la vie.

La prospérité, ça se développe en facilitant l’exportation et en stimulant les investissements privés :

Par des déductions additionnelles pour coûts de transport des PME manufacturières.
Par les missions économiques à l’étranger que j’ai effectuées dans le but d’ouvrir des portes aux entreprises québécoises : Chine, Davos, Angleterre, Pays-Bas, France et Belgique.

Par la promotion et la ratification de l’Accord économique commercial et global entre le Canada et l’Union européenne, donnant accès aux entreprises québécoises à un marché de 500 millions de consommateurs.

  • Nous attendons également de cet accord une hausse des échanges, de la mobilité de la main-d’œuvre, des investissements, et de la coopération.
  • Rappelons-nous que si l’Europe est notre second partenaire économique, elle est le premier marché international de nos créateurs.

C’est une opportunité que nous devons saisir, parce que les bénéfices mutuels que nous pouvons en tirer sont considérables.

Nous épaulons les entreprises dans leurs projets d’investissements privés, avec :

  • Un congé fiscal bonifié pour grands projets d’investissements;
  • La stratégie d’accélération de projets d’entreprises performantes, PerforME, qui facilite l’accès au capital aux PME des secteurs manufacturier et tertiaire (50M$);
  • La capitalisation du fonds de démarrage Anges Québec Capital (85 M$);
  • Un soutien indéfectible à la relève entrepreneuriale, par le mentorat et en facilitant le transfert d’entreprises.
  • Le déploiement d’une économie numérique dans l’espace francophone.

Pour la région de la Capitale-Nationale, les investissements privés représentent 5,2 G$, et les investissements publics 3,9 G$.

La prospérité, ça se développe par de grands projets sur notre territoire :

Depuis sa source dans les Grands Lacs jusqu’à son embouchure, le Saint-Laurent s’étend sur 3 200 km avec une largeur de plus de 65 km dans son estuaire. L’accès à l’intérieur du continent nord-américain qu’il permet constitue un avantage indéniable pour les entreprises qui souhaitent se rendre au Canada ou aux États-Unis.

Mais pourquoi une stratégie maritime ?

Parce que la mise en œuvre de l’Accord Canada-Union européenne, qui entraînera, à terme, la suppression des barrières tarifaires, conduira à une intensification des échanges maritimes.

Le Québec entend être l’un des principaux points névralgiques des activités d’importation et d’exportation entre les deux continents.

L’agrandissement des écluses du canal de Panama modifiera les flux de commerce à l’avantage des ports de la côte Est.

Notre Stratégie maritime réduira les coûts en harmonisant le développement portuaire avec nos infrastructures routières et ferroviaires.

Elle prévoit ainsi des pôles logistiques liant la Voie maritime, le réseau autoroutier et un nœud ferroviaire pour créer un environnement d’affaires favorable aux investissements privés en matière d’activités liées au transport et à la logistique, ce qui devrait accroître la capacité de manutention du port de Québec.

Entreprises de la région de Québec qui pourront bénéficier des retombées de la Stratégie : Groupe Océan, Desgagnés, Port de Québec, etc.

La Stratégie maritime sera présentée dans quelques semaines.

***

Comme vous le savez, le gouvernement précédent avait rejeté l’idée de poursuivre le Plan Nord. Cet arrêt a non seulement été catastrophique pour les entrepreneurs du Québec, mais également sur le plan international.

Dans chaque mission commerciale que j’ai effectuée, des investisseurs potentiels m’ont demandé pourquoi le Québec avait cessé ce plan économique, social et de développement durable qui faisait pourtant l’envie de plusieurs.

Depuis un an, nous l’avons relancé. Nous avons rebâti les ponts brisés. Les entrepreneurs de Québec attendent le tout avec impatience, car il y aura des retombées pour la région.

Au début avril, nous avons dévoilé le Plan Nord à l’horizon 2035 et le plan d’action 2015-2020. Notre plan est basé sur 4 principes fondamentaux :

  • Un projet planifié et coordonné, qui mise sur le partenariat, l’investissement du secteur privé et l’accompagnement des communautés;
  • Une perspective de développement durable intégrant les dimensions économique, sociale et environnementale;
  • Une intervention gouvernementale adaptée aux réalités des communautés locales et autochtones, et à l’ensemble du territoire nordique;
  • Un développement harmonieux, et respectueux des populations autochtones et non autochtones, et soucieux de l’égalité entre les femmes et les hommes;
  • Annonce récente de l’Institut nordique de Québec qui sera basé à l’Université Laval.

Les interventions gouvernementales prévues au plan d’action atteindront 2 G$ sur 5 ans, auxquelles s'ajouteront des investissements substantiels du secteur privé.

Avec le Plan Nord, nous avons un projet qui fait envie partout à travers le monde et où le développement du Nord se fera dans le respect des communautés par :

  • La formation de la main-d’œuvre chez les communautés autochtones;
  • Un mécanisme d’évaluation des impacts sur la santé des projets;
  • Des ententes culturelles et la construction de logements sociaux;
  • La Stratégie touristique québécoise au nord du 49e parallèle;
  • Une proportion de 50 % du territoire réservée à des fins autres qu’industrielles, à la protection de l’environnement et à la sauvegarde de la biodiversité.

La prospérité, ça se développe en jumelant l’économie et l’environnement :

Le Québec, sous l'initiative du premier ministre Jean Charest, a décidé de mettre une valeur sur le carbone dès 2007. Mon gouvernement poursuit cette initiative et l’amène encore plus loin. Elle est nécessaire et incontournable.

Le marché du carbone permet d'envoyer un signal clair aux entreprises et aux consommateurs. Beaucoup mieux qu'une taxe sur le carbone.

Comme vous l’avez constaté, l’Ontario a décidé de se joindre au Québec et à la Californie. Cette tendance est internationale et vous le savez.

Et nous avons de quoi être fiers. À Davos, le Québec a été cité en exemple pour la mise en place d'un marché du carbone. J’ai eu la chance d’en discuter avec l’ancien vice-président des États-Unis, Al Gore.

Depuis le 1er janvier 2015, les distributeurs de carburants et de combustibles fossiles sont assujettis au marché du carbone.
Mon gouvernement est conscient des défis que représente cette transition vers une économie à faible intensité carbone.

  • Déjà, 350 M$ du Fonds vert ont été déployés pour accompagner les entreprises dans leurs efforts pour réduire leur empreinte carbone.
  • Ce soutien se poursuivra, puisque nous estimons qu’en 2020, ce sont 3 G$ qui auront été accumulés et investis.

À mon initiative, le Sommet sur les changements climatiques, réunissant mes homologues provinciaux et territoriaux, s’est tenu à Québec le 24 avril. L’événement a été couronné de succès, chacun s’entendant pour dire que ce sujet est prioritaire.

En décembre, à titre de leader des États fédérés, le Québec aura sa place à la conférence de Paris 2015 sur les changements climatiques.

La prospérité, ça se développe avec nos partenaires municipaux :

C’est pourquoi nous modernisons notre la relation avec le monde municipal. 

D’ailleurs, j’ai cité aujourd’hui de nombreux projets structurants issus du fruit de nos partenariats avec le maire de la ville de Québec, Régis Labeaume.

Nous œuvrons à redéfinir les relations Québec-municipalités de manière à accroître leur autonomie et à leur accorder la pleine reconnaissance comme palier local de gouvernance.

De plus, un projet de loi viendra reconnaître formellement la responsabilité unique assumée par notre capitale nationale.

La prospérité, ça se développe avec des infrastructures de qualité :

L’économie de la région de la Capitale-Nationale sera stimulée par la présence de chantiers d’envergure publics et privés au cours des prochaines années.

Toute l’effervescence découlant de plusieurs grands projets va favoriser la création d’emplois et la croissance des investissements à Québec, notamment :

  • L’élargissement de l’autoroute Henri IV.
  • L’Amphithéâtre multifonctionnel de Québec, qui ouvrira ses portes en septembre.
  • Également à l’entrée de Québec, la construction par le Groupe Dallaire du Phare, édifice de 65 étages, au coût de 600 M$. 
  • La phase II du projet de modernisation de l’aéroport international Jean-Lesage.
  • Le nouvel hôpital sur le site de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, un projet de construction en hauteur, au coût de 2,1 G$.
  • La construction du nouvel hôpital de Baie-Saint-Paul.
  • Le théâtre Le Diamant.

Nous faisons notre part en réservant pour les projets d’infrastructures de la région de la Capitale-Nationale 15 G$ pour les dix prochaines années.

La popularité de la ville de Québec auprès des croisiéristes internationaux est sans cesse grandissante. Pensez-y, en 2000, Québec accueillait 55 000 passagers par année. L’an dernier, 180 000 sont venus, une hausse de plus de 300 %.

  • Une mise à niveau des infrastructures est requise pour maximiser les retombées économiques.
  • Nous avons donc confirmé un appui de 35 M$ au projet de reconfiguration et d’agrandissement du terminal de croisières Ross-Gaudreault.
  • Le projet de 90 M$ doublera sa superficie et viendra soutenir sa croissance. D’ici 15 ans, 400 000 passagers transiteront chaque année par Québec.

Notre gouvernement et la Ville de Québec travaillent également à doter le secteur à l'est de la rue Dalhousie d’une grande place publique.

  • Ce projet au coût de 39 M$ permettra de redonner le fleuve à la population.

La prospérité, elle se bâtit avec un partenaire fédéral à l’écoute des véritables besoins du Québec :

Comme vous le savez, une campagne électorale fédérale aura lieu au cours des prochains mois. Les États qui forment ce pays ont tous des particularités dont les partis fédéraux doivent tenir compte. Et le Québec ne fait pas exception, bien au contraire.

Comme premier ministre du Québec, et au nom de la population québécoise, je considère essentiel que les partis fédéraux nous disent clairement quels sont leurs plans pour le Québec.

Nous sommes plus de 8,2 millions de Québécois. La deuxième province la plus populeuse au pays. Une société distincte qui a repris sa place de leader dans la fédération canadienne.

Avant d’accorder leur confiance, les Québécois sont en droit de savoir quelle sera la position de chaque parti fédéral sur :

  • Le transfert canadien en matière de santé – nous voulons que la pondération prenne en considération la démographie plutôt que simplement un financement per capita;
  • Le financement des infrastructures publiques – 90 G$/10 ans pour le Québec seulement – le fédéral doit en faire plus – 2 % - 5 % PIB recommandé par l’OCDE;
  • La péréquation – le plafond doit être éliminé ou redéfini;
  • La lutte contre les changements climatiques – le Québec est un leader au Canada – Sommet de Québec - quels sont les plans des partis fédéraux pour soutenir les efforts des provinces ?

La prochaine élection fédérale sera l’occasion pour les Québécoises et les Québécois d’accorder leur confiance à un parti politique qui défendra leurs intérêts et ceux du Québec à Ottawa.

Au cours des prochains mois, j’entends accentuer la pression sur les partis fédéraux afin qu’ils présentent leur vision sur ces sujets.

Par la suite, ce sera à la population de faire son choix, consciente des réponses qu’elle aura reçues.

***

Notre objectif est clair : nous voulons redonner au Québec la liberté de ses choix.

Ce que nous avons réussi à Québec, nous voulons le faire partout au Québec.

En mars, l’effort collectif pour redresser nos finances publiques nous a permis d’annoncer une réduction de 2 G$ du fardeau fiscal des familles québécoises :

  • Nous abolirons graduellement la taxe santé pour 4,5 millions de contribuables;
  • Le bouclier fiscal, un crédit d'impôt remboursable, compensera une partie de la diminution de quatre transferts fiscaux pour 400 000 ménages, à la suite de leurs efforts additionnels sur le marché du travail.

***

Notre équipe est déterminée à réussir, là où d’autres ont baissé les bras.

Au Québec et dans la région de la Capitale-Nationale, nous formons une véritable équipe.

Une équipe compétente, travaillante, et qui a la possibilité de changer les choses.

Nous redressons nos finances publiques.

Nous avons un plan économique pour le Québec, pour mettre en place un environnement d’affaires propice à la création d’emplois et à l’investissement.

Nous avons fait nos devoirs.

Nous livrons la marchandise, comme on dit, et on va continuer à le faire.

C’est maintenant à vous, les entrepreneurs, d'investir, de conquérir de nouveaux marchés et de créer des emplois pour les Québécois.

Travaillons ensemble, car il y a encore beaucoup à faire.

Ensemble, mettons le cap sur la prospérité pour le Québec. Une prospérité qui nous donnera les moyens collectifs d’améliorer la qualité de vie de toutes les Québécoises et de tous les Québécois.

Merci.


Online as of: May 7, 2015


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